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Liban

L’archevêque de Beyrouth appelle les députés à « un sursaut de conscience »

« Quelle dignité nous reste-t-il quand nous sommes le seul pays au monde qui n'a pas de président de la République, et ce depuis presque deux ans ? »
s'est exclamé vendredi Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth, dans l'homélie qu'il a prononcée en la cathédrale Saint-Georges de Beyrouth, à l'occasion de la Noël. « Il s'agit là d'un coup porté à tous nos intérêts vitaux et un mépris pour tous les nobles objectifs que nous rêvons d'atteindre », a-t-il ajouté.
Et d'inviter les responsables à « un sursaut de conscience » pour dépasser « cette amère réalité » et à se mettre « au service exclusif des intérêts de leur pays (...) en élisant un président de la République et en sauvant ainsi leur réputation et la sienne ».
« Il est inadmissible que cette situation se prolonge, a estimé l'archevêque de Beyrouth, quand on sait qu'un mois suffit pour corriger le tir et élire un président ; partant, nous ne devons plus accepter que cette situation se prolonge plus d'un mois. »
« Si notre volonté nationale est hypothéquée au profit de l'étranger (...) nous serions en train de nous déclarer inaptes à assumer la responsabilité d'une patrie », a-t-il averti à l'adresse des députés.
Et de conclure : « Montrons de la miséricorde à notre patrie et les uns aux autres (...) Celui qui croit à une victoire sur ses compatriotes se trompe. Nous n'acceptons pas qu'il y ait un vainqueur et un vaincu (...). Dieu nous a placés dans cette région, où l'humanité de l'homme est gravement défigurée, pour être des modèles et des signes de miséricorde. »

« Quelle dignité nous reste-t-il quand nous sommes le seul pays au monde qui n'a pas de président de la République, et ce depuis presque deux ans ? »s'est exclamé vendredi Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth, dans l'homélie qu'il a prononcée en la cathédrale Saint-Georges de Beyrouth, à l'occasion de la Noël. « Il s'agit là d'un coup porté à tous nos intérêts vitaux et un mépris pour tous les nobles objectifs que nous rêvons d'atteindre », a-t-il ajouté.Et d'inviter les responsables à « un sursaut de conscience » pour dépasser « cette amère réalité » et à se mettre « au service exclusif des intérêts de leur pays (...) en élisant un président de la République et en sauvant ainsi leur réputation et la sienne ».« Il est inadmissible que cette situation se prolonge, a estimé...
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