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Moyen Orient et Monde - Conflit

Des soldats syriens tués par des raids : Damas accuse la coalition qui dément

Au moins 26 civils ont été tués dans un village du nord-est du pays, contrôlé par l'EI.

Au nord d’Alep, hier, après des bombardements du régime. Karam al-Masri/AFP

Le régime syrien a accusé hier la coalition internationale d'avoir frappé pour la première fois un camp de l'armée et tué des soldats à Deir ez-Zor, dans l'est du pays. Il a directement accusé « la coalition menée par les États-Unis » de cette « agression flagrante ».
« Nous appelons le Conseil de sécurité de l'Onu à prendre les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel incident ne se répète », a ajouté le ministère des Affaires étrangères dans des courriers adressés au secrétaire général de l'Onu et au Conseil.
Mais la coalition a fermement démenti avoir frappé un camp de l'armée syrienne. « Nous sommes au courant de ces informations parues dans la presse, mais nous n'avons mené aucune frappe dans cette partie de Deir ez-Zor », a indiqué un porte-parole, le colonel Steve Warren.
En début de matinée, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait annoncé que les bombardements aériens avaient touché un point de garde et un camp de soldats situé à 2 km de la localité d'Ayache que contrôle le groupe État islamique (EI) dans la région à l'ouest de Deir ez-Zor. Cette attaque a fait quatre morts et 13 blessés, selon l'OSDH. Ce bilan a également été donné par une source militaire, qui a précisé que les raids avaient eu lieu dimanche entre 20h et 21h, et touché des dépôts d'armes et un camp d'entraînements militaires, endommageant deux tanks.
Selon l'OSDH, il s'agit de la première attaque aérienne ayant frappé des troupes syriennes depuis le début en septembre 2014 de la campagne aérienne par les pays de la coalition. Cette dernière frappait jusque-là « à Deir ez-Zor les bases des jihadistes et leurs camions-citernes transportant du pétrole », a indiqué le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane. La majorité de la province de Deir ez-Zor est contrôlée par l'EI, mais le régime maintient ses positions sur une petite partie, notamment la capitale éponyme.
Par ailleurs, au moins 26 civils ont été tués dans un village du nord-est de la Syrie, al-Khan, dont la périphérie est contrôlée par les jihadistes de l'EI, selon l'OSDH. Ces frappes ont probablement été menées par la coalition conduite par les États-Unis, a ajouté l'OSDH, mais un porte-parole de cette coalition n'a pas pu indiquer si des avions avaient frappé la région en question.
(Source : AFP)

Le régime syrien a accusé hier la coalition internationale d'avoir frappé pour la première fois un camp de l'armée et tué des soldats à Deir ez-Zor, dans l'est du pays. Il a directement accusé « la coalition menée par les États-Unis » de cette « agression flagrante ».« Nous appelons le Conseil de sécurité de l'Onu à prendre les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel incident ne se répète », a ajouté le ministère des Affaires étrangères dans des courriers adressés au secrétaire général de l'Onu et au Conseil.Mais la coalition a fermement démenti avoir frappé un camp de l'armée syrienne. « Nous sommes au courant de ces informations parues dans la presse, mais nous n'avons mené aucune frappe dans cette partie de Deir ez-Zor », a indiqué un porte-parole, le colonel Steve Warren.En début de...
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