Et alors, et alors, qu'est-ce qu'ils comprennent, ces Américains, à part le rock et le twist, hein... ?
Dalida
Quand on ne sait pas où l'on va, tous les chemins ne mènent nulle part.
Henry Kissinger
Qu'est-ce qu'il a raconté, l'excellent mister Jones, le chargé d'affaires américain au Liban, à Sleiman Frangié ? Que Ali Aouad Assiri, le très créatif ambassadeur saoudien à Beyrouth, n'aurait jamais lancé la magouille (les bonnes âmes utilisent le mot compromis) Frangié sans le OK ferme et audible de Washington ? Qu'il y a des lignes rouges, pourpres et carmines que le très testostéroné époux de Rima Karkafi ne pourrait en aucun cas et en aucun lieu franchir si jamais il s'installait à Baabda ? Qu'il ne devrait pas trop compter sur son frère de lait Bachar parce que cet Assad-là, les Américains en f(er)ont leur affaire ? Qu'il ne succéderait pas à l'autre Sleiman, Michel, que si l'Iran acceptait de donner le Sérail à Saad Hariri en personne et la majorité parlementaire au 14 Mars ?
Bien sûr, les Libanais sont effarés, même pas amusés, par l'incongruité du choix parce que dans l'équation Baabda + Frangié, il est inconcevable de ne pas penser à l'autre, l'éclairé, Samir : Sleiman ferait, sans doute, un bon ministre de l'Intérieur, ou un excellent ministre de la Santé, à condition, cela va de soi, que son directeur général soit à la hauteur. Bien sûr, les Libanais rêvent, à la première magistrature, d'un vrai baron du christianisme politique obnubilé par la primauté de cet État (de droit) incompatible avec la moindre présence milicienne, hezbollahie ou étrangère, sur le territoire national et convaincu que si le Moyen-Orient a une infime chance de s'en sortir, c'est par, entre autres, mais d'abord, la pérennité de la présence de ses chrétiens. Bien sûr, les Libanais en ont soupé des zaïms, des minizaïms, des wannabe zaïms, des abayas. Bien sûr, les Libanais sourient, mi-jaune, mi-vert pistache, à l'idée de voir un pilier du 8 Mars parachuté au palais présidentiel et qui ne soit pas... Michel Aoun.
Mais ce que nous Libanais n'avons peut-être pas (encore) compris, c'est qu'il ne s'agit naturellement pas de micro(politique), mais de macro. Qu'il s'agit d'une big picture bien plus large, radicale et gloutonne que tous les fantasmes de Condoleezza Rice. Que les Américains se moquent comme de leur première bombe atomique du prochain chef de l'État libanais tant que ce monsieur ne contrecarre pas leurs plans. Qu'ils préparent l'après : l'après-Syrie, l'après-Daech, l'après-Bachar. Qu'ils façonnent ce pan vital, et joliment pétrolifère, de Méditerranée et, au-delà, ce nouveau Moyen-Orient. Et que leur QG sera ce petit Liban – au cœur du (futur) port de Batroun ou ailleurs.
Les accords de Vienne sur le nucléaire iranien recèleraient encore beaucoup de perles. Plus ou moins irradiées d'uranium.
Quand on ne sait pas où l'on va, tous les chemins ne mènent nulle part.Henry Kissinger
Qu'est-ce qu'il a raconté, l'excellent mister Jones, le chargé d'affaires américain au Liban, à Sleiman Frangié ? Que Ali Aouad Assiri, le très créatif ambassadeur saoudien à Beyrouth, n'aurait jamais lancé la magouille (les bonnes âmes utilisent le mot compromis) Frangié sans le OK ferme et audible de Washington ? Qu'il y a des lignes rouges, pourpres et carmines que le très testostéroné époux de Rima Karkafi ne pourrait en aucun cas et en aucun lieu franchir si jamais il s'installait à Baabda ? Qu'il ne devrait pas trop compter sur son frère de lait Bachar parce que cet Assad-là, les Américains en f(er)ont leur...


tres tres bel article, parfaitement bien dit et je crois que mon post precedent vous l'avez aussi compris qu'il n'etait pas diriger vers cet article mais un article d'un autre auteur !! glorifiant les stratégies d'une milice qui ne fait que copier son ancien ennemis et je dis bien ancien ennemis, il suffit juste de se rappeler comment Klaus barbie et d'autre on ete retrouver par des commandos israéliens dans des pays amis lol ... cela n'est certe pas nouveau pour finir ou etait ces commandos avant l'arriver des russes ceux ci avec les FANEUX pasdarans et gardiens de la revolution qui se faisait massacrer chaque jour d'ailleurs c'est pour cela que la russie est rentrer pas pour leur bo yx mais pour proteger ces intérêts directement, cette fois ci avec l'accords USA (ceci n'est plus implicite mais explicite maintenant) car Poutine a c'est bien plaint de ce qui c'est passes avec ces intérêts e lybie de plus de 6 milliards !!
19 h 26, le 07 décembre 2015