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À La Une - syrie

Plus de 50 civils tués dans les bombardements du régime syrien

L'aviation russe a annoncé avoir mené plus de 1.000 frappes au cours de la semaine écoulée.

Les avions militaires du régime syrien ont bombardé vendredi 4 décembre 2015 les localités de Jisrine et Kafar Batna dans la Ghouta orientale, faisant au moins 35 morts, dont six enfants et blessant des dizaines de personnes, selon l'OSDH. AFP PHOTO / AMER ALMOHIBANY

Plus de 50 civils, dont 16 enfants, ont été tués vendredi par des raids et bombardements du régime dans l'est de Damas, ainsi que le centre et le sud du pays, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les avions militaires du régime ont bombardé les localités de Jisrine et Kafar Batna dans la Ghouta orientale, faisant au moins 35 morts, dont six enfants et blessant des dizaines de personnes", a indiqué l'OSDH. Par ailleurs, dans la même région, à Douma, six personnes, dont deux enfants, ont péri par des tirs de roquettes.

La Ghouta orientale, le plus grand fief rebelle dans la province de Damas, est régulièrement bombardée par le régime.
La Coalition de l'opposition syrienne a, elle, tenu pour responsables de l'attaque de Jisrine les Russes qui mènent depuis fin septembre des raids aériens Syrie en soutien au régime.
"L'aviation russe a visé un marché populaire à Jisrine, tuant 11 personnes et blessant 50 autres", a-t-elle indiqué sur son compte Twitter.

Par ailleurs, dans le centre du pays, 11 civils ont été tués, dont quatre enfants, dans des bombardements de l'aviation syrienne sur Talbissé dans la province de Homs, a ajouté l'OSDH.
Dans la province de Hassaké (nord-est), au moins 14 jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont été tués dans un raid aérien, sans doute mené par la coalition dirigée par les Etats-Unis, a indiqué l'OSDH. Selon l'ONG, les frappes ont ciblé une école prise comme base par l'EI.

Depuis 2012, des factions rebelles contrôlent Talbissé qui se situe sur l'autoroute reliant Homs à Hama (centre). Les forces du régime, soutenues par l'aviation russe, ont lancé le 15 octobre une opération terrestre dans la province de Homs pour couper l'approvisionnement entre les deux grandes villes du centre du pays.

Sur un autre front, quatre enfants ont été tués dans un bombardement du régime sur la ville de Hara, dans la province de Deraa (sud). Quatre autres civils ont également péri dans la ville de Sanamayn, à 30 km à l'est de Hara. Le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane n'était pas en mesure de préciser si cette dernière attaque avait été perpétrée par les forces du régime ou par les rebelles.

(Lire aussi : Alain Gresh diagnostique la fin du rôle historique de la France au Moyen-Orient)

 

Plus de 1.000 frappes russes 
De son côté, l'aviation russe a annoncé vendredi avoir mené plus de 1.000 frappes en Syrie au cours de la semaine écoulée, dont plusieurs visaient les installations pétrolières des "terroristes" et "un bastion majeur de combattants".

Du 26 novembre au 4 décembre, l'aviation russe a frappé 1.458 "cibles terroristes" au cours de 431 vols dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), d'Alep (nord-ouest), de Lattaquié (nord-ouest), de Hama, d'Homs, de Raqqa (est) et de Deir ez-Zor (est), selon un communiqué de l'armée qui ne cite à aucun instant l'EI.

Les bombardiers russes ont tous effectué leurs frappes "sous la protection des chasseurs SU-30", a précisé le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, alors qu'un avion russe a été abattu le 24 novembre par l'armée turque au-dessus de la frontière syrienne, provoquant une grave crise entre Moscou et Ankara.
Au total, 12 puits de pétrole, 8 champs pétrolier et 170 camions-citernes ont été détruits par l'aviation russe, selon l'armée qui n'a pas précisé ni le lieu ni la date de ces frappes.

Dans la localité de Kessab, dans la province de Lattaquié, trois raids aériens ont été menés pour "détruire un bastion majeur de combattants situé sur l'une des collines les plus importantes du point de vue tactique", a annoncé l'armée. "En conséquence, la colline est occupée par les forces gouvernementales syriennes", soutenues par Moscou, s'est félicité M. Konachenkov.

Un "camp d'entraînement terroriste" a également été détruit par l'aviation russe dans la province de Lattaquié, selon l'armée. Au cours de ces frappes, ont péri "le chef d'un groupe criminel Abu-Abdu et plusieurs autres seigneurs de guerre", a-t-elle affirmé, sans que ces informations puissent être vérifiées.
D'autres "dirigeants" ont été tués à Latamina, dans la province de Hama a affirmé l'armée, sans donner plus de détails, alors que la localité est tenue par des groupes qui ne sont pas jihadistes.

Moscou, qui a commencé ses frappes aériennes en Syrie le 30 septembre sur demande du régime de Damas, est régulièrement accusée de viser les rebelles hostiles au président syrien Bachar el-Assad alors qu'elle affirme de son côté ne viser que les groupes terroristes, comme l'organisation EI.
Le président russe Vladimir Poutine, fidèle allié de Damas, a promis jeudi 26 novembre lors de la venue de son homologue français François Hollande à Moscou de "s'abstenir" de bombarder ce qu'il a appelé "l'opposition saine" en Syrie.

 

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Plus de 50 civils, dont 16 enfants, ont été tués vendredi par des raids et bombardements du régime dans l'est de Damas, ainsi que le centre et le sud du pays, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)."Les avions militaires du régime ont bombardé les localités de Jisrine et Kafar Batna dans la Ghouta orientale, faisant au moins 35 morts, dont six enfants et blessant...

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