Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

Crise des déchets : Salam hausse le ton et exige des progrès

Des activistes du collectif "Nous réclamons des comptes" se sont rassemblés devant le siège de la compagnie Sukleen.

Des activistes du collectif "Nous réclamons des comptes" se sont rassemblés le 22 octobre 2015 devant le siège de la compagnie Sukleen. Photo Hassan Assal.

Le Premier ministre, Tammam Salam, a haussé jeudi le ton en exigeant des progrès dans les jours qui viennent dans les tractations visant à régler la crise des déchets, faute de quoi il a menacé de "prendre la position qui conviendrait".

"Il m'apparait depuis plusieurs jours que certains forces politiques ne veulent pas de solution. Viendra un moment où il sera temps d'appeler un chat un chat", a prévenu le Premier ministre dans un discours prononcé devant les étudiants de sciences politiques à l'Université Saint-Joseph, rapporté jeudi. "Si aucune solution radicale ni aucun progrès n'est trouvé dans les jours qui viennent, je prendrai la position qui conviendrait".

Relayant l'impatience exprimée depuis plusieurs jours par le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, qui a mis en cause les blocages politiques qui entravent l'application du plan de gestion des déchets, M. Salam a expliqué que la résolution de la crise des déchets demeurait bloquée en raison des divergences entre les forces politiques du pays", accusant certaines d'entre elles de ne pas se sentir concernées par cette crise.

Interrogé sur l'éventualité d'une démission, le chef du gouvernement a répondu qu'il "prendrait position" lorsqu'il considèrera être arrivé à "une impasse", rappelant avoir déjà dit que le Conseil des ministres n'était pas nécessaire s'il est incapable de se réunir.

La veille, une source ministérielle du 14 Mars avait indiqué à L'Orient-Le Jour que le ministre de l'Agriculture pourrait suspendre ses efforts pour la mise en œuvre de son plan pour la résolution de la crise des déchets. Ayant fait "tout son possible" pour que ce plan aboutisse, il attendrait désormais que les différentes parties politiques lui donnent des réponses sérieuses et finales concernant les sites de décharges, sans lesquelles la solution qu'il propose ne serait pas applicable, ajoute cette source.


 

(Lire aussi : Début d’un « long blocage » de l’exécutif et du règlement de la crise des déchets)

 

Les activistes défendent leurs positions
Sur un autre plan, le mouvement de contestation civile issue de la crise des déchets poursuit sa mobilisation. Plusieurs activistes du collectif "Nous réclamons des comptes" se sont rassemblés jeudi près du bâtiment de la compagnie Sukleen, dans le secteur de la Quarantaine. La désignant comme "une entreprise entachée de corruption, les activistes ont rappelé que la compagnie spécialisée dans le ramassage des déchets est sous le coup de poursuites judiciaires.
Plus tôt dans la matinée, les activistes de ce collectif s'étaient rassemblés devant le siège d’Électricité du Liban (EDL), à Beyrouth pour réclamer l'alimentation en courant électrique 24 heures sur 24 heures, dénonçant les responsables politiques qui ne s'acquittent pas de leurs factures d'électricité.

Par ailleurs, des activistes du collectif  "Le changement arrive" se sont rassemblés jeudi matin devant le siège du Tribunal militaire pour soutenir six protestataires du collectif, convoqués pour être entendus par le juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, dans le cadre des dernières émeutes dans le centre-ville, indique l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). L'un des avocats du mouvement de contestation civile, Marwan Maalouf, a indiqué à l'Ani que les six protestataires convoqués sont : Firas Abou Hatoum, Samer Mazeh, Diya Hochar, Ahmad Majzoub, Hassan Mrad et Hassan Sleit.

Lundi, l'un des avocats du mouvement de contestation, Farouk Moghrabi, avait affirmé que 13 personnes seront bientôt entendues par le juge d'instruction militaire qui pourrait fort bien émettre des mandats d'arrêt à leur encontre.

« Les contestataires ne voient malheureusement la liberté que d’un seul côté », affirme Hassan Tabet Rifaat

« Pour une solution durable, remplacez les décharges par des centres de tri ! »

Le Premier ministre, Tammam Salam, a haussé jeudi le ton en exigeant des progrès dans les jours qui viennent dans les tractations visant à régler la crise des déchets, faute de quoi il a menacé de "prendre la position qui conviendrait".
"Il m'apparait depuis plusieurs jours que certains forces politiques ne veulent pas de solution. Viendra un moment où il sera temps d'appeler un chat un...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut