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Nos lecteurs ont la parole - Rolla Aoun

« Suis-je né d’un mensonge dans un pays qui n’existe pas ? » (Nadia Tuéni)

Dis maman, c'est quoi un pays? Ma mère me regarde interloquée : « C'est un territoire délimité par des frontières géographiques!» Et c'est quoi une nation ?
« Une nation, c'est le peuple qui vit dans ce pays, un ensemble de gens qui ont une appartenance commune, qui sont soumis aux mêmes lois, sont égaux devant ces lois et reconnaissent les mêmes autorités. Ils sont soudés dans l'adversité et protégés par l'armée de leur pays. Tu fais une dissertation sur le sujet?» Non... Dis maman ?
«Allons, bon quoi encore?» Un citoyen ? C'est quoi un citoyen? «Décidément, je me demande ce qui te prend! Un citoyen, c'est évidemment la personne qui est née dans ce pays et qui possède sa nationalité ! » Humm... on le façonne comment ce citoyen, c'est génétique ou acquis ? Ma mère inquiète pose sa main sur mon front...
«Acquis, bien sûr ! Tu as oublié l'éducation civique qu'on t'a donnée à la maison et à l'école ! Les obligations sacrées de chaque individu dans la société, pour vivre en paix, dans la dignité, l'égalité et la justice ! » Et là, elle s'enflamme et me parle des valeurs, de l'importance du dialogue, de la diversité culturelle, du respect de l'environnement et de la nature, des leçons d'histoire apprises dans un livre unifié...
« Vas-y, poses encore des questions ! Hier encore tu récitais les droits et devoirs d'un citoyen ! Droit de voter librement pour élire ses représentants, droit à la liberté d'opinion, droit à l'éducation, à la sécurité, à la participation à la vie sociale, politique et économique du pays ! Et les devoirs !
Le devoir de respecter les lois, de déclarer ses impôts, de préserver la souveraineté de son pays... »
Dis maman, non ne t'énerve pas ! C'est ma dernière question, je te le promets. Dis maman, le Liban... C'est un pays ?

Dis maman, c'est quoi un pays? Ma mère me regarde interloquée : « C'est un territoire délimité par des frontières géographiques!» Et c'est quoi une nation ?« Une nation, c'est le peuple qui vit dans ce pays, un ensemble de gens qui ont une appartenance commune, qui sont soumis aux mêmes lois, sont égaux devant ces lois et reconnaissent les mêmes autorités. Ils sont soudés dans l'adversité et protégés par l'armée de leur pays. Tu fais une dissertation sur le sujet?» Non... Dis maman ?«Allons, bon quoi encore?» Un citoyen ? C'est quoi un citoyen? «Décidément, je me demande ce qui te prend! Un citoyen, c'est évidemment la personne qui est née dans ce pays et qui possède sa nationalité ! » Humm... on le façonne comment ce citoyen, c'est génétique ou acquis ? Ma mère inquiète pose sa main sur mon...
commentaires (3)

Oui, le Liban était un pays jusqu'à l'arrivée des réfugiés palestiniens en 1948... Oui, le Liban était presque un pays jusqu'à l'Accord du Caire, signé par Charles Hélou et Emile Boustani en 1969. Oui, le Liban n'est plus un pays depuis la création par l'Iran du Hezbollah, branche du Wilayet el-Fakih et de l'arrivée d'un million et demi de réfugiés syriens fuyant le sinistre Bachar Assad.

Annie

12 h 48, le 30 septembre 2015

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Commentaires (3)

  • Oui, le Liban était un pays jusqu'à l'arrivée des réfugiés palestiniens en 1948... Oui, le Liban était presque un pays jusqu'à l'Accord du Caire, signé par Charles Hélou et Emile Boustani en 1969. Oui, le Liban n'est plus un pays depuis la création par l'Iran du Hezbollah, branche du Wilayet el-Fakih et de l'arrivée d'un million et demi de réfugiés syriens fuyant le sinistre Bachar Assad.

    Annie

    12 h 48, le 30 septembre 2015

  • DEPUIS L'INDÉPENDANCE ET JUSQU'AUJOURD'HUI... IL SEMBLE BIEN QUE... OUI !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 09, le 30 septembre 2015

  • En ces temps de crises et d’épidémies de libertés" qui partout se déclenchent et s'entremêlent, atteignent leur paroxysme ou pourrissent sur pied ; et qu’à cause d’un certain pragmatisme froid, toutes nos Saines indignations moralisatrices ont souvent vocation d’être tournées en dérision ! Et bien qu’à cela ne tienne ; il ne faut céder ni à la moquerie, ni à la menace de certains "chefs-indigènes" ! En effet, la situation dans ce petit pays résume parfaitement le débat qui s’y déroule, évidement par-dessus la tête de ce genre de "chefs-intervenants". Ils ressemblent à ce combattant qui ne craint pas seulement de se servir de ses propres armes, mais se croit également tenu de conserver intactes les armes de son propre adversaire ! Voilà bien là l’aveu ! Ils ne sont enthousiasmés que par leur "titres". Comment s’étonner donc que "ceux d’en Bas commencent à danser, quand ceux d’en Haut se mettent à chanter" ! Et "c’est pas pour les va(e)nter, mais qu’est-ce qu’ils ont chauds" ! On avait coutume de les "ve(a)nter" en disant d’eux que ce sont les rois des hâbleurs. On aurait raison dans une situation pareille, dans la situation actuelle et avec des chefs-indigènes pareils de rappeler qu’au Liban, on a déjà connu par le passé un nombre innombrable d’énergumènes pareils entretenant leurs dévoués larbins, mais jamais encore d’énergumènes entretenus, parvenus et dévoués larbins pareils. Ô miséréré !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 50, le 30 septembre 2015

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