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À La Une - Liban

Hariri s'oppose, point par point, aux propos de Nasrallah

"L'Iran et le Hezbollah utilisent la bousculade de Mina pour régler des comptes avec l'Arabie", estime l'ancien Premier ministre.

L'ancien Premier ministre Saad Hariri à Beyrouth à l'occasion du dixième anniversaire de l'assassinat de son père, Rafic Hariri. REUTERS/Mohamed Azakir

L'ancien Premier ministre, Saad Hariri, s'est opposé, samedi sur son compte Twitter, point par point, aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah qui avait accordé la veille un entretien télévisé à la chaîne de sa formation, al-Manar, affichant ses positions de fond sur plusieurs dossiers locaux, la question syrienne et l'Arabie saoudite.

"Aucun pas en avant"
Expliquant dans l'un de ses tweets que Hassan Nasrallah "considère le Liban comme l'arène privilégiée de la politique iranienne", M. Hariri estime que l'approche développée par le leader du Hezbollah "montre qu'aucun pas en avant n'est possible".

"Il explique que la présence des chrétiens au Liban est essentielle, mais il leur explique en même temps que le prochain président devra assurer la couverture au Hezbollah et à son influence dans de nombreux pays", écrit l'ancien Premier ministre. "En d'autres termes, il annonce qu'il y aura pas de président tant que le destin de la présidence syrienne ne sera pas déterminé", souligne-t-il, estimant qu'il s'agit de "déclarations qui n'avancent en rien".

Samedi, Hassan Nasrallah avait indiqué que son parti soutenait le général Michel Aoun tant que celui-ci est candidat à la présidence, mais il a toutefois souligné que si ce dernier renonçait à la course, le parti chiite était prêt à étudier avec lui la candidature d'une autre personnalité.

 

(Pour mémoire : Nasrallah : Nous n'accepterons pas que le CPL soit isolé ou défait)

 

"Haut-commissaire de l'Iran en Syrie"

Saad Hariri a également répondu au secrétaire général du Hezbollah sur la question syrienne. "On ne peut que s'étonner et rire lorsque Hassan Nasrallah dément toute ingérence iranienne dans les affaires intérieures syriennes", écrit l'ancien Premier ministre. "Il agit pourtant comme le haut-commissaire de l'Iran en Syrie lorsqu'il négocie le cessez-le-feu à Zabadani, Foua et Kafraya", indique-t-il.

La veille, Hassan Nasrallah avait expliqué les raisons du combat que son parti mène dans ces zones. "Nous voulons que toute la frontière libano-syrienne soit sécurisée, car cela protègera le Liban et allègera le fardeau de l’armée libanaise. Zabadani constitue un regroupement d’éléments armés, et cela menace l’axe Masnaa-Damas, ainsi que le Liban. Les enjeux sont donc libano-syriens.

Par ailleurs, "Hassan Nasrallah nous parle de l'intervention de la Russie en Syrie mais il ne nous dit rien sur la coopération annoncée entre Moscou et Israël", poursuit M. Hariri.

"Dans l'esprit des dirigeants du Hezbollah, le destin de la Syrie se résume au destin des communautés syriennes qui leur sont favorables dans la région", conclut-il, ajoutant que "les relations du Hezbollah avec Bachar el-Assad, qui ne sait pas ce qui se passe dans son propre pays, sont déterminées par ce critère-là".

 

(Lire aussi : Les milices, désormais une force vitale pour le régime syrien)

 

"Jeter l'opprobre sur l'Arabie"
M. Hariri s'est par ailleurs posé en défenseur de l'Arabie saoudite."Comme l'Iran et le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, Hassan Nasrallah utilise la bousculade de Mina pour jeter l'opprobre sur l'Arabie saoudite et régler ses comptes politiques", écrit l'ancien Premier ministre. "La catastrophe touche tous les musulmans mais l'Iran et le Hezbollah réagissent comme s'il agissait d'un raid contre les houthis", ajoute-il.

"L’incident est majeur. Il se peut que certains veuillent l’exploiter au niveau politique mais cela nuit aux pèlerins. En tout cas, il est naturel que le gouvernement saoudien assume la pleine responsabilité de l’incident, car c’est l’Arabie qui organise le pèlerinage", avait estimé samedi Hassan Nasrallah.

"En appelant les pays musulmans à participer à l'organisation du hajj, Hassan Nasrallah a révélé sa véritable intention : faire sortir La Mecque de l'orbite de l'Arabie saoudite", estime Saad Hariri, affirmant que "l'Iran n'arrivera jamais à ses fins".

 

 

 

Lire aussi
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L'implication russe ouvre une nouvelle phase dans la guerre syrienne, le décryptage de Scarlett Haddad

L'ancien Premier ministre, Saad Hariri, s'est opposé, samedi sur son compte Twitter, point par point, aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah qui avait accordé la veille un entretien télévisé à la chaîne de sa formation, al-Manar, affichant ses positions de fond sur plusieurs dossiers locaux, la question syrienne et l'Arabie saoudite.
"Aucun pas en avant"Expliquant dans l'un de ses tweets que Hassan Nasrallah "considère le Liban comme l'arène privilégiée de la politique iranienne", M. Hariri estime que l'approche développée par le leader du Hezbollah "montre qu'aucun pas en avant n'est possible".
"Il explique que la présence des chrétiens au Liban est essentielle, mais il leur explique en même temps que le prochain président devra assurer la couverture au Hezbollah et à son influence dans de...
commentaires (7)

CORRECTION ! MERCI : ".... et contre sa belle génération Rafîk Haririenne Sidonienne éclairée !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

12 h 24, le 27 septembre 2015

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Commentaires (7)

  • CORRECTION ! MERCI : ".... et contre sa belle génération Rafîk Haririenne Sidonienne éclairée !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 24, le 27 septembre 2015

  • LE BEYROUTIN PEUT AVOIR RAISON !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 46, le 27 septembre 2015

  • On voit bien que la communauté chïïte se retrouve à présent face à 1 "armée" tirée de son propre milieu, forte de jeunes gens gaillards pleins de témérité ! Elle la salua au début, de ses youyous campagnards, au cours de sa marche à travers le Sud du Pays, direction la frontière. Elle reconnut en elle, à ces débuts, ses propres combattants contre Äsraël ; mais, finalement, elle fut bluffée par elle. Son erreur fut pardonnable tout au début, mais, depuis, elle n’a cessée de se transformer en milices et en services de "polices", organisant même des "battues et des chasses à cours" jusqu’au fin fond du plus petit zkkâk de ce que peut compter sa sœur-syrie d’innombrables petits zkkâks ! Et lorsque les contradictions Per(s)cées de cette simili-armée la poussèrent hors des frontières, elle récolta, comme on le voit, non des lauriers, mais des secousses à grands effets toujours répercutées ! Mais la parodie de ses "exploits" ; e.g. "la libération" de Zabadânî et du Qalamoûne, ou la défense pathétique des intérêts aSSadiques face à toute la Syrie ; est et restera toujours vitale à son fakkîh local, l’haSSine, pour continuer à enchaîner cette "communauté" à la tradition rétrograde et archaïque liée à son walïï du fakîh ! En vue de lutter contre l’État Moderne dans ce pays, contre l’inévitable formidable Développement inéluctable pour lui en ce 21 siècle moderne et contre sa belle génération Haririenne éclairée ! Mais, "C’est Ici qu’est la rose, et c’est Ici qu’il faut danser !".

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 38, le 26 septembre 2015

  • "En appelant les pays musulmans à participer à l'organisation du hajj, Hassan Nasrallah a révélé sa véritable intention : faire sortir La Mecque de l'orbite de l'Arabie saoudite", estime Saad Hariri, affirmant que "l'Iran n'arrivera jamais à ses fins". Evidemment que la Mecque n'appartient NULLEMENT a la famille repugnante des bensaouds !!!!!! ELLE APPARTIENT A TOUS LES MUSULMANS DE LA TERRE ET DU CIEL . ET SI UN MUSULMAN N'EST PAS CAPABLE DE LA GERER IL SE DOIT DE PASSER LA MAIN A D'AUTRES . LA TURQUIE A BIEN DEMANDE A GERER LE HAJJ , LE PETIT saad N'EN A PAS DIT MOT . ET PUIS QU'IL PARLE OU QU'IL SE TAISE IL NE DIT JAMAIS RIEN CE PETIT saad . une chose minime mais qui est du genre a lui plaire , son costume et sa cravatte la, hou la la , c'est mannequin !!!! loll...

    FRIK-A-FRAK

    17 h 36, le 26 septembre 2015

  • Saad Hariri, le sunnite, nous démontre dans toutes ses déclarations qu'il est attaché à la souveraineté, à l'indépendance et au droits des chrétiens au Liban, mille fois plus que Michel Aoun, le soi-disant chrétien. Saad Hariri n'attendra 1.000 ans pour élire un Président de la République, neutre, intègre et souverainiste pour notre Patrie bien-aimée.

    Annie

    17 h 00, le 26 septembre 2015

  • CHACUN PEUT ANALYSER LA DONNE INTERNATIONALE ET RÉGIONALE D'AUJOURD'HUI À SA GUISE... JE CROIS EN CE QUI CONCERNE NOTRE PAYS QUE LE DISCOURS DU SAYED H.N. LAISSE DES PORTES ET DES FENÊTRES OUVERTES DANS LE MUR QUI LE DIVISE EN DEUX... SANS LE DIALOGUE ET LE DÉBAT SÉRIEUX DES IDÉES DE "TOUS" LE PAYS NE SORTIRA JAMAIS DE SES CRISES... ET DIEU SAIT QU'ELLES SONT SI NOMBREUSES ! POUR LA RIVALITÉ IRANO-SAOUDIENNE CHACUN DE NOUS PEUT AVOIR SES PROPRES AVIS QUI NE PÈSENT EN RIEN DANS LA BALANCE DES APPRÉHENSIONS DE CES DEUX PAYS L'UN PAR RAPPORT À L'AUTRE ! MAIS... IL FAUT PRENDRE EN COMPTE LA LUNE DE MIEL ENTRE LE GRAND ET LE PETIT SATAN...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 49, le 26 septembre 2015

  • Merci Mr hariri d'avoir vue claire dans les paroles de HN !! Surtout quand il bloque la présidentiel pour voir ce qui vas ce passer avec assad le pb c'est que si assad quitte le hezb devra bloker tout au liban pour contre balancer la perte assad en faveur à l'irsn !!

    Bery tus

    15 h 50, le 26 septembre 2015

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