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Toc en stock

Faut le comprendre, Istiz Nabeuh. Voilà des mois que Tonton Tammam lui vole la vedette en paradant devant les caméras, convoquant tantôt son gouvernement de peu, tantôt boudant dans son coin en attendant un consensus improbable sur le mécanisme de prise de décision d'icelui. Alors, il en a marre, l'insubmersible baron de Aïn el-Tiné. Ras les claouis de voir le déboisé de Mousseitbé jouer seul les patrons. Lui aussi veut présider son tas de fumier perso.
L'idée, il l'a mûrie depuis longtemps, et ne désespère pas de la servir régulièrement. Cela s'appelle « le dialogue », un vieux concept en toc qui ne mange pas de pain et qu'on peut servir à toutes les sauces.
Retour donc au toc-show dans une salle du Parlement où le tenancier des lieux, puissance invitante, a vite fait de dresser la table du verbiage, hâtivement ressortie de la cave et dépoussiérée par ses bonnes. Les indigènes communautaires ne se sont pas trop fait prier pour prendre la pose autour d'une espèce d'établi circulaire au centre duquel on ne sait quel architecte d'intérieur a délicatement posé un coussinet frappé aux couleurs du Koullouna. Avec quand même ce mot d'ordre : en finir avec le dialogue de sourds. Résultat : la causette de mercredi dernier a tourné au dialogue du sourd-muet unijambiste et de l'aveugle cul-de-jatte.
Sur scène, on a joué le même navet gardé en stock : Orangina torturé par ses démangeaisons présidentielles, Boutros de Batroun frappé d'une crise d'urticaire à l'écoute de l'argumentaire du premier, enfin le Signoret assurant le tempo du débat par l'agitation rythmée de son rictus oblique transverse. On appelle cela une ambiance interactive.
À la sortie, on a eu droit à une pensée puissante et définitive d'Istiz Nabeuh : « Le dialogue se poursuivra. » Bon, il dit ça juste pour causer, parce qu'en fait il s'en tamponne complètement... Ça tombe bien, nous aussi.
C'est dur d'être gouverné par des ploucs !

gabynasr@lorientlejour.com

Faut le comprendre, Istiz Nabeuh. Voilà des mois que Tonton Tammam lui vole la vedette en paradant devant les caméras, convoquant tantôt son gouvernement de peu, tantôt boudant dans son coin en attendant un consensus improbable sur le mécanisme de prise de décision d'icelui. Alors, il en a marre, l'insubmersible baron de Aïn el-Tiné. Ras les claouis de voir le déboisé de Mousseitbé jouer seul les patrons. Lui aussi veut présider son tas de fumier perso.L'idée, il l'a mûrie depuis longtemps, et ne désespère pas de la servir régulièrement. Cela s'appelle « le dialogue », un vieux concept en toc qui ne mange pas de pain et qu'on peut servir à toutes les sauces.Retour donc au toc-show dans une salle du Parlement où le tenancier des lieux, puissance invitante, a vite fait de dresser la table du verbiage, hâtivement...
commentaires (8)

il ne faut jamais descendre dans la rue avec une organisation tant qu'on ne connaît les aspirations finales de celle ci : c'est elementaire .. si c'est vraiment un mouvement civil qu'il le prouve et arrete de faire des revendications politique et de se cantonner a confirmer leurs demandes purement sociales et civiles comme leurs mouvement affirme vouloir etre !!!

Bery tus

14 h 12, le 11 septembre 2015

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Commentaires (8)

  • il ne faut jamais descendre dans la rue avec une organisation tant qu'on ne connaît les aspirations finales de celle ci : c'est elementaire .. si c'est vraiment un mouvement civil qu'il le prouve et arrete de faire des revendications politique et de se cantonner a confirmer leurs demandes purement sociales et civiles comme leurs mouvement affirme vouloir etre !!!

    Bery tus

    14 h 12, le 11 septembre 2015

  • GABY, TU DEVAIS ÊTRE EN PREMIÈRE LIGNE DANS LA RUE. ON A ASSEZ RIGOLÉ. POUR CHANGER, LA SEULE SOLUTION QUI EXISTE C'EST PÉTER LES PLOMBS ET DESCENDRE DANS LA RUE SE MANIFESTER AVEC CES COURAGEUX.

    Gebran Eid

    12 h 46, le 11 septembre 2015

  • "Tonton Tammam", Job du Liban. "Istiz Nabeuh", roi du "Koullouna" que le koullouna populaire ne supporte plus du tout. "Tonton Tammam", Job du Liban. "Istiz Nabeuh", roi du "Koullouna" que le Koullouna populaire ne supporte plus du tout. Sans distinction.

    Halim Abou Chacra

    11 h 41, le 11 septembre 2015

  • Qui a dit que le peuple veut ce dialogue de sourd-muet, le peuple s'est bien exprimé: qu'ils laissent la place aux gens capables et honnêtes, qu’ils s’en aillent tous : les barons éternels avec leurs démangeaisons, leurs crises d'urticaire, leurs rictus etc..

    Bahijeh Akoury

    11 h 36, le 11 septembre 2015

  • La foire aux cons quoi....

    Tabet Karim

    09 h 23, le 11 septembre 2015

  • LA BALANCE DES HERBES DES LE DEBUT CHOISIE POUR NE POINT FOISONNER... LES BOYCOTTEURS Y SONT TOUJOURS LA !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 56, le 11 septembre 2015

  • Comme quoi au royaume des sourds muets ...les aveugles sont Rois ...! toc toc toc ...c'est moi je peux entrer visiter le musée - crêvin -?

    M.V.

    07 h 24, le 11 septembre 2015

  • des ploucs ? Le mot est modeste !!! Car quelles discussions ??? Nada, rien !!!! Le Liban n'est plus au bord du gouffre, il est dedans, tout au fond. Pour remonter la pente, restaurer tout ce qui ne va pas,l'équipe de bras cassés au gouvernement en est incapable, bien encadrée par Berry et consorts... Pourquoi discuter dans ces conditions ?

    FAKHOURI

    02 h 05, le 11 septembre 2015

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