Faut le comprendre, Istiz Nabeuh. Voilà des mois que Tonton Tammam lui vole la vedette en paradant devant les caméras, convoquant tantôt son gouvernement de peu, tantôt boudant dans son coin en attendant un consensus improbable sur le mécanisme de prise de décision d'icelui. Alors, il en a marre, l'insubmersible baron de Aïn el-Tiné. Ras les claouis de voir le déboisé de Mousseitbé jouer seul les patrons. Lui aussi veut présider son tas de fumier perso.
L'idée, il l'a mûrie depuis longtemps, et ne désespère pas de la servir régulièrement. Cela s'appelle « le dialogue », un vieux concept en toc qui ne mange pas de pain et qu'on peut servir à toutes les sauces.
Retour donc au toc-show dans une salle du Parlement où le tenancier des lieux, puissance invitante, a vite fait de dresser la table du verbiage, hâtivement ressortie de la cave et dépoussiérée par ses bonnes. Les indigènes communautaires ne se sont pas trop fait prier pour prendre la pose autour d'une espèce d'établi circulaire au centre duquel on ne sait quel architecte d'intérieur a délicatement posé un coussinet frappé aux couleurs du Koullouna. Avec quand même ce mot d'ordre : en finir avec le dialogue de sourds. Résultat : la causette de mercredi dernier a tourné au dialogue du sourd-muet unijambiste et de l'aveugle cul-de-jatte.
Sur scène, on a joué le même navet gardé en stock : Orangina torturé par ses démangeaisons présidentielles, Boutros de Batroun frappé d'une crise d'urticaire à l'écoute de l'argumentaire du premier, enfin le Signoret assurant le tempo du débat par l'agitation rythmée de son rictus oblique transverse. On appelle cela une ambiance interactive.
À la sortie, on a eu droit à une pensée puissante et définitive d'Istiz Nabeuh : « Le dialogue se poursuivra. » Bon, il dit ça juste pour causer, parce qu'en fait il s'en tamponne complètement... Ça tombe bien, nous aussi.
C'est dur d'être gouverné par des ploucs !
gabynasr@lorientlejour.com
Toc en stock
OLJ / Par Gaby NASR, le 11 septembre 2015 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
il ne faut jamais descendre dans la rue avec une organisation tant qu'on ne connaît les aspirations finales de celle ci : c'est elementaire .. si c'est vraiment un mouvement civil qu'il le prouve et arrete de faire des revendications politique et de se cantonner a confirmer leurs demandes purement sociales et civiles comme leurs mouvement affirme vouloir etre !!!
14 h 12, le 11 septembre 2015