Who Killed Bruce Lee en studio à Paris en 2014. Mais c’est bien à Berlin que le groupe enregistrera son premier album. Photo Philippe Lévy
2009/2010
Les quatre musiciens se croisent durant des soirées, jouent parfois ensemble à l'occasion de jam-sessions, mais le groupe, formé par Wassim Bou Malham, Hassib Dergham, Pascal Sarkis et Malek Rizkallah, n'est pas encore constitué. WKBL voit finalement le jour en 2010.
2012/2013
Inspiré par l'énergie de Queens of the Stone Age et des Strokes, le groupe enregistre son premier EP au studio Tunefork de leur ami Fadi Tabbal. Le quatuor participe au concours Red Bull Soundclash face à Mashrou' Leila, au Forum de Beyrouth. C'est à ce moment-là qu'ils se lient d'amitié avec le producteur du concert, David Gappa, et se plongent dans l'écriture de nouvelles chansons.
2014
Après un concert dans la capitale française, dans la petite salle de La Boule Noire près du Moulin-Rouge, le groupe, épaulé par David Gappa, est signé par une société de management. Les responsables du Riverside Studio à Berlin font écouter les démos du groupe libanais à leur entourage. Victor Van Vugt, qui a notamment produit des albums de Depeche Mode, Nick Cave & the Bad Seeds, ou encore Kylie Minogue et PJ Harvey, tombe amoureux du projet et se joint à eux pour la préparation de l'album. « Que Victor produise notre album est une chance exceptionnelle », s'étonne encore Wassim Bou Malham, qui a presque besoin de se pincer pour y croire.
2015
En août dernier, Who Killed Bruce Lee fait l'ouverture des Britanniques alt-J au festival de Byblos. Et en septembre, le quatuor emménage à Berlin pour un an. C'est là-bas qu'il va enregistrer son premier album, Elvis. Visas en poche, producteur motivé, tournée organisée, promotion assurée, tout semble aller pour le mieux. Pourtant, beaucoup reste à faire : les coûts d'une année à l'étranger sont importants et le groupe n'a pas encore de label. « Bien sûr, lorsque tu es signé avec un tourneur, certaines choses sont plus simples, beaucoup de portes s'ouvrent à toi... » souligne le jeune chanteur barbu, surexcité à l'idée de jouer sur le plateau de l'émission musicale Circus Halli Galli, une référence en Allemagne. Tous ses groupes favoris y ont déjà été invités : Arctic Monkeys, Blur, ou encore Kings of Leon.
Par peur de se faire déposséder de leur art et de leurs mélodies, les musiciens souhaitent produire l'album par eux-mêmes, puis le proposer à des labels. Et non l'inverse. Mais enregistrer en toute liberté, cela a un prix. Les quatre musiciens se sont donc résolus à lancer un appel aux dons sur une plateforme participative. « Contrairement à ce que l'on pourrait croire, être un groupe signé ne veut pas dire que le prince charmant va venir et se charger de tout », précise le chanteur et guitariste, en soulignant la « dureté » de l'industrie du disque.
Ainsi, dès la semaine prochaine, le groupe va se plonger dans l'enregistrement de son premier album qui devrait être disponible début 2016. Ensuite, il sera déjà temps de partir en tournée en Allemagne, en Autriche et en Suisse. « Nous nous sommes préparés à cela toute notre vie, il est hors de question d'échouer maintenant », assène Wassim Bou Malham avant de poser la tasse de thé refroidie. Mais chez les WKBL, la passion du rock reste brûlante. À souhait.
Pour mémoire
Enfants du rock, du tarab ou du rap, tous unis par le jazz
2012/2013Inspiré par l'énergie de Queens of the Stone Age et des Strokes, le groupe enregistre son premier EP au studio Tunefork de leur ami Fadi Tabbal. Le quatuor participe au concours Red Bull Soundclash face à Mashrou' Leila, au Forum de Beyrouth. C'est à ce moment-là qu'ils se lient d'amitié avec le producteur du concert, David Gappa, et se plongent dans l'écriture de nouvelles chansons.
2014Après un concert dans la capitale française, dans la petite salle de La Boule Noire près du Moulin-Rouge, le groupe, épaulé par David Gappa, est signé...

