Économie

Khalil rappelle son refus d’engager de nouvelles dépenses sans autorisation légale

Finances publiques
OLJ
06/08/2015

La polémique sur le financement des dépenses gouvernementales en l'absence de budget se poursuit. Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil (Amal), a réitéré hier ses appels à une autorisation parlementaire pour entériner de nouvelles dépenses. « Nous avons déposé auprès de la Commission parlementaire, le 19 mars 2015, un projet de loi demandant l'ouverture d'une ligne de crédit supplémentaire de 874 milliards de livres pour payer les salaires de la Fonction publique à partir du mois de septembre », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Cette dernière visait surtout à répondre aux demandes qui lui avaient été adressées, par le président de la commission parlementaire des Finances, Ibrahim Kanaan (CPL). Dans un entretien paru hier dans le Nahar, ce dernier avait interpellé le ministre en réclamant des précisions sur les dépenses qui seraient couvertes. « La loi 1/2014 émise en octobre dernier a accordé une ligne de crédit de 627 milliards de livres pour couvrir les salaires jusqu'à fin 2015. Toute ligne de crédit supplémentaire visant à couvrir une dépense fixe entre dans le cadre du douzième provisoire », avait expliqué M. Kanaan dans cet entretien, demandant notamment s'il s'agissait d'assurer les traitements des embauches supplémentaires effectuées cette année dans la Fonction publique.

« Pourquoi soulever maintenant cette question alors que le projet de loi a été discuté en présence des parlementaires du bloc du Changement et de la Réforme et comportait en annexe tous les détails des dépenses qu'elle devait couvrir ? », s'est interrogé M. Khalil. Il a par ailleurs rappelé que le gouvernement avait déposé en mai 2014 un projet de loi pour l'ouverture d'une ligne de crédit de 1 585 milliards de livres et que ce dernier n'avait pas été voté par les députés. « Le gouvernement avait alors pris la décision de transférer toutes les réserves budgétaires pour couvrir les salaires et nous avions gelé les dépenses de plusieurs ministères pendant 3 mois. Ce que nous demandons maintenant c'est l'autorisation de ces dépenses gelées l'année dernière ; ainsi que celle des dépenses salariales (de plusieurs ministères et services publics) à venir », a-t-il ajouté.

« Contrairement à ce que vient d'annoncer le ministre des Finances, le projet de loi de 874 milliards de livres ne comprenait aucun échéancier ni détail sur leur allocation », a rétorqué, hier, M. Kanaan dans un communiqué.

 

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Hâmîhâh.... Haramîhâh !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

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Irene Said

MON DIEU...dans quelle République de voyous vivons nous, qu'ils soient tous maudits !!!

Irène Saïd

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