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Culture

« Là où le temps commence et ne finit pas »... quelque part au Togo

Vient de paraître
31/07/2015

Son séjour en 2013 au Togo l'a marquée durablement. Par son premier roman Là où le temps commence et ne finit pas, la journaliste et auteure, Gisèle Kayata Eid, qui vit maintenant au Canada, nous ouvre la porte sur son voyage initiatique en Afrique. Le récit n'est pas autobiographique, les personnages sont fictifs, mais on y devine aisément l'expérience réelle de l'écrivaine, et c'est aussi ce qui donne (un peu) de cachet à son œuvre.
Thomas est togolais, il a fait son séminaire à Lomé et il est envoyé au Québec pour prendre en charge une paroisse. Martine est canadienne, paroissienne engagée. Fascinée par le curé africain, elle décide de l'aider à monter un projet d'orphelinat dans son pays natal et s'engouffre alors dans un univers inconnu.
Là où le temps commence et ne finit pas est l'histoire de deux arrivées en terres étrangères : celle d'un Togolais au Canada, celle d'une Canadienne au Togo. C'est aussi celle d'une attraction magnétique, violente et impossible, entre ces deux êtres aux cultures si différentes. S'il traite bien de la découverte d'un nouveau pays et d'un nouveau peuple, le premier roman de Gisèle Kayata Eid n'est pas un récit de voyage traditionnel où le dépaysement mêle exotisme et poésie. Point de descriptions pittoresques et interminables des paysages togolais. Le vocabulaire de la Franco-Libanaise se veut simple, parfois cru ; ses phrases sont limpides et son rythme saccadé. Ce n'est pas non plus un « scénario bien ficelé » qui fait de Là où commence le temps et ne finit pas, un grand roman. Il y a peu de personnages, l'intrigue est sans rebondissements majeurs, quitte à se perdre parfois dans les différents morceaux de récits interposés.
Le premier roman de Gisèle Eid est un roman sans prétention. Sa simplicité lui confère néanmoins le mérite d'être proche de la réalité : on ressent la moiteur, la fatigue, la poussière et la détresse. Avec son style réaliste, l'auteure épouse avec une certaine finesse les sentiments de ses personnages et leur donne ainsi une vraie humanité, à même de toucher le lecteur dans ce qu'il peut éprouver au quotidien.

Gisèle Kayata Eid signe son roman « Là où le temps commence et ne finit pas », demain samedi 1er août, à la galerie Surface libre, Jal el-Dib, jardin Dadour, de 18h à 20h.

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