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Culture

Le Liban au cœur du monde Verdi

Rencontre

À Busetto, ville natale de Guiseppe Verdi, le cinquante-troisième concours de « Voci Verdiane » (Voix verdiennes) avec un jury composé de sept personnes du monde de l'art lyrique international, dont le père Toufic Maatouk, maître de chorale et chef d'orchestre.

23/07/2015

Présence libanaise à Busetto, avec le père Toufic Maatouk à la table de sélection des Voci Verdiane. L'occasion de le rencontrer pour parler de ces voix de la jeunesse (25-30 ans) qui incarnent, avec un temps qui peaufine les moulures, l'art lyrique verdien.
Encore fraîchement sorti de sa collaboration, à Naples, pour la Cenerentola de Rossini en tant qu'assistant au chef d'orchestre Gabriele Ferro, le père Toufic Maatouk s'est plongé en tant que membre du jury dans les Voci Verdiane. Manifestation bénéficiant du bienveillant support du ministère italien de la Culture et toujours placée sous les auspices du président Sergio Mattarella.
Moment de jugement et d'évaluation pour choisir parmi plus de 250 à 300 candidats, venus des quatre coins du monde (un Libanais dont on taira le nom et qui est convoqué déjà pour l'année prochaine!), les voix les plus aptes, techniquement (problématique des choix pour être véritablement des personnages verdiens vu la jeunesse des candidats), pour faire vivre tous les opus de Verdi. Voix allant du soprane, mezzo soprane à ceux des ténors, barytons et basses.
Au théâtre de Verdi (salle contenant 350 places), accompagnés au piano ou en finale par l'Orchestre Arturo Toscanini de Parme, les candidats ont offert un florilège d'arias, en duo ou en solo, devant les membres du jury. Des membres tous directeurs de salle d'opéras d'Italie (Scala Venetia, Théâtre de Parme, de Bologne) ou d'Europe (Opéra national de Paris, Timisoara en Roumanie). Et l'on cite pour ce prestigieux et impartial jury collégial Christian Schirm, Gianni Tanguei, Ronald Adler, Fulvio Macciardi, Fortunato Ortombina, Anna-Maria Meyo, Cornelio Murgu... et bien sûr le père Toufic Maatouk.
Au box-office de la victoire, trois prix : 10000, 5000 et 3000 euros. Les lauréats sont ipso facto sollicités pour les productions de théâtre de Bologne : prochainement, ce sera Rigoletto. Le premier prix est accordé à Marco Ciaponi, un jeune homme de 26 ans qui a triomphé justement grâce à une prestation d'un air de
Rigoletto.
Un véritable raz de marée coréen est à souligner. Et conséquence naturelle du phénomène, le deuxième prix a été attribué au Coréen Lee Bum Joo. Le troisième prix s'est scindé en ex aequo entre le ténor de la Corée du Sud, Kim Sumghyam, et la soprano française Pauline Rouillard.
Par la même occasion, en mémoire de Carlo Bergonzi, chanteur verdien né à un kilomètre de la Villa Verdi Saint Agata et décédé l'année dernière, un prix a été instauré et c'est Giulia Bolcato qui l'a emporté.
Une semaine faste à Busetto pour célébrer Verdi et le chant verdien. Un tremplin et un vivier pour détecter les talents cachés et les révéler au public. Avec une présence libanaise d'une absolue fidélité à la côte et au bassin méditerranéen...

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