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L'horreur de l'EI n'a plus de limites

syrie

Des "espions" noyés dans une cage, des enfants suspendus à un poteau, des mausolées détruits...

OLJ/AFP
23/06/2015

La barbarie du groupe Etat islamique (EI) n'a plus de limites. Dans son "califat" proclamé en Syrie et en Irak, rien et personne n'est épargné. Et tous les moyens, même les plus cruels et les plus inimaginables, sont "bons" pour le prouver. Une cruauté, montrée dans des vidéos diffusées sur internet, sur laquelle s'appuie la stratégie de communication et de terreur du groupe ultra-radical.

Mardi, une vidéo insoutenable a été mise en ligne sur des sites jihadistes par la branche de l'EI de la province de Ninive, dans le nord de l'Irak, dont Mossoul est la capitale. Cette vidéo de 7 minutes 30 présente seize "espions" en tunique orange qui sont identifiés et parlent brièvement à la caméra. Ils sont exécutés en trois groupes selon des méthodes que l'EI n'avait jusqu'à présent pas publiquement utilisées. Cinq hommes sont ainsi enfermés dans une cage d'acier, qui est soulevée du sol pour être plongée dans une grande piscine où leur noyade est filmée par deux caméras amphibies accrochées aux barreaux. Un autre groupe de quatre hommes est enfermé dans une voiture qui est détruite par un tir de lance-roquette. Sept autres "espions" sont décapités par l'explosion d'un câble qui relie leurs têtes, selon la vidéo.

Par ailleurs, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a rapporté, lundi soir, qu'en Syrie, l'EI a suspendu à un poteau deux garçons pour ne pas avoir observé le ramadan. "Des habitants de la ville de Mayadeen, dans la province de Deir Ezzor, ont rapporté à l'OSDH que l'EI a fait suspendre à un poteau deux garçons âgés de moins de 18 ans près du siège de la Hissba", la police jihadiste, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "Les enfants sont suspendus par des cordes sur un poteau depuis midi et l'étaient encore en fin de soirée", a-t-il indiqué. "Apparemment, on les a surpris en train de manger". Une pancarte a été accrochée sur leur corps et où l'on pouvait lire "rupture de jeûne sans justification religieuse".

Dans la région de Palmyre, les jihadistes ont, en outre, commencé à s'attaquer au patrimoine archéologique. Il y a trois jours, a affirmé à l'AFP le directeur des Antiquités syriennes Maamoun Abdel Karim, les jihadistes ont fait exploser le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb. Ce mausolée est situé dans une zone montagneuse à quatre kilomètres au nord de Palmyre, la ville antique tombée aux mains des jihadistes il y a un mois.
L'EI a publié des photos montrant deux hommes armés portant des fusils à l'épaule ainsi que des bonbonnes, probablement remplies d'explosifs, se diriger vers la colline sur laquelle se trouve le site.
M. Abdel Karim a indiqué que l'EI avait également fait exploser un mausolée de Chkaf, datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de palmyre. Ce monument se trouve dans l'oasis de la ville, à 500 mètres de l'Arc de triomphe.

Les extrémistes de Daech (acronyme arabe de l'EI) ont détruit plus de 50 mausolée vieux de 100 à 200 ans dans les régions qu'ils contrôlent depuis plus d'un an dans le nord et l'est de la Syrie, selon M. Abdel Karim. "Ils considèrent que les mausolées islamiques vont à l'encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux", a-t-il expliqué.

Le directeur des Antiquités a par ailleurs indiqué que les jihadistes avaient procédé il y a dix jours à la destruction de nombreuses tombes d'habitants de Palmyre. "Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles", a poursuivi M. Abdel Karim.
Le wahhabisme, version rigoriste de l'islam sunnite, proscrit formellement la visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, assimilée à de l'idolâtrie. Il interdit l'intercession d'un prophète ou d'un saint pour se rapprocher davantage de Dieu.


Dans un message audio, l'EI a en outre exhorté mardi ses partisans à faire du mois du ramadan une "calamité" pour les chrétiens, les chiites et les "apostats sunnites" qui se battent avec les forces de la coalition mise en place par les Etats-Unis. Le porte-parole du groupe, Abou Mohammad al-Adnani, a appelé à de nouvelles conquêtes en Irak, en Syrie et en Libye et à un soulèvement contre les "dirigeants tyranniques", notamment en Arabie saoudite.

 

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LES HORREURS DE LA BARBARIE PLUS QU'ANIMALIÈRE... TROIS MOTS QUI DISENT TOUT !

MIROIR ET ALOUETTE

Après le nettoyage des régions, placées sous l'emprise bactérie, à Qalamoun,
le Hezb innove, dans ses méthodes de combat sur trois axes, de Qusseir, des collines Ghaa, de Raas Baalbek et de Al-Jarajir. Les combattants du Hezb ont eu recours à différentes tactiques, celles basées sur l'usage des drones, à l'aide desquels ils identifient les repaires bactéristes , dans les montagnes Qalamoun. Les drones du Hezb ont, ces derniers jours, et, à plusieurs reprises, localisé le rassemblement des bactéries, autour des collines d'Erssal. Dans le même temps, les combattants du Hezb prennent pour cible de leurs missiles les rassemblements des chefs , ce qui s'est, effectivement, produit, à plusieurs reprises, ces derniers jours. La dernière attaque du Hezb a coûté la vie aux hauts commandants Abou Aecha alLibi, Al Zahouri et Al-Mohssen, entre autre. Ces attaques ont, littéralement, paralysé le mouvement des bactéries, à Raas Baalbek, à Al-Ghaa et à Erssal. Le Hezb a, ainsi, visé, et avec une très grande précision, Daech, dans les vallées de l'Est Erssal, en tuant Abou Belgheyss al-Eraghi, l'un des chefs terroristes. Les dernières informations font état de très violents combats, dans les rangs de Daech, et entre les chefs terroristes. Les terroristes ont, ainsi, retourné leurs armes contre leur imam et son épouse Al-Moghadassi, les tuant. La tactique qu'utilise le Hezb consiste à éliminer les bactéries, détruire QG, et ce, afin de faciliter le nettoyage complet de Qalamoun.

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