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Économie

L’aéroport de Beyrouth triple sa capacité de cargo pour suivre le boom du fret

Transport aérien

Le nouveau centre cargo inauguré hier par Middle East Airlines Ground (MEAG) doit permettre à l'AIB de résoudre ses problèmes de saturation et de faire face à la croissance continue du marché.

16/05/2015

Middle East Airlines Ground Handling (MEAG), la filiale de la compagnie aérienne nationale qui gère plus de 80 % des services au sol à l'aéroport, a inauguré, hier, l'ouverture de son nouveau centre cargo, trois ans après le début des travaux. « Avec ce centre, MEA veut se donner les moyens de faire face à l'augmentation croissante – estimée aux alentours de 7 % par an – de ses besoins en termes de capacité de stockage pour les 10 années à venir », explique à L'Orient-Le Jour le directeur général de Middle East Airlines (MEA), Zahi Chehaitli. « Ces travaux d'extension de la zone de stockage de fret, les premiers depuis plus de 50 ans, répondent à une nécessité impérieuse aussi bien pour la compagnie que l'aéroport », poursuit-il.

Le volume total des marchandises qui transitent par l'aéroport représentait 106 000 tonnes en 2013, ce qui implique un roulement difficile à absorber avec un espace de stockage se situant jusque-là aux alentours de 60 000 tonnes. À titre de comparaison, l'aéroport de Dubaï, cinquième aéroport mondial pour le trafic des cargos, a traité plus de 2,4 millions de tonnes de marchandises en 2013, selon le Conseil international des aéroports. Avec une capacité triplée à 164 000 tonnes, le nouveau centre permet donc de subvenir à l'augmentation constante du fret aérien. « Même si la demande actuelle ne permettra pas au centre de tourner à plein régime dans l'immédiat, nous n'aurons plus à refuser des cargaisons de marchandises par manque d'espace, comme cela arrivait souvent jusque-là », précise M. Chehaitli.

Hub régional
Si les terrains appartiennent à l'État, qui les loue à MEA pour un montant non communiqué, « la compagnie aérienne nationale a investi 20 millions de dollars pour la construction du site et 5 millions de dollars pour l'acquisition des équipements nécessaires. Cela a été essentiellement financé par des crédits et sans subventions de l'État », indique M. Chehaitli. Il ne souhaite toutefois pas préciser à L'Orient-Le Jour si la Banque du Liban (BDL), actionnaire majoritaire de MEA, a joué un rôle dans le montage financier.

Les trois bâtiments de 12 mètres de haut érigés sur une surface totale de 21 000 m² permettront de traiter le chargement de trois à quatre avions-cargos par semaine, contre un seul jusqu'à aujourd'hui. Plus de 2 000 m², répartis entre quinze entrepôts frigorifiques capables de stocker jusqu'à 372 tonnes de produits périssables ou de médicaments, seront également mis à la disposition des transporteurs. Ces derniers seront directement alimentés par le groupe électrogène autonome du centre cargo, composé de quatre générateurs fournissant une puissance de 6 000 kilovoltampères.

« Avec ces installations, MEA a multiplié par neuf ses capacités de stockage de produits frais et pharmaceutiques et a l'ambition de devenir un hub régional pour le transit de ce type de marchandises. Avant la construction du site, MEAG gérait déjà près de 90 % du volume des médicaments importés ou exportés par voie aérienne à partir du Liban », ajoute M. Chehaitli. Un chiffre qui paraît toutefois très optimiste par rapport aux dires des importateurs concernés. « L'essentiel des médicaments restent importés par bateau, pour des raisons de volume et de coût. Ce sont les commandes urgentes ou les médicaments à durée de vie limitée ou encore ceux devant être maintenus à de basses températures qui sont généralement expédiés par avion », explique à L'Orient-Le Jour Armand Pharès, président du syndicat des importateurs de médicaments.

 

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