Le président des États-Unis, Barack Obama, et les représentants des pays du Golfe à Camp David. Nicholas Kamm/AFP
Le président américain Barack Obama a promis hier soir un engagement « inébranlable » pour la sécurité des États du Golfe, Washington annonçant un renforcement de sa coopération militaire avec ses alliés arabes face à l'influence croissante de l'Iran dans la région.
Dans un communiqué publié à l'issue d'un sommet à Camp David, près de Washington, entre le président Obama et les dirigeants des six pays du Golfe, les différentes parties ont dénoncé les « activités déstabilisatrices de l'Iran » au Moyen-Orient. Toutefois, lors d'une déclaration à la presse au terme du sommet de Camp David, M. Obama a plaidé pour ne « pas marginaliser » Téhéran avec lequel les États-Unis négocient depuis des années sur son programme nucléaire controversé.
À Camp David, les États-Unis et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) sont convenus de « collaborer (...) afin de faire face à une menace extérieure contre l'intégrité territoriale de n'importe quel État membre du CCG », selon un communiqué de la Maison-Blanche. Le texte mentionne même explicitement Téhéran, le rival régional des puissances sunnites du Golfe : « Les États-Unis et les États membres du CCG s'opposent aux activités déstabilisatrices de l'Iran dans la région et coopéreront pour les contrer. »
Washington, a insisté Barack Obama, envisagerait l'usage de la force militaire en cas de menace contre les États du Golfe. Les responsables de la Maison-Blanche ont toutefois prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à la signature d'un accord formel de défense entre les deux parties, comme le souhaitaient certains dirigeants du Golfe.
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« Époque charnière »
L'exécutif américain, qui a convié les représentants des six pays du Conseil de coopération du Golfe, affiche ainsi sa détermination à défendre ses partenaires du Golfe dans cette « époque charnière ». Il assure en outre que l'accord sur le nucléaire iranien permettra de supprimer l'une des principales menaces à la sécurité de cette région.
« Il s'agit d'une négociation sur la question du nucléaire, il ne s'agit pas d'un rapprochement plus large entre l'Iran et les États-Unis », a souligné avec force hier Ben Rhodes, proche conseiller de M. Obama, à l'issue d'une première réunion de travail dans la résidence présidentielle située en pleine forêt, à une centaine de kilomètres au nord de Washington.
M. Rhodes a cependant reconnu que la perspective, dans le cadre de l'accord qui pourrait être conclu d'ici à fin juin, d'une levée des sanctions qui étranglent l'économie iranienne inquiétait vivement les pays du Golfe. Ces derniers redoutent que cette manne financière ne fasse que renforcer l'interventionnisme de Téhéran dans la région. « Les sanctions n'ont jamais empêché l'Iran de mener des actions déstabilisatrices », a-t-il répondu, jugeant par ailleurs que Téhéran avait plus de chance d'évoluer vers une approche constructive « s'il y a un accord que s'il n'y en a pas ».
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RIEN DE POSITIF ! MAIGRE... TRÈS MAIGRE... LA RÉCOLTE ! DES PAROLES... DES PROMESSES... ET DES VENTES D'ARMES... LES CRISES VONT SE SUIVRE À UN RYTHME ACCÉLÉRÉ DANS LA RÉGION !!!
09 h 25, le 15 mai 2015