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Nos lecteurs ont la parole

Mieux vaut tard que jamais

Après 15 années de guerres fratricides et près de 25 années de turbulences politiques et sécuritaires (soit au total 40 années d'usure), le Liban s'est vu rétrograder dans tous les domaines, surtout économique, touristique moral et culturel. Que dirons-nous à tous ces jeunes diplômés des universités et des grandes écoles qui sont forcés de quitter le pays à la recherche d'un emploi qu'ils ne trouvent pas chez nous ? N'est-ce pas là une grande hémorragie que subit le Liban en perdant la crème de sa jeunesse pour laisser la place aux cancres et aux malfaiteurs ? Les Libanais en ont assez de ce climat d'angoisse et de souffrance ; ils veulent vivre en paix les quelques années que cette vie comporte, sans prendre parti ni pour les uns ni pour les autres ; ils ont la ferme conviction que le Liban est une priorité qui passe avant tout autre problème, que ce soit en Syrie, en Palestine, en Arabie saoudite, en Iran ou partout ailleurs. Les Libanais sont prêts à combattre et mourir, s'il le faut, pour le Liban mais pour nul autre pays.
Le monde autour de nous grouille et s'agite comme il n'en a jamais était ainsi. Est-ce que les gérants de notre République, effectifs ou de facto, saurons-nous épargner cette fournaise qui nous menace de toutes parts ? Sont-ils prêts à sortir de cet abject clivage sunnito-chiite qui est en train de ravager les pays arabes et de cet autre clivage maronito-maronite tout aussi abject que le précédent ? N'ont-ils pas encore senti que leur comportement va faire sombrer le Liban dans l'abîme et le faire disparaître pour laisser la place de nouveau au chaos, aux aventures et guerres fratricides ?
Heureusement que maintenant (mieux vaut tard que jamais), ils se sont ressaisis, un tant soit peu, et ont accepté de jeter du lest en voulant dialoguer les uns avec les autres, sachant qu'ils sont tous libanais, et donc frères, rejetant toute autre allégeance que l'allégeance au Liban, et travaillant main dans la main pour sa sauvegarde, sa pérennité et pour lui rendre son rayonnement et son bien-être d'avant-guerre.

Après 15 années de guerres fratricides et près de 25 années de turbulences politiques et sécuritaires (soit au total 40 années d'usure), le Liban s'est vu rétrograder dans tous les domaines, surtout économique, touristique moral et culturel. Que dirons-nous à tous ces jeunes diplômés des universités et des grandes écoles qui sont forcés de quitter le pays à la recherche d'un emploi qu'ils ne trouvent pas chez nous ? N'est-ce pas là une grande hémorragie que subit le Liban en perdant la crème de sa jeunesse pour laisser la place aux cancres et aux malfaiteurs ? Les Libanais en ont assez de ce climat d'angoisse et de souffrance ; ils veulent vivre en paix les quelques années que cette vie comporte, sans prendre parti ni pour les uns ni pour les autres ; ils ont la ferme conviction que le Liban est une priorité qui passe...
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