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Liban - Terrorisme

Salam appelle la communauté internationale à aider le Liban et les Libanais face à la « barbarie » de Daech

Le chef du gouvernement souligne la nécessité pour Beyrouth d'obtenir au plus vite des armes afin d'empêcher « les sauvages de rentrer au Liban ».

Le Premier ministre Tammam Salam a mis en exergue lundi l'« urgence » de soutenir le Liban face à la menace jihadiste de Daech, dans un entretien à France 24 réalisé par Marc Perelman, en marge de la conférence sur la sécurité de Munich, à laquelle il a pris part.
« Daech essaie de susciter des troubles dans le pays à l'aide de quelques extrémistes, mais nous avons remis de l'ordre au plan de la sécurité, a souligné M. Salam. Il reste les combats à la frontière et autour de Ersal, où il y a presque 100 000 réfugiés syriens qui posent problème, parce que certains d'entre eux sont en contact avec les extrémistes dans les montagnes de cette région. Cela n'aide pas beaucoup à établir une ligne de démarcation claire entre l'armée libanaise et les extrémistes. Nous avons donc, chaque jour ou presque, des confrontations, et ce n'est pas facile. Ils vont continuer à tenter de nous atteindre, mais nous avons pu, avec une armée exceptionnellement déterminée soutenue par l'unité nationale, défendre le pays, afin de ne pas permettre à ces sauvages d'y entrer. »
Le Premier ministre a affirmé qu'il attendait la livraison d'armes pour améliorer sa lutte contre les terroristes : « Nos amis les Saoudiens ont manifesté leur intérêt à nous fournir les armes dont nous avons besoin. Lors de ma récente visite à Paris, le président Hollande, le Premier ministre Valls, le ministre de la Défense Le Drian et tous les responsables ont manifesté leur intention de vraiment faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que ces armes nous arrivent au plus tôt, surtout celles qui nous aideraient à chasser ces terroristes, notamment des hélicoptères pour pouvoir survoler et dominer leur région. »

« La paix régionale pour faire face au terrorisme »
Concernant les incidents entre Israël et le Hezbollah à la frontière du Liban-Sud, M. Salam a indiqué avoir craint une guerre avec Israël dans les premières heures qui ont suivi la riposte du Hezbollah : « Nous avons en tête l'exemple de 2006, l'invasion israélienne. Israël n'hésitera pas à détruire le Liban une fois encore. Pour les Israéliens, le Liban, pays de coexistence, n'est pas l'exemple pouvant soutenir (...) l'idée sur laquelle est fondée leur pays. Avec un pays comme Israël, qui veut toujours faire la guerre à ses voisins, cette crainte existe en permanence. C'est vrai, au Liban, nous avons résisté contre l'invasion et l'occupation israélienne. Cette résistance est toujours là pour libérer ce qui reste de territoires libanais occupés par Israël. Pour en finir avec cette situation dangereuse, il faut que la paix entre Israéliens et Palestiniens soit réalisée. Si cela est fait, les modérés gagneront dans la région et cela peut être le meilleur moyen de faire face au terrorisme et à l'extrémisme. »

La politique de distanciation
Interrogé sur le danger, au plan de la sécurité, pour le Liban, de l'ingérence du Hezbollah en Syrie, Tammam Salam a répondu : « Nous ne pouvons pas dire que la sécurité n'est pas remise en question en raison de beaucoup d'actions et du comportement du Hezbollah et d'autres. La région est pour le moment en ébullition. Le Liban a traversé des situations similaires. Cela peut se reproduire si nous ne sommes pas assez courageux pour prendre les positions qui peuvent le protéger. Pour cela, il faut que tout le monde fasse passer en premier lieu la sauvegarde du pays. Dans notre gouvernement de coalition, nous avons déclaré dès le début, dans la déclaration ministérielle du cabinet, qu'il fallait maintenir la politique de distanciation du Liban vis-à-vis des événements en Syrie. Entre cette déclaration et la pratique, il y a toujours beaucoup à faire. »

La présidence de la République
Le Premier ministre est par ailleurs revenu à la charge concernant la nécessité d'élire un président de la République : « Le président, qui est traditionnellement chrétien, est très important pour préserver la coexistence au Liban. Si nous sommes un peu en retard dans l'élection (il reste que) c'est une exigence absolue qu'il faut réaliser. Il faut d'abord que les chrétiens prennent cette affaire au sérieux et arrivent à un accord entre eux pour faciliter l'élection d'un nouveau chef de l'État, et nous sommes tous prêts à appuyer cet accord et à élire un président de la République. Moi je ne rate aucune occasion, à chaque réunion du Conseil des ministres, de prendre une position très ferme, celle de rappeler la nécessité d'élire un nouveau chef de l'État. Je m'adresse à toutes les factions, représentées au sein du gouvernement, pour leur en faire sentir l'importance. »

Le dossier des otages
Tammam Salam a par ailleurs présenté ses condoléances à la Jordanie et au Japon pour la mort de leurs otages, assassinés par les combattants de Daech, en janvier. « Nous sommes de tout cœur avec le peuple jordanien, avec la Jordanie. Nous-mêmes avons connu des moments similaires et difficiles. Nous avons eu deux soldats libanais décapités et deux autres tués de sang-froid. Et nous avons toujours 26 soldats pris en otages, 9 aux mains de Daech et 17 d'al-Nosra [...] », a ajouté le chef du gouvernement, tout en regrettant : « Nous ne savons pas pourquoi, lorsque deux Japonais et un Jordanien sont tués de cette manière sauvage, tout le monde réagit, et lorsque des Libanais sont tués, personne ne se manifeste. » « Peut-être est-ce parce que nous sommes un petit pays. Le problème (du terrorisme) se pose au Liban. Il faut que le monde entier réagisse et prenne des mesures pouvant aider le Liban et les Libanais, pour qu'ils ne soient pas abandonnés face à ce genre de barbarie », a-t-il précisé.
Interrogé sur le sort de ces otages et les négociations en cours pour les libérer, le Premier ministre a affirmé : « Nous avons essayé de collaborer avec le Qatar, qui nous a beaucoup aidés au début. Les Turcs, malheureusement, non, même si nous avons essayé de leur demander de l'aide. Quant aux Qataris, ils ont des difficultés dans leurs pourparlers avec Daech et al-Nosra. Je viens d'apprendre que les négociations sont arrêtées et qu'ils ne veulent plus les mener. Je ne sais pas ce qu'ils ont en tête, quels sont leurs plans. Mais ils ont demandé d'arrêter toutes les négociations. Ces dernières ne sont pas suspendues, mais très lentes et presque arrêtées. »
Sur un autre plan, M. Salam a reçu hier, au Sérail, l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, et une délégation du Conseil central maronite, présidée par l'ancien ministre Wadih el-Khazen.

Le Premier ministre Tammam Salam a mis en exergue lundi l'« urgence » de soutenir le Liban face à la menace jihadiste de Daech, dans un entretien à France 24 réalisé par Marc Perelman, en marge de la conférence sur la sécurité de Munich, à laquelle il a pris part.« Daech essaie de susciter des troubles dans le pays à l'aide de quelques extrémistes, mais nous avons remis de l'ordre...
commentaires (3)

Notre PM est-il réveillé quand il prononce ce genre de souhait? A qui veut-il faire croire que le Liban est un pays indépendant et gouvernable sans Président depuis le mois de mai 2014 ???? Des armes, oui, mais sous les ordres de quel Président et de quel gouvernement qui gouverne ???? Avec les W.Joumblatt, M.Aoun, Berry, H.Nasrallah, et autres handicapés de la politique libanaise, Il faut arrêter de nous prendre pour les neu neu de service... Depuis mai 2014, des paroles, des souhaits et une milice qui gouverne en dessous de table .... Un pays arabe qui fait l'aumône des armes à 3 Mds de dollars ... Il faut arrêter de faire croire que nous sommes indépendants !!!!!

FAKHOURI

19 h 19, le 11 février 2015

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Commentaires (3)

  • Notre PM est-il réveillé quand il prononce ce genre de souhait? A qui veut-il faire croire que le Liban est un pays indépendant et gouvernable sans Président depuis le mois de mai 2014 ???? Des armes, oui, mais sous les ordres de quel Président et de quel gouvernement qui gouverne ???? Avec les W.Joumblatt, M.Aoun, Berry, H.Nasrallah, et autres handicapés de la politique libanaise, Il faut arrêter de nous prendre pour les neu neu de service... Depuis mai 2014, des paroles, des souhaits et une milice qui gouverne en dessous de table .... Un pays arabe qui fait l'aumône des armes à 3 Mds de dollars ... Il faut arrêter de faire croire que nous sommes indépendants !!!!!

    FAKHOURI

    19 h 19, le 11 février 2015

  • AIDE-TOI... POUR QUE LES AUTRES T'AIDENT ! EST LA LOGIQUE DES CHOSES ! COMMENCEZ PAR ÉLIRE UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE... SANS L'AVAL DE LA PERC(S)ÉE ET DE LA SAOUDITE !

    LA LIBRE EXPRESSION

    10 h 32, le 11 février 2015

  • "Dans notre gouvernement de coalition, nous avons déclaré dans la déclaration ministérielle, qu'il fallait maintenir la politique de distanciation du Liban vis-à-vis des événements en Syrie. Entre cette déclaration et la pratique, il y a toujours beaucoup à faire." ! A cause de qui ? Mais d'un membre de sa prétendue "coalition" bidon ! Et il se moque de qui, là ? Il est sur un média français, là ; et non pas devant un "journaliste"-présentateur libanais, là ! Il se croyait où, là ? Il se croit "malin" ou quoi ?!

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    04 h 14, le 11 février 2015

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