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À La Une - Syrie

Pluie d'obus rebelles sur Damas, le régime riposte violemment en province

Journée sanglante, près de 70 tués dans la capitale et sa province.

"En quelques minutes, notre rue très fréquentée s'est vidée", a assuré à l'AFP une habitante de Baramké, un quartier du centre-ville de Damas, où se situent plusieurs facultés universitaires ainsi que le siège de l'agence officielle Sana.. AFP PHOTO / ABD DOUMANY

Au moins 57 personnes sont mortes après des bombardements menés jeudi par le régime contre des zones rebelles près de Damas, en représailles à une pluie d'obus tirés sur la capitale par les insurgés, selon une ONG.

Les raids de l'aviation et les bombardements de l'armée ont visé principalement les localités à l'est de Damas, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Parmi les 57 victimes, on dénombre 12 enfants et sept femmes, précise l'Observatoire. Il s'agit d'une journée particulièrement sanglante dans la grande banlieue de Damas qui a été la cible de plus de 60 raids aériens et de missiles sol-sol.

 

AFP PHOTO/ABD DOUMANY

 

Les tirs des rebelles sur la capitale ont par ailleurs fait 10 morts, dont un enfant et un policier, et 50 blessés. Jamais la capitale, contrôlée par le régime, n'avait reçu 120 roquettes tirées par les insurgés, entraînant la fermeture de l'université tandis que la population se terrait chez elle. "En quelques minutes, notre rue très fréquentée s'est vidée", a assuré à l'AFP une habitante de Baramké, un quartier du centre-ville, où se situent plusieurs facultés ainsi que le siège de l'agence officielle Sana. La directrice d'une école du quartier a indiqué qu'elle avait fait descendre les élèves dans un abri. "Si les terroristes pensent qu'en bombardant Damas ils vont alléger la pression sur eux, ils se trompent. Nous allons continuer à les traquer jusqu'à les annihiler", a affirmé à l'AFP un haut responsable de la sécurité à Damas.

Mardi, le chef de Jaich al-Islam (Armée de l'Islam) Zahrane Allouche avait annoncé que son groupe, le plus puissant de la province de Damas, allait riposter aux raids "barbares" du régime sur Douma, qui avaient tué 11 civils il y a trois jours. Il avait prévenu que Damas était désormais considérée comme "une zone militaire" et donc la cible "d'opérations" rebelles.

 

(Lire aussi :Un haut responsable militaire US évoque un renforcement des "capacités opérationnelles" du Front al-Nosra au Liban)

 

Les raids de l'aviation ont fait aussi plus de 140 blessés à Douma, Erbine, Kafar Batna et Aïn Tarma, quatre localités de la région rebelle de la Ghouta orientale, d'après l'OSDH. Le photographe de l'AFP à Douma a vu plusieurs blessés évacués dans des hôpitaux de campagne, des enfants terrorisés et des hommes en pleurs. "La situation est vraiment mauvaise car ils manquent de tout. Un médecin et des ambulanciers ont été blessés par les bombardements", a-t-il raconté. La population est terrée dans les sous-sols des immeubles et jamais Douma n'avait connu une telle journée, a-t-il précisé. Certains habitants ont critiqué Jaich al-Islam mais les bombardements ont commencé avant les obus sur Damas, selon lui.

 

La Ghouta orientale, principale région rebelle dans la province de Damas, subit depuis plus d'un an un siège impitoyable de l'armée. Dans ce secteur situé à l'est de Damas, des dizaines de milliers de civils sont affectés par les pénuries de nourriture et de médicaments.

Depuis l'été 2012, l'armée de l'air syrienne mène des raids meurtriers sur les zones rebelles et est accusée par les organisations de défense des droits de l'Homme de bombarder sans discerner cibles civiles et militaires. Plus de 200 000 personnes ont péri dans le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011 par la répression d'une contestation populaire qui a dégénéré en guerre civile. Ce conflit s'est depuis élargi avec l'apparition de groupes jihadistes luttant à la fois contre des groupes rebelles et le régime.

 

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Les raids de l'aviation et les bombardements de l'armée ont visé principalement les localités à l'est de Damas, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Parmi les 57 victimes, on dénombre 12 enfants et sept femmes, précise l'Observatoire. Il s'agit d'une journée particulièrement sanglante dans la grande banlieue de Damas qui a été la cible de plus de 60 raids aériens et de missiles sol-sol.
 

AFP PHOTO/ABD DOUMANY
 
Les tirs des rebelles sur la capitale ont par ailleurs fait 10 morts, dont un enfant et un policier, et 50 blessés. Jamais la capitale, contrôlée...
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POUR PRENDRE SA REVANCHE DU BAUDET... ON S'ACHARNE SUR LE HARNAIS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 44, le 06 février 2015

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Commentaires (5)

  • POUR PRENDRE SA REVANCHE DU BAUDET... ON S'ACHARNE SUR LE HARNAIS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 44, le 06 février 2015

  • JE NE PEUX FRAPPER LA TÊTE... JE FRAPPE LA QUEUE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 37, le 05 février 2015

  • L’armée syrienne a réussi un important coup dans le Qalamoune, en capturant le « cheikh de la montagne », un dangereux chef de milice wahhabite dans le jurd de la ville de Zabadani. Selon le journal al-Akhbar, Nazih al-Khoss avait fondé avec l’aide d’Abou Khaled al-Souri, l’assistant du leader jordanien d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri, la milice connue sous l’appellation Ahrar al-Cham . Il est responsable de la majorité des attaques perpétrées ces dernières années contre l’armée syrienne dans cette région. Bien avant 2011, il a tissé des liens étroits avec des pays du Golf et depuis obtient depuis une aide financière de la part d’une influente personnalité binsaoud. Ce qui lui a permis de se fournir des équipements militaires et d’enrôler des hommes. Il a été arrêté durant l’opération menée depuis quelques jours par les troupes gouvernementales dans la région de Zabadani à l’ouest du Qalamoune, au cours de laquelle ont été sécurisés plusieurs villages et trois collines stratégiques qui surplombent le flanc occidental de Zabadani. Affaibli par une blessure à l’épaule, il n’est pas parvenu à fuir avec les autres miliciens vers le barrage al-Houwwat contrôlé par les miliciens du front al-Nosra (branche armée d’Al-Qaïda en Syrie) et les Ahrar el-Cham. Bientôt, l’ouest du Qalamoune va tomber.

    FRIK-A-FRAK

    18 h 22, le 05 février 2015

  • C'est plus qu'un cancer ! Après la guerre, si un jour elle s'arrête, le pays ne sera que ruine et cimetières combles. Sans être devin, le petit Hitler ira se réfugier en Russie ou en Iran. Il deviendra intouchable ! Il aura laissé derrière lui ruine, morts et miseres pour les survivants, sans compter les débats commis dans le pays voisin, le Liban en particulier De plus, on aura du mal en finir avec l'EI Les frappes, c'est une rigolade Tant que les pays coalisés ne mettront pas en place une puissante troupe solidement implantée, servie par une aviation d'une précision chirurgicale, l'EI a encore des années à nous em...... La vie d'un arabe, quelle que soit sa religion, ne pese pas lourd. Les enfants arabes encore moins, puisque tout le monde sait que l'avenir d'un pays ce sont ses enfants Le petit Hitler et son entourage ont vécu, il est facile de les dégommer, mais qui va le faire ? Quant au Liban, le cancer qui le ronge aura du mal à guérir suivez mon regard Et un très gros risque, ses institutions et sa tête décapité depuis des mois, notre pays aura encore beaucoup de difficultés à éviter un conflit avec Israel qui lui apportera ruine et morts Ce conflit sera provoqué par un "parti" incontrôlable

    FAKHOURI

    12 h 19, le 05 février 2015

  • La guerre civile syrienne un cancer qui ne cesse de faire des ravages partout dans le pays et la capitale surtout .

    Sabbagha Antoine

    10 h 48, le 05 février 2015

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