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Économie

Le troisième plan de relance de la BDL alloue 600 millions de dollars à l’immobilier

Finance

La circulaire 382 de la Banque du Liban (BDL) alloue un milliard de dollars à son troisième plan de relance pour 2015, dont 60 % serviront à l'immobilier. Elle étend aussi le mécanisme de la subvention au financement des fonds de roulement.

P. H. B. | OLJ
08/01/2015

La Banque du Liban (BDL) détaille dans une circulaire promulguée en décembre les mécanismes de son troisième plan de relance de près d'un milliard de dollars mis en place pour 2015 dont 60 % sont consacrés à l'immobilier.
La circulaire 382 autorise aussi pour la première fois l'allocation de ces fonds subventionnés au financement du fond de roulement des entreprises.
Elle précise que les montants alloués reprennent les liquidités non affectées dans le cadre des deux plans de relance précédents, qui étaient respectivement de 1,47 milliard et de 928,7 millions de dollars en 2013 et 2014, en y ajoutant une enveloppe supplémentaire de 995 millions de dollars pour 2015.
Comme pour l'ensemble des prêts, les quelque 600 millions de dollars (900 milliards de livres) consacrés à l'immobilier sont mis à la disposition des banques à un taux de 1 %, à charge pour ces dernières de les prêter à un taux maximal de 6 %.

 

(Lire aussi : La BDL organise la première conférence internationale sur les start-up)


Portant modification de la circulaire 23 du 7 mars 1996, la circulaire 382 restreint ces prêts subventionnés au financement de nouveaux projets ou au développement de projets déjà existants.
Les banques devront privilégier les projets dans les secteurs de l'industrie, de l'éducation, de la recherche et du développement, afin de bénéficier des avantages prévus par le plan de relance. Les projets respectueux de l'environnement ainsi que les prêts hypothécaires sont également concernés.
Les prêts subventionnés mis en place par la BDL ne pourront cependant pas servir à refinancer ou à rembourser d'anciens prêts, ni à financer l'acquisition de parts sociales ou de participations financières.
En octobre, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a précisé que les craintes d'un impact inflationniste de ces injections de liquidités étaient infondées, sa principale préoccupation, en marge du soutien à l'économie libanaise, était de contrôler l'évolution de cet indicateur. Les deux précédents plans de relance ont contribué à 50 % de la croissance libanaise en 2013 et 2014, a déclaré le gouverneur qui estime que son impact pour 2015 représentera 2 points du produit intérieur brut (PIB).

 

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