Les barrières douanières annoncées par la Russie, l’un des principaux fournisseurs de céréales de la planète, ont aussitôt provoqué une hausse des cours sur les marchés internationaux. Archives/AFP
Le principe de cette taxe a été annoncé lundi alors que la chute du rouble a entraîné une hausse des prix du blé sur le marché intérieur russe, malgré une récolte historique très abondante à 105 millions de tonnes. Moscou espère ainsi décourager les exportations et augmenter l'offre dans le pays, poussant les prix vers le bas.
Cette décision de l'un des principaux fournisseurs de céréales de la planète a aussitôt provoqué une hausse des cours sur les marchés internationaux.
Le décret, signé le 25 décembre par le Premier ministre Dmitri Medvedev, a été publié dans la nuit de jeudi à vendredi sur le site du gouvernement et s'applique du 1er février au 30 juin.
La taxe s'élèvera à 15 % du prix plus 7,5 euros par tonne, mais ne pourra être inférieure à 35 euros.
Avec la chute du rouble, il est plus intéressant pour un agriculteur russe d'exporter à des prix établis en dollars en fonction des marchés internationaux. Par conséquent, les prix ont augmenté sur le marché russe malgré l'abondance de la récolte.
La perspective d'un renchérissement du prix du ,,
pain agace les autorités, qui ont promis de surveiller de près les prix alimentaires, dopés par l'embargo décrété par Moscou sur les produits alimentaires européens et américains en réponse aux sanctions liées à la crise ukrainienne.
Dans les faits, les autorités ont déjà mis des freins aux exportations en n'accordant qu'au compte-goutte les certificats sanitaires nécessaires et réduisant les transports ferroviaires.
Le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a prévenu jeudi à la télévision que les contrôles sanitaires resteraient « stricts », la Russie n'ayant « plus les moyens de fermer les yeux sur les violations ».
Selon lui, les mesures prises par le gouvernement doivent réduire la différence entre les prix à l'exportation (14 000 roubles par tonne, 225 euros) et sur le marché intérieur (moins de 10 000 roubles par tonne, 160 euros).



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine