Rechercher
Rechercher

Économie

La crise du rouble est finie, selon le gouvernement russe

Le ministre des Finances russe a déclaré hier que la crise du rouble était finie, même si le niveau des réserves de change du pays est à un creux depuis 2009 et que l'inflation annuelle a dépassé la barre des 10 %.
Apres avoir ralenti a 6,5 % en 2013, l'inflation s'est accélérée en raison de l'embargo décrété par Moscou en août sur la plupart des produits alimentaires américains et européens.
La devise russe est tombée la semaine dernière à des plus bas records face au dollar et à l'euro, sous le double coup de la chute des cours du pétrole et des sanctions occidentales imposées à Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne.
Mais le rouble s'est quelque peu repris depuis le début de la semaine grâce, entre autres, à une drastique hausse des taux d'intérêt, des limitations aux exportations de blé ou encore des mesures informelles de contrôle des capitaux, comme le fait d'ordonner aux grands exportateurs pétroliers de vendre une partie de leurs dollars.
Il y a dix jours, la Banque centrale russe a annoncé une hausse de 650 points de base de son taux directeur, à 17 %.
« Le taux directeur a été relevé afin de stabiliser la situation sur le marché des changes (...) Cette période, de notre point de vue, est déjà derrière nous. Le rouble se renforce », a déclaré le ministre des Finances Anton Siluanov devant la Chambre haute du Parlement.
Après avoir déjà dépensé plus de 80 milliards de dollars (65,6 milliards d'euros) pour défendre le rouble, la Banque centrale russe a vu, à la date du 19 décembre, ses avoirs en or et en devises étrangères passer sous la barre des 400 milliards pour la première fois depuis août 2009.
L'économie russe pourrait subir une contraction de 4 % de son produit intérieur brut, et le déficit budgétaire atteindre 3 % en 2015 à cause de la chute des cours du pétrole et du rouble, a estimé vendredi le ministre russe des Finances.
Anton Silouanov, cité par les agences russes, a prévenu que des coupes budgétaires seraient nécessaires, appelant à des réductions d'effectifs dans la défense, secteur dans lequel Vladimir Poutine a décidé d'investir massivement.
Officiellement, le gouvernement prévoit pour l'instant une baisse de 0,8 % du PIB l'année prochaine, après une croissance évaluée à 0,6 % cette année. Mais la Banque centrale a déjà prévenu que si les cours du pétrole restaient à leur niveau actuel, la contraction de l'économie russe dépasserait 4,5 %.

Le ministre des Finances russe a déclaré hier que la crise du rouble était finie, même si le niveau des réserves de change du pays est à un creux depuis 2009 et que l'inflation annuelle a dépassé la barre des 10 %.Apres avoir ralenti a 6,5 % en 2013, l'inflation s'est accélérée en raison de l'embargo décrété par Moscou en août sur la plupart des produits alimentaires américains et européens.La devise russe est tombée la semaine dernière à des plus bas records face au dollar et à l'euro, sous le double coup de la chute des cours du pétrole et des sanctions occidentales imposées à Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne.Mais le rouble s'est quelque peu repris depuis le début de la semaine grâce, entre autres, à une drastique hausse des taux d'intérêt, des limitations aux exportations de blé ou encore...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut