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Moyen Orient et Monde - USA_CUBA

Les Etats-Unis et Cuba engagent un rapprochement historique

Les États-Unis et Cuba engagent un rapprochement historique, une décision prise suite à l'intervention personnelle du pape François.

Le président Barack Obama a annoncé hier l’ouverture d’un « nouveau chapitre » avec Cuba, s’engageant à examiner avec le Congrès US la levée de l’embargo imposé depuis un demi-siècle par les États-Unis à l’île communiste. Au même moment, à La Havane, son homologue cubain Raul Castro confirmait cette percée historique.

Les États-Unis et Cuba ont engagé hier un rapprochement spectaculaire après des décennies de tensions héritées de le guerre froide, promettant le rétablissement de leurs relations diplomatiques et une plus grande coopération économique.
Ainsi, le président cubain Raul Castro a annoncé hier s'être « mis d'accord » avec son homologue américain Barack Obama sur « le rétablissement des relations diplomatiques » entre les deux pays. Dans le même temps, le président américain s'est engagé à examiner avec le Congrès américain la levée de l'embargo strict imposé depuis 1962 par les États-Unis à l'île communiste. Obama a appelé de ses vœux un débat – qui s'annonce déjà houleux – avec le Congrès américain sur la levée de cette mesure « inscrite dans la loi ». « Todos somos americanos » (Nous sommes tous américains), a lancé Barack Obama lors d'une allocution qui devrait marquer son mandat. Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone pendant près d'une heure mardi et la Maison-Blanche n'a pas exclu une visite de M. Obama à Cuba.
Toutefois, la bataille autour d'une éventuelle levée de l'embargo s'annonce rude au Congrès américain où plusieurs parlementaires hostiles à toute main tendue envers Cuba ont vivement réagi à l'initiative de Barack Obama.

 

(Pour mémoire : Cuba: Raul Castro prêt à dialoguer avec les Etats-Unis dans le respect mutuel)

 

Libération de prisonniers
Cette annonce historique intervient quelques heures après la libération d'Alan Gross, un Américain de 65 ans détenu depuis cinq ans à La Havane. Arrêté le 3 décembre 2009 à Cuba, Alan Gross avait été condamné en 2011 à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l'île communiste. Parallèlement, un espion à la solde du Renseignement américain, écroué à Cuba depuis 20 ans et dont très peu de gens connaissaient l'existence, a été libéré de prison. Trois Cubains, écroués aux États-Unis après avoir été condamnés à de lourdes peines pour espionnage, ont également retrouvé la liberté.
Lors de l'annonce de cette nouvelle des plus attendues, M. Castro a aussi souhaité « saluer l'appui du Vatican ». Il est vrai que le processus de normalisation des relations entre les deux pays avait commencé en toute discrétion au printemps 2013 sous l'égide du Canada, et s'était accéléré après l'intervention personnelle du pape François l'été dernier. Celui-ci a salué une « décision historique ». Alors que le pape fêtait hier ses 78 ans, le président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé qu'il s'agissait du « meilleur cadeau pour son anniversaire », étant donné qu'il avait œuvré personnellement pour une réconciliation.

 

(Lire aussi : Fidel Castro lauréat en Chine d'un prix de la paix alternatif au Nobel)

 

Cigares
Parmi les mesures annoncées pour favoriser les échanges économiques entre les deux pays, les Américains pourront désormais utiliser leurs cartes de crédit à Cuba et les institutions américaines pourront ouvrir des comptes dans les institutions financières cubaines. L'exportation de certains matériels de communication et télécommunication sera aussi permise, dans le but de développer Internet sur l'île.
Les voyageurs américains pourront par ailleurs rapporter depuis Cuba jusqu'à 100 dollars de tabac, ce qui inclut, bien sûr, les célèbres cigares cubains. Si les voyages touristiques indépendants resteront à ce stade interdits, nombre de procédures seront assouplies pour les chercheurs, les enseignants ou encore les journalistes.

 

Le Mercosur salue ce rapprochement
L'annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, qualifiée de « rectification historique » par le dirigeant vénézuélien, a également été saluée par les chefs d'État réunis à Paraná (nord de l'Argentine) pour le 47e sommet du Mercosur, marché commun réunissant le Brésil, l'Argentine, le Venezuela, l'Uruguay et le Paraguay.
Les tensions entre les deux pays ont connu leur point d'orgue en octobre 1962, lorsqu'un avion-espion américain repère sur l'île des missiles nucléaires soviétiques dirigés vers les États-Unis. Le monde se prépare alors à une guerre nucléaire. Mais le 28 octobre, sans consulter Castro, le dirigeant russe Nikita Khrouchtchev cède et accepte le retrait des missiles en échange d'un engagement solennel des États-Unis de ne pas envahir Cuba. En sous-main, Moscou obtient aussi le retrait des missiles américains déployés en Turquie.
Depuis l'arrivée de Raul Castro au pouvoir en 2006, quelques timides signes de détente entre les deux pays étaient apparus. En décembre 2013, MM. Obama et Castro avaient échangé une poignée de main à Johannesburg à l'occasion d'une cérémonie d'hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela. Dans le cadre de la riposte face à Ebola, les États-Unis et Cuba ont par ailleurs multiplié en octobre les échanges d'amabilités.

 

 

Les États-Unis et Cuba ont engagé hier un rapprochement spectaculaire après des décennies de tensions héritées de le guerre froide, promettant le rétablissement de leurs relations diplomatiques et une plus grande coopération économique.Ainsi, le président cubain Raul Castro a annoncé hier s'être « mis d'accord » avec son homologue américain Barack Obama sur « le rétablissement...
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