Depuis quelques jours et en lever de rideau, télés, journaux et radios pavoisent et bêlent dans la même direction : un pince-fesse sera bientôt organisé pour tenter d'accrocher les wagons entre le parti barbu et le courant barbichu. Une prévision tout en finesse et élégance pour nous promettre que cette fois, c'est du sérieux et que les participants qui prendront la pose à ces agapes verbeuses ne s'enverront ni cendriers ni bouteilles d'eau à la figure. À quoi tient notre bonheur...
Mieux encore : il paraît, selon des sources ultraconfidentielles, qu'ils se diront « bonjour-comment-ça-va », certains prévoyant même de se peloter discrètement, question de montrer une avancée réelle sur le plan des idées. Le couteau de cuisine ne sera utilisé qu'en dernier ressort, juste pour dire que le débat politique est entré dans le vif du sujet.
Bon, alors de quoi va-t-on se concerter ? Certainement pas des questions qui fâchent : la quincaillerie militaire du Hezbollah ? Peau de balle ! Son équipée en Syrie face à ses frères de barbe ? Bernique ! Avant de commencer à nous inonder d'optimisme sirupeux, les commentateurs et autres experts en art divinatoire sont ainsi priés d'attendre que le Victorieux divin ait terminé son cursus guerrier.
Reste le sujet passe-partout de la présidentielle. Mais comment ramener sur le tapis ce dossier, quand on sait que les barons maronites se frittent en catiminette et se savonnent mutuellement la planche ? Suspense haletant et chair de poule à la clé...
Refrain connu d'avance : censés carburer sans relâche, les artistes du dialogue finiront par se voir une fois par semaine. Ensuite, qui sait, une fois par mois, puis aux équinoxes. Ils passeraient par hasard devant le Parlement, verraient de la lumière et monteraient boire un coup. Ils enfileront les poncifs autosatisfaits, puis on dialoguera, on dialoguera, on dialoguera... jusqu'à tomber d'accord sur les désaccords.
« Inch'allah, Boukra, Maalech », éternelle version arabe d'IBM...
Agapes verbeuses
OLJ / Par Gaby NASR, le 12 décembre 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Il n’est pas réaliste de mettre à pied d’égalité hégémonie iranienne et ingérence positive saoudienne au Liban. Les Iraniens ont formé un bataillon de mercenaires le Hezb. Ce Dernier pour témoigner une allégeance sans faille à ses nouveaux maitre a du renier son passé et sa singularité et, abandonner toute solidarité avec sa nation, allant jusqu’ a l’indifférence totale quant au sort de ses compatriotes. L’état islamique d’Iran a façonné le Hezb comme un corps franc au regard tourné exclusivement vers Téhéran. Son arment purement offensif n’a aucune vocation à protéger les libanais de quiconque. Il ne sert qu’a intimider les ennemis de ses maîtres demeurés en perse. Le Hezb n’a d’intérêt pour la population libanaise que dans la mesure où celle-ci lui sert de bouclier humain. Il lui importe peu que son pays soit dévasté ce n’est plus le sien. L’Arabie Saoudite n’exige aucune contrepartie de ses alliés pouvant les mettre en danger. Elle ne leur demande pas non plus d’adopter ses coutumes et d’abandonner leur culture et mode de vie. Elle finance des instances étatiques sans privilégier une communauté en particulier. L’Egypte de Sissi en est le meilleur exemple.
21 h 46, le 13 décembre 2014