Les pilotes d’Air France ont voté hier de justesse en faveur du développement de la low cost Transavia France. Philippe Huguen/AFP
Ils ont finalement dit « oui ». Les pilotes d'Air France ont voté hier de justesse en faveur du développement de la low cost Transavia France, deux mois après une grève historique qui avait provoqué un divorce entre direction et syndicats.
Un dernier acte de la saga Transavia reste cependant à écrire jeudi, avec une réunion décisive du SNPL, le premier syndicat de pilotes d'Air France.
Fer de lance de la grève de septembre, la signature de ce dernier est nécessaire pour valider le vote des pilotes, qui n'a pas de valeur juridique.
Les quelque 3 800 professionnels du ciel appelés aux urnes se sont prononcés à une courte majorité pour l'expansion de Transavia France, le « oui » l'emportant avec 53 % des suffrages exprimés.
La forte participation (80 %) assure cependant une légitimité certaine au camp vainqueur, en même temps qu'elle influence probablement la décision à venir du SNPL Air France.
Jeudi, le syndicat majoritaire de pilotes élit son nouveau bureau et son nouveau président, avant de rendre son verdict dans la foulée.
Un vote contraire à celui des pilotes paraît improbable, à près de trois mois des élections professionnelles. D'autant que près de 60 % des adhérents du SNPL ayant pris part au référendum ont voté « oui ».
Air France s'est félicitée du « résultat positif » de la consultation, qui met fin à « une période d'incertitude » et permettra à Transavia de devenir « la première compagnie low cost à Paris-Orly dès l'été 2015 ».
S'il était adopté, le document soumis à consultation modifierait l'accord de 2007 signé à la création de Transavia. Une seule modification notable serait apportée, mais de taille : sa flotte maximale passerait de 14 à 40 avions.
Dès l'été prochain, 21 avions aux couleurs de Transavia seront en circulation. L'entreprise espère faire voler 37 Boeing 737 à l'horizon 2019.
Le projet d'accord organise également le détachement des pilotes d'Air France volontaires pour rejoindre Transavia, par le biais de primes d'incitation notamment.
Air France-KLM espère rattraper avec Transavia le retard pris sur les mastodontes du transport aérien à bas coûts (Ryanair, easyJet...), particulièrement offensifs sur les marchés français et européens. C'est toute la stratégie de son plan « Perform 2020 », présenté début septembre.


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