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Yara : six ans plus tard, l’album libanais

Liban pop - Musique

La star libanaise offre une nouvelle série de ses plus belles ballades amoureuses dans l'album « Ayech Bi Oyouni », qui s'est rapidement classé en tête des ventes du monde arabe.

13/11/2014

Après plus de 6 ans de relative absence, Yara est enfin de retour avec son nouvel opus, Ayech Bi Oyouni. Et pour célébrer son come-back, l'artiste primée deux fois comme « meilleure chanteuse au pays du Cèdre » a choisi cette fois la chanson en langue libanaise comme cheval de bataille. À l'heure où ses compétitrices peinent à trouver des tubes marquants en dialecte libanais, optant souvent et à contre gré pour des chansons venues d'Égypte, la belle Yara, connue pour ses ballades romantiques, a défendu un retour aux origines assez marqué. Sur son album, dix chansons libanaises et une seule en dialecte égyptien.

 

 

 


Après un premier album libano-égyptien qui l'avait fait connaître du public en 2005 et un deuxième similaire qui l'avait propulsée au-devant de la scène en 2008, avec des tubes comme Inta Menni et Ma Yhemmak, Yara s'était en effet consacrée pendant plus de 6 ans à se faire un nom dans la chanson « khaliji » du Golfe. Son single Sodfa ayant connu un succès fracassant dans cette région en 2008, la Libanaise a été sollicitée par divers auteurs et compositeurs du Golfe qui lui ont ouvert les « portes du Khalij ». Après un album consacré à ce genre de chansons en 2009 et plusieurs singles dans ce dialecte, Yara est devenue la première au classement des chanteuses libanaises dans la région du Golfe. Au grand dam de ses fans du reste du monde arabe qui réclamaient un nouvel album libano-égyptien. Chose faite : son dernier album vient de se classer en moins de trois semaines en tête des ventes du monde arabe.

 

 

 

Les derniers poèmes d'Élias Nasser
« Le retard de l'album n'était pas prévu, confie Yara à L'Orient-Le Jour. Mais la situation générale du monde arabe au cours des trois dernières années n'était pas encourageante pour proposer un nouvel opus et je pense qu'il est sorti au bon moment. Je ne m'attendais vraiment pas à un si grand succès en moins d'un mois. » Collaborant avec le compositeur Jean-Marie Riachi qui a signé l'ensemble de la distribution musicale et le compositeur Tarek Abou Jaoudé qui l'a découverte il y a plus de dix ans, Yara a opté pour 4 textes libanais écrits par Nizar Francis et 6 autres écrits par le grand poète Élias Nasser, décédé en 2013, qui a donné à la chanson libanaise des centaines de ses plus beaux textes. L'album, aux sonorités douces et aux mots simples, propose ainsi de jolies ballades et on sent que certains morceaux sont indéniablement imprégnés d'une touche « feyrouzienne ». « J'ai toujours collaboré avec eux, dit-elle. Nous savons aujourd'hui quelles sonorités me vont le plus, même si certaines chansons sont assez nouvelles et innovantes du point de vue musical. » Et d'ajouter : « Je suis fière d'avoir chanté les derniers poèmes d'Élias Nasser, mon père spirituel, à qui j'ai dédié l'album qu'il n'a malheureusement pas pu écouter dans son intégralité. »

 


Parmi les titres-phares de ce dernier, Oul, sincère déclaration d'amour, Ya Rayt et Bethebb, aux rythmes plus enjoués, le single Maghroum, déjà connu du public, et nos deux coups de cœur : Ah Mennak Ya Hawa et Ayech Bi Oyouni. C'est d'ailleurs ce titre qui porte le nom de l'album que la jeune chanteuse a choisi de mettre en images le temps d'un clip en noir et blanc signé Jad Choueiri. « J'étais très enthousiasmée par l'idée de collaborer avec Jad Choueiri, explique l'artiste, égérie d'une maison de bijoux. On m'a longtemps dit de prendre garde à ses idées folles ou osées qui ne me ressemblent pas, mais j'ai décidé de lui donner carte blanche et de le suivre. Il a finalement mis en valeur un côté spontané de ma personnalité que les gens ne connaissaient pas et j'en suis très satisfaite. » « Je compte collaborer avec lui à nouveau, après la sortie de mon prochain clip Baaref, réalisé par Nasser Fakih avec l'acteur et présentateur télé Adel Karam », ajoute-t-elle.


De quoi régaler les fans de la chanteuse disséminés aux quatre coins du monde arabe, et grâce à qui elle prouve aujourd'hui que la chanson libanaise est encore très appréciée dans toute la région, et qu'elle a encore de beaux jours devant elle. Dans les bacs depuis octobre, Ayech Bi Oyouni marque une nouvelle étape dans la carrière musicale de Yara. À écouter pour tous les férus de chansons libanaises authentiques. Idéal au petit matin pour les débuts de journée.

 

 

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Gerard Avedissian

La banalite en guise de "business as usual". Aucune identite, pas de personnalite et une voix aux registres tres limites. Dommage. Le look ne suffit pas, il faut pouvoir chanter aussi !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ON COPIE LES AUTRES... POUR SE DIRE "MODERNE"... MAIS ON COPIE SI MAL... QU'ON SE TROUVE EN RÔLE : SUBALTERNE !

Halim Abou Chacra

Franchement dit, les vidéos-clip des chansons arabes sont à classer parmi les plus bêtes du monde.

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