Mariam Fakhreddine.
Grande figure de l'âge d'or du cinéma égyptien, Mariam Fakhreddine est décédée le 3 novembre. Surnommée l'Ange de l'écran, elle est née le 1er août 1933 d'un père égyptien et d'une mère autrichienne. Lorsque ses parents se séparent et sa mère repart pour l'Autriche, Mariam n'a que quatorze ans et devra s'occuper de son jeune frère Youssef.
Elle obtiendra son diplôme secondaire de l'École allemande.
En 1950, elle remporte le concours du plus beau visage, organisé par la revue française Image. Le photographe Abdou Nasr va la remarquer. Il lui propose de jouer dans un film qu'il produit.
Une nuit d'amour (1951) est le début de sa carrière. C'est immédiatement un grand succès qui la propulse au firmament des stars. S'ensuivront de nombreux films, notamment Les Pauvres (1952), Le Doute meurtrier (1953), La Bonne terre (1954), La Jeune mariée (1956) ou encore Les Mains tendres (1963) et Laissez-nous aimer (1975).
Elle apparaîtra encore dans de nombreux films au cours des années quatre-vingt et quatre vingt-dix, comme dans Dormir dans le miel en 1996 avec Adel Imam. De même qu'elle participera à des feuilletons télévisés dans les années 2000. Plus de 240 films sur une période de soixante ans.
Côté cœur, l'Ange a eu une vie conjugale tumultueuse puisqu'elle a eu quatre époux entre autres, Mahmoud Zoulfikar et Fahd Bellane.
C'est une belle figure, mais aussi un esprit franc et authentique qui quitte la scène.

