Comme le temps passe ! Il n'y a même pas trois ans, les angelots européens et le neuneu-Nobel de la Maison-Blanche chantaient les louanges de Recep Tayyip (... hip, hip, hourrah ! ) Erdogan. L'encore Premier ministre turc représentait à l'époque l'image parfaite d'un oxymore qui venait d'être inventé dans la foulée du printemps arabe : l'islamiste modéré. Comprendre, le fanatique gentil qui ne cogne sa femme qu'avec de petites pierres et n'égorge les mécréants qu'avec un canif d'occasion.
Il n'en fallait pas beaucoup à notre ami, en ce temps-là, pour donner des palpitations énamourées aux bonnes âmes d'Occident, qui se pâmaient devant cet Oriental ombrageux tiré à quatre épingles, toujours en veston-cravate, rasé de près, sans chemise de nuit ni babouches.
Et puis, comme sur le fond on ne se refait pas, voilà que le BCBG turc vire soudain Étrangleur ottoman. À son tour maintenant d'avoir des palpitations face à l'émergence du calife mugissant Abou Bakr côté irakien et des guignols d'al-Nosra, orphelins d'Oussama Ben Laden et sous-fifres d'el-Qaëda côté syrien. Le bonheur complet ! Ce qui lui rappelle ses rêveries de jeunesse, quand il s'excitait dans les meetings en comparant les mosquées aux casernes et les minarets aux baïonnettes. Il n'avait sans doute pas fumé que du tabac turc, ce jour-là...
Pour l'heure, Recep Tayyip boit du petit lait à sa mémère. Il observe les Kurdes se faire massacrer à sa frontière par les agités du burnous, tout en sifflotant et regardant ailleurs. Pas bête, l'Erdogan ! Il ne va quand même pas sauver ces clowns en pantalon bouffant qui s'en viendront ensuite lui touiller le purin en jouant les héros sous ses fenêtres.
Mais les vrais cocus de l'histoire auront été au Liban le Barbichu et toute sa claque : responsables de premier rang, seconds couteaux, suivis des troisièmes fourchettes et de la quasi-totalité de la vaisselle du courant du Futur... Ils avaient tous accueilli l'Ottoman à coups de cymbales en novembre 2010. Alors, le regarder aujourd'hui faire risette aux excités du poignard les a fait dégringoler de l'armoire.
Il est vrai que chez nous, la dégringolade est une avant-première nature...
gabynasr@lorientlejour.com
Il n'en fallait pas beaucoup à notre ami, en ce temps-là, pour donner des palpitations énamourées aux bonnes âmes d'Occident, qui se pâmaient devant cet Oriental ombrageux tiré à quatre épingles, toujours en veston-cravate, rasé de près, sans chemise de nuit ni babouches.Et puis, comme sur le fond on ne se refait pas, voilà...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Et qu'allons nous faire de Jack l'éventreur ? ça devient une petite frappe devant erdo ! il va pas aimé ça , je parle de Jack bien sûr ! lol..
20 h 21, le 17 octobre 2014