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Pour Hariri, Assad et Maliki sont derrière l'émergence de l'EI

L'ancien Premier ministre estime que le Hezbollah est responsable des combats avec les jihadistes au Liban.

"C'est actuellement le roi Abdallah qui est à la tête de la lutte culturelle et politique contre l'extrémisme se prétendant de l'islam", a estimé l'ancien Premier ministre Saad Hariri. Photo AFP/Dalati et Nohra

"Le noyau dur et fondateur de l'EI (État islamique, ndlr) provient des anciens détenus d'el-Qaëda, libérés à dessein des prisons de Nouri al-Maliki en Irak et de Bachar el-Assad en Syrie". C'est ce qu'a souligné l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri au quotidien français le Figaro publié lundi, qui l'interrogeait sur le rôle de l'Arabie saoudite dans l'émergence des groupes jihadistes.

"Cette affirmation est contraire à la réalité. Regardez le soutien de Riyad à l'Égypte du général al-Sissi ou à l'armée libanaise dans sa lutte contre les groupes terroristes. C'est actuellement le roi Abdallah qui est à la tête de la lutte culturelle et politique contre l'extrémisme se prétendant de l'islam, et sans son soutien et sa participation, il ne pourrait y avoir aujourd'hui de coalition internationale contre l'EI", a souligné le chef du Courant du Futur. Pour lui, "le prétendu État islamique n'est ni l'un, ni l'autre. Il s'agit d'un groupe terroriste qui commet, au nom de notre religion, des actes barbares et abjects".

 

(Lire aussi : Entre Hollande et Hariri, un dossier délicat : les armes françaises financées par l'Arabie)

 

M. Hariri dresse ainsi un portrait sombre de la situation de la population syrienne : "Aujourd'hui, en Syrie, la population est condamnée à un choix impossible entre l'EI et Bachar el-Assad". Interrogé sur l'impact des frappes de la coalition internationale contre les jihadistes, l'ancien Premier ministre a estimé qu'elles "sont nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes. Pour le long terme, il faut à tout prix soutenir et renforcer les modérés, c'est-à-dire ceux qui refusent l'intolérance religieuse, qui préconisent une séparation du politique et du religieux dans les affaires de l'État, qui respectent les principes démocratiques et les droits de l'homme". Il a à cet égard souligné que "le Liban est le modèle de la tolérance et du vivre-ensemble pour toute la région. Or aujourd'hui, ce modèle est menacé par le pourrissement institutionnel, avec une vacance à la tête de l'État".

Depuis la fin du mandat de Michel Sleiman le 25 mai, le pays est sans président. Une 14e séance parlementaire a été fixée au 29 octobre afin de tenter d'élire un chef de l'Etat. "Nous sommes le seul pays, sur l'arc qui va du Maroc à l'Inde, dont le président de la République doit, de par la Constitution, être chrétien. Nous y tenons. Or on essaie depuis le mois de mai d'élire un président de la République. Nous œuvrons de toutes nos forces pour mettre fin à cette vacance", a poursuivi M. Hariri.


(Lire aussi : Spéculations autour de la rencontre Hariri-Raï-Berry à Rome aujourd'hui)


Le chef du Courant du Futur a également mis en relief l'impact des réfugiés syriens au Liban, dont le nombre a déjà dépassé le cap du million, pour une population de presque quatre millions : "Nous faisons face à l'afflux de 1,3 million de réfugiés syriens. C'est comme si la France devait accueillir 20 millions de réfugiés en l'espace de trois ans. Aucun pays ne peut faire face à de telles proportions !".

Le leader sunnite a enfin déploré l'implication du Hezbollah chiite aux côtés du régime Assad en Syrie : "Cette ingérence d'un parti-milice libanais en territoire étranger s'est faite sans demander l'avis des Libanais, ni de l'État libanais. Ils prétendent y être allés pour empêcher les groupes terroristes syriens de venir au Liban. Or ces mêmes groupes prennent prétexte de l'intervention du Hezbollah en Syrie pour amener la bataille au Liban même!".

 

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"Le noyau dur et fondateur de l'EI (État islamique, ndlr) provient des anciens détenus d'el-Qaëda, libérés à dessein des prisons de Nouri al-Maliki en Irak et de Bachar el-Assad en Syrie". C'est ce qu'a souligné l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri au quotidien français le Figaro publié lundi, qui l'interrogeait sur le rôle de l'Arabie saoudite dans l'émergence des groupes jihadistes.
"Cette affirmation est contraire à la réalité. Regardez le soutien de Riyad à l'Égypte du général al-Sissi ou à l'armée libanaise dans sa lutte contre les groupes terroristes. C'est actuellement le roi Abdallah qui est à la tête de la lutte culturelle et politique contre l'extrémisme se prétendant de l'islam, et sans son soutien et sa participation, il ne pourrait y avoir aujourd'hui de coalition internationale contre...
commentaires (4)

LES RESPONSABLES... OUI ! DERRIÈRE ? IL Y A BIEN D'AUTRES CHATS À FOUETTER...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 41, le 15 octobre 2014

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Commentaires (4)

  • LES RESPONSABLES... OUI ! DERRIÈRE ? IL Y A BIEN D'AUTRES CHATS À FOUETTER...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 41, le 15 octobre 2014

  • Pauv' gars, va!

    Ali Farhat

    02 h 02, le 14 octobre 2014

  • En tant que qui ou quoi parle saad ? est il ex 1er M , est il tjrs libanais ? est il pdt de groupe dit du 14 mars ? pas pour dire les absents ont tjrs tort mais c'est facile d'accuser et de se fonder en excuses diverses . Vous aviez ete mis en garde contre cette peste noire en gestation au sein de votre societe , les exemples n'ont pas manqué , avec la Lybie, la Somalie l'Afghanistan, le Pakistan le Nigeria et j'en passe , rien n'y faisait vous vouliez la tete du Pdt elu Bashar , et comme le dit votre allie propre biden tout votre groupe constitue de la turquie du qatar et des binsaouds du golfe avaient plonge la tete la 1ere dans le caca . Faut nettoyer la place a present , le hezb fait ce qu'il peut et heureusement il est la , pas trop tard pour le joinder dans cette noble lute pour l'Islam , dans ;a mesure ou votre astuce de "moderes" syro/irakien , desole ca marche plus , en occicon ils ont compris votre incurue et vos mensonges , bien qu'ils aient besoin de votre fric .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 34, le 13 octobre 2014

  • CETTE GUERRE DE HAINE, DE RELIGION ENTRE L'ARABIE SAOUDITE ET L'IRAN, LE LIBAN L'A SUBIT GRACE À CES MERCENAIRES QUI NOUS GOUVERNENT. SI HARIRI ÉTAIT UN LIBANAIS AVANT D'ÊTRE UN SAOUDIEN, OU SI HASSAN NASRALLAH ÉTAIT LUI AUSSI UN LIBANAIS AVANT D'ÊTRE UN IRANIEN, ON AURAIT PAS SUBIT TOUS CES PROBLÈMES. QU'ILS AILLENT AU DIABLES AVEC TOUS CES AUTRE MERCENAIRES COMME AOUN, FRANGIEH, BERRY, JOUMBLATT, ETC.... LA LISTE EST TRÈS LONGUE.

    Gebran Eid

    10 h 56, le 13 octobre 2014

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