Y a pas à dire, les Libanais ont décroché la palme ! Les tuiles s'entassent comme autant de tombereaux d'ordures, et tout ce que trouvent à faire les huiles d'en haut, c'est de picorer dedans pour en sortir des raclures de solutions, juste bonnes à bricoler des effets d'annonce.
Infoutus de produire un président de la République, inaptes à organiser des législatives comme dans les pays matures, incapables de gérer convenablement les finances publiques en mettant à la diète cet État en déconfiture, les caciques calcifiés de la politique s'alignent maintenant dans les starting blocks en vue de prolonger une législature qui, le moins qu'on puisse dire, n'a pas jusque-là fait des étincelles. C'est archiconnu : quand la soupe est bonne, les papys ne lâchent jamais le bout de gras !
Voilà un pays où la soif de pouvoir cocufie le bulletin de vote au profit de la rente viagère, où la bombinothérapie et l'assassinat au couteau de cuisine font partie du patrimoine politique. Un pays aux frontières filasses gangrenées par les barbus de tout poil et babouche, absorbant tout ce que les marchands de quincaillerie militaire ont envie de fourguer. Un système politique déjanté et aux institutions bordéliques, où les prix flamboient, l'électricité trembloie, le téléphone merdoie et les égouts pissoient. Bref, un bled où rien ne marche et où tout fout le camp... Alors, quand certains neuneus évoquent le prestige et l'autorité de l'État, on se dit qu'ils ont vraiment l'humour involontaire.
Et maintenant, un nouveau tour de piste ! Le Hezbollah, dont on a oublié à quoi il servait depuis que ses gladiateurs sont partis ferrailler dans le maquis syrien, est revenu brièvement à ses premières amours en retournant ses chairs à canon contre des objectifs plus hébreux. Oh, rien de bien méchant, une bombinette bien dosée sur le caillou de Chebaa, juste de quoi se faire acclamer par sa camarilla sans s'attirer une nouvelle dérouillée sanglante. Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour la résistance.
Plus grave que le bruit des bottes en Syrie, le frou-frou des pantoufles au Liban-Sud.
gabynasr@lorientlejour.com
Infoutus de produire un président de la République, inaptes à organiser des législatives comme dans les pays matures, incapables de gérer convenablement les finances publiques en mettant à la diète cet État en déconfiture, les caciques calcifiés de la politique s'alignent maintenant dans les starting blocks en vue de prolonger une législature qui, le moins qu'on puisse dire, n'a pas jusque-là fait des étincelles. C'est archiconnu : quand la soupe est bonne, les papys ne lâchent jamais le bout de gras !Voilà un pays où la soif de pouvoir...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Du bruit des bottes en Syrie, au frou-frou des pantoufles au Liban-Sud tout exige de la prudence ou il faudra marcher sur les mains, de peur de recevoir une tuile sur la tête.
14 h 43, le 10 octobre 2014