Autrefois bastion d’el-Qaëda avant de devenir un fief des Sahwa, Doulouiya se targue d’avoir été la première ville où l’EI s’est heurté à une résistance sunnite au début de sa vaste offensive en juin. Ahmad al-Rubaye/AFP
Quand les jihadistes de l'État islamique (EI, ex-Daech) ont attaqué le village chiite irakien d'al-Saud, ses habitants ont reçu une aide rare : celle de leurs voisins sunnites de la ville de Doulouiya.
« C'est la première fois que sunnites et chiites combattent ensemble comme ça contre l'EI », souligne le mollah Maher al-Joubouri, l'imam de Doulouiya, une ville majoritairement sunnite nichée sur les rives du Tigre, dans le centre de l'Irak. « Nous les aidons, ils nous aident », poursuit le religieux, rencontré dans une villa cossue utilisée comme centre de commandement. Pour soutenir les habitants d'al-Saud, attaquée la semaine passée par l'EI, le chef de la police de Doulouiya est venu avec un détachement d'hommes et 15 000 munitions.
Autrefois bastion d'el-Qaëda avant de devenir un fief des Sahwa, ces milices antiextrémistes créées par les États-Unis au milieu des années 2000, Doulouiya se targue d'avoir été la première ville où l'EI s'est heurté à une résistance sunnite au début de sa vaste offensive en juin. « Ils venaient de Mossoul et avançaient d'un village sunnite à un autre sans même combattre, mais leur progression s'est arrêtée ici », se félicite Mohannad, 27 ans, qui a abandonné il y a quatre mois son travail dans un hôpital de Tikrit pour prendre les armes. Les jihadistes ont en fait été stoppés au milieu de Doulouiya, les tribus au nord les laissant entrer tandis que le quartier sud de Joubour résistait. « Nous connaissons ceux qui se battent contre nous », précise Ibrahim al-Joubouri, un ancien général de l'armée du feu dictateur Saddam Hussein. Car « nous avons aidé à les mettre en prison à Abou Ghraib, Tikrit, Badoush (près de Mossoul) et à Taji », ajoute-t-il. Certains se sont échappés de prison. Les autres ont été libérés par les jihadistes lors de leur avancée fulgurante. En tant que sunnites ayant pris les armes pour résister à el-Qaëda puis à l'EI, les habitants de Joubour sont considérés comme des « traîtres » par les jihadistes, qui n'hésiteront pas à les tuer en cas de victoire. Mais « nous ne les laisserons plus jamais entrer », assure Maher al-Joubouri.
De l'autre côté de Joubour, sur la ligne de front avec les jihadistes, le corps d'un combattant de l'EI est étendu sous un arbre depuis trois jours. « Nous ne sommes pas sûrs d'où celui-ci vient, mais beaucoup sont étrangers. Deux Yéménites ont été tués dans le même secteur », indique l'officier de police Abdallah Ali Hammash. Le bâtiment rose dans lequel ce policier travaille est une ancienne cafétéria d'un parc d'attractions. Elle délimite aujourd'hui l'une des lignes de front. Les nacelles de la grande roue sont criblées de balles. Et au pied gisent d'autres corps de jihadistes, que personne ne vient chercher en raison de la présence de tireurs embusqués.
Les troupes irakiennes ont apporté leur soutien la semaine passée aux habitants de Joubour, et il ne reste plus qu'environ 150 jihadistes dans la ville. « Nous avons fait 80 % du travail, mais nous avons encore besoin d'aide », plaide Mohannad. La rue principale, qui grouille de véhicules blindés de l'armée et de la police, est devenue un atelier géant à ciel ouvert où les militaires s'affairent, réparant là une mitrailleuse, plus loin une roue endommagée par une bombe. « Nous sommes tous ensemble désormais et je me considère de Doulouiya maintenant », affirme Ghassan, un policier chiite. Plusieurs habitants d'al-Saud et d'autres villages chiites se battent également à Joubour aux côtés des sunnites. Des tribus sunnites du Nord ont aussi apporté leur aide. Les plus optimistes voient dans ces développements l'émergence d'une alliance antijihadiste. Mais les cicatrices seront longues à se refermer après des années de combats et de trahisons entre les différentes communautés.
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Avant de s'attarder sur l'action de la Résistance à Chebaa, il faut se pencher sur les agressions du régime sioniste, a déclaré le Président du Parlement libanais. Avant d'examiner les raisons de l'opération menée par la Résistance dans les fermes de Chabaa, nous deverons nous interroger sur l'agression du régime sioniste sous les yeux des forces de la FINUL, contre l'armée au cours de laquelle un soldat libanais a été blessé, a déclaré Nabil Berri,cité par Al-Alam. En plus il faut examiner les cas de violation de la résolution 1701 , violations qui visent la souveraineté libanaise, a-t-il ajouté. « Je ne sais pas pourquoi lorsqu'un soldat sioniste est blessé le monde se soulève alors que les agressions contre les citoyens et les soldats libanais sont passés sous silence », s'est-il interrogé. Seul le hezb resistant se bat pour l'honneur du LIban et de l'armee . Les autres critiquent ou se resignent ..
15 h 15, le 08 octobre 2014