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Économie - Aéronautique

Grève à Air France : la sortie de crise n’aura pas eu lieu

Les pilotes d'Air France, en grève depuis huit jours, ont rejeté hier une « ultime » proposition de la direction de suspendre le projet de développement en Europe de sa filiale low cost Transavia, à l'origine du conflit.

Le PDG du groupe AF-KLM, Alexandre de Juniac, pensait débloquer la situation avec une « ultime proposition » : suspendre jusqu’à la fin de l’année le projet de création de nouvelles bases Transavia en Europe et accélérer parallèlement son développement en France. Thomas Samson/AFP

Plus de la moitié des avions de la compagnie sont cloués au sol depuis le 15 septembre, début de la grève la plus longue menée par des pilotes depuis 1998, rapporte l'AFP.
« Il faut que cette grève s'arrête le plus vite possible », a de nouveau plaidé hier le Premier ministre, Manuel Valls, estimant que la direction d'Air France a fait des propositions « raisonnables ». L'État est actionnaire de la compagnie à hauteur de près de 16 %.
Le PDG du groupe AF-KLM, Alexandre de Juniac, pensait débloquer la situation avec une « ultime proposition » : suspendre jusqu'à la fin de l'année le projet de création de nouvelles bases Transavia en Europe et accélérer parallèlement son développement en France.
Perçu par les pilotes comme la porte ouverte à une « délocalisation » de l'emploi français, le déploiement de Transavia devait faire, avant la fin de l'année, l'objet d'une négociation avec toutes les catégories de salariés. Le groupe AF-KLM veut faire passer la flotte de Transavia France de 14 à 37 avions. Il avait affiché sa volonté d'ouvrir de nouvelles bases Transavia en Europe dès 2015, avec des pilotes sous contrats locaux.
Il y aura « un dialogue approfondi » pour « construire avec les syndicats les garanties nécessaires », a promis M. de Juniac.
Mais le SNPL AF Alpa, majoritaire chez les pilotes, n'y a vu « qu'un écran de fumée » qui « n'offre pas plus de garanties » contre les risques de « délocalisation » d'emplois français et de « dumping social ».
Les pilotes ont été ulcérés par la mise en garde de M. de Juniac, qui a prévenu qu'en cas de refus, il n'hésiterait pas à « dénoncer » l'accord conclu avec le SNPL à la création de Transavia France.
Cet accord limite la flotte de la low cost et encadre le détachement des pilotes volontaires d'Air France (avec l'octroi de primes).

Plus de la moitié des avions de la compagnie sont cloués au sol depuis le 15 septembre, début de la grève la plus longue menée par des pilotes depuis 1998, rapporte l'AFP.« Il faut que cette grève s'arrête le plus vite possible », a de nouveau plaidé hier le Premier ministre, Manuel Valls, estimant que la direction d'Air France a fait des propositions « raisonnables ». L'État est actionnaire de la compagnie à hauteur de près de 16 %.Le PDG du groupe AF-KLM, Alexandre de Juniac, pensait débloquer la situation avec une « ultime proposition » : suspendre jusqu'à la fin de l'année le projet de création de nouvelles bases Transavia en Europe et accélérer parallèlement son développement en France.Perçu par les pilotes comme la porte ouverte à une « délocalisation » de l'emploi français, le déploiement...
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