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Qui se bat en Syrie et en Irak ?

Des Peshmergas prennent position près du poste-contrôle kurde d'Aski kalak, à 40 Km de l'ouest d'Erbil, le 16 septembre 2014. AFP PHOTO / SAFIN HAMED

Jihadistes, Peshmergas, milices chiites, rebelles anti-Assad, armées régulières et même soldats étrangers : de multiples forces se battent en Irak et Syrie.

 

JIHADISTES


Sunnites, ils combattent en Syrie dirigée par des alaouites (branche du chiisme) et en Irak où les chiites sont au pouvoir. La CIA vient d'estimer à "entre 20 000 et 31 500" les forces dans ces deux pays de l'Etat islamique (EI), principal groupe jihadiste, soit le triple de sa précédente estimation.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) évalue à plus de 50 000 le nombre de jihadistes en Syrie, dont 20 000 non syriens, venus notamment du Golfe, de Tchétchénie, d'Europe et même de Chine. Selon le renseignement américain, il y aurait 15 000 combattants étrangers en Syrie, dont 2 000 Occidentaux. Certains ont rejoint l'EI, d'autres se battent dans les rangs du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda.

Selon l'ICSR (International Center for the Study of Radicalisation) de Londres, les jihadistes étrangers en Syrie viennent de 74 pays, majoritairement du Proche-Orient/Maghreb. La Tunisie (jusqu'à 3 000 combattants), l'Arabie saoudite (jusqu'à 2 500), le Maroc et la Jordanie (1 500 chacun) ou le Liban (900) sont en tête, suivis de la Russie (800) et la France (700).

 


Un militant de l'Etat islamique en Irak et au Levant posant avec son drapeau. AFP

 

 

COMBATTANTS KURDES


Les Peshmergas -"ceux qui affrontent la mort" en langue kurde-, sont depuis juin en première ligne contre les jihadistes en Irak. Ces combattants de la région autonome du Kurdistan irakien, alliée de Washington, sont quelque 200 000.

Une dizaine de pays, dont les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, ont commencé depuis août à leur livrer des armes. Le président de la région Massoud Barzani a affirmé le 26 août que l'Iran avait initié ce mouvement.

Les forces kurdes de Syrie et Turquie, notamment le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne), leur ont apporté leur soutien en août. Elles combattent aussi dans le nord de la Syrie.

 


Des Peshmergas près du poste-contrôle kurde d'Aski kalak, à 40 Km de l'ouest d'Erbil, le 16 septembre 2014. AFP PHOTO / SAFIN HAMED

 

 

ARMÉE IRAKIENNE, MILICES CHIITES ET TROUPES ÉTRANGÈRES EN IRAK


• L'armée irakienne, dont les Etats-Unis entendent poursuivre la reconstruction avec leurs alliés, compte 271 400 hommes dont 193 400 pour l'armée de terre, selon l'International Institute for Strategic Studies (IISS).
L'ancienne armée (450 000 militaires) avait été dissoute par les Américains après l'invasion de 2003. La nouvelle n'a pu stopper la recrudescence des violences depuis le retrait américain achevé fin 2011 et a reculé en juin face aux jihadistes.

• Les chefs religieux chiites ont appelé aux armes en juin pour défendre la nation. Moqtada al-Sadr, fondateur en 2004 de l'Armée du Mahdi (dissoute en 2008) pour combattre l'armée américaine, a créé les Saraya al-Salam (Brigades de la paix).

• Le président américain Barack Obama a renvoyé en juin des militaires américains en Irak, ils seront environ 1 600 avec les 475 conseillers militaires supplémentaires annoncés le 10 septembre. Le Canada a récemment annoncé le déploiement de "plusieurs dizaines" de militaires pour conseiller l'armée irakienne.



L'armée irakienne célébrant, le 1er septembre 2014, la fin du siège de la ville d'Amerli. AFP

 

 

 

ARMÉE SYRIENNE, MILICES PARAMILITAIRES


Forte de 178 000 hommes dont 110 000 pour l'armée de terre (selon l'IISS), l'armée syrienne a vu ses capacités divisées par deux avec la guerre civile débutée en 2011 mais s'est réorganisée.
Elle peut compter sur le soutien des "chabbiha", miliciens pro-régime regroupés début 2013 dans une force paramilitaire, ainsi que sur le Hezbollah libanais qui aurait 10 000 combattants sur le terrain.
L'IISS note que l'Iran fournit une aide financière et matérielle "considérable".



Funérailles d'un commandant du Hezbollah tué en Syrie, le 1er janvier 2014 à Baalbek. AFP

 

 

RÉBELLION ANTI-ASSAD


Outre l'EI, une myriade d'organisations combattent en Syrie le régime du président Bachar el-Assad, notamment les islamistes du Front al-Nosra ou d'Ahrar al-Cham. Certaines évaluations tablent sur des dizaines de milliers de rebelles au total, dont l'Armée syrienne libre (ASL, modérés) ne représenterait maintenant que 10 à 15%.


Des rebelles syriens dans la région d'Alep en mai 2013. AFP/Ricardo Garcia Vilanova

 

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commentaires (1)

LE TITRE AURAIT DÛ ÊTRE : QUI NE SE BAT PAS EN SYRIE ET EN IRAQ ?

OLJ, FOSSOYEUR DE LA LIBRE EXPRESSION.

12 h 36, le 17 septembre 2014

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Commentaires (1)

  • LE TITRE AURAIT DÛ ÊTRE : QUI NE SE BAT PAS EN SYRIE ET EN IRAQ ?

    OLJ, FOSSOYEUR DE LA LIBRE EXPRESSION.

    12 h 36, le 17 septembre 2014

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