Dans un hôpital de Gaza, il ne reste à cette petite fille de 4 ans que sa poupée. Sa mère et ses deux frères et sœurs ont été tués dans le même raid israélien qui l’a blessée. Mohammed Salem/Reuters
Israël comme le Hamas ont exclu toute trêve dans l'immédiat, au 7e jour d'une offensive sur la bande de Gaza, mais la diplomatie internationale s'active pour arracher un cessez-le-feu.
L'Égypte, habituelle médiatrice restée cette fois-ci en retrait, a proposé une trêve à partir de 06h00 GMT aujourd'hui, alors que le secrétaire d'État américain John Kerry est attendu dans la journée au Caire.
De hauts responsables du Hamas ont posé leurs conditions dans l'après-midi. « Tout cessez-le-feu doit se fonder sur les conditions que nous avons mises en avant. Rien de moins ne sera accepté », a déclaré Mouchir al-Masri, un député et porte-parole du Hamas à Gaza. Le Hamas exige ainsi l'arrêt des bombardements, la fin du blocus de Gaza en place depuis 2006, l'ouverture du poste frontalier de Rafah avec l'Égypte et la libération des prisonniers arrêtés de nouveau après avoir été relâchés dans le cadre de l'accord d'échange du soldat israélien Gilad Shalit en 2011. Pourtant, le Hamas n'a plus le même appui au Caire depuis que son allié islamiste Mohammad Morsi a été destitué il y a un an.
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Les responsables israéliens, même les ministres les plus modérés, eux, ne se montrent pas prêts à la conciliation. Les dirigeants israéliens ne s'en cachent pas : tant que la puissance de feu du mouvement palestinien Hamas n'aura pas été réduite à néant, ou presque, espérer des pourparlers en vue d'une trêve des bombardements à Gaza est illusoire. « Nous voulons d'abord être sûrs d'avoir coupé l'envie au Hamas de recommencer dans six mois ou un an », a affirmé à la radio le ministre des Finances, Yaïr Lapid, une figure modérée au sein du gouvernement Netanyahu. « Ce n'est pas encore le cas. Quand ça le sera, on parlera », a ajouté M. Lapid.
Dans le même temps, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier était hier à Amman, où il a appelé le Hamas à cesser ses tirs de roquettes, avant une visite aujourd'hui à Jérusalem et à Ramallah en Cisjordanie. Son homologue italienne Federica Mogherini est également attendue.

Protection internationale
La Ligue arabe, dont les ministres des Affaires étrangères devaient se réunir hier soir au Caire, a exhorté la communauté internationale à protéger Gaza, faisant écho à une demande la veille du président Mahmoud Abbas de « placer officiellement l'État de Palestine sous le régime de protection internationale de l'Onu ».
L'Arabie saoudite a pour sa part annoncé une aide d'urgence de 53,3 millions de dollars au Croissant-Rouge palestinien à Gaza qui servira à « couvrir les besoins les plus urgents en médicaments et équipements médicaux », a déclaré le ministre des Finances, Ibrahim al-Assaf.
Le roi Abdallah II de Jordanie a de son côté pressé hier Israël d'arrêter de « prendre des civils pour cibles » dans ses raids sur Gaza, lors d'une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l'Onu, mettant en garde contre la répercussion de ces raids sur la région entière et sa stabilité.
Car sur le terrain, les hostilités n'ont pas cessé. Pour la première fois depuis le début de l'opération à Gaza, un Palestinien de 20 ans a été tué en Cisjordanie dans des heurts avec l'armée lors d'une manifestation hier matin au sud de Hébron. Israël a aussi poursuivi sa campagne de répression en Cisjordanie occupée, en arrêtant 23 Palestiniens dans la nuit, dont 11 députés du Hamas.
À Gaza, de nouvelles frappes ont touché des bases des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, qui continuaient de lancer des volées de roquettes vers Israël. Pour la première fois, l'armée israélienne a aussi abattu un véhicule aérien sans pilote (UAV) au-dessus d'Ashdod, à 30 km au nord de Gaza. Les Brigades al-Qassam ont affirmé dans un communiqué avoir envoyé en Israël plusieurs de ces drones fabriqués à Gaza, et que certains avaient même survolé le ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv.
Les enfants, 25 % des morts
Selon l'armée israélienne, plus de 800 roquettes ont atteint le territoire de l'État hébreu en une semaine. Elles ont fait quatre blessés graves. En 2012, six Israéliens avaient été tués. De l'autre côté, les raids aériens israéliens dans la bande de Gaza ont fait 184 morts et près de 1 300 blessés en sept jours, selon un dernier bilan des services de secours qui dépasse les 177 morts palestiniens enregistrés lors de l'offensive de novembre 2012. « À l'heure actuelle, plus du quart des morts sont des enfants », a déploré à Gaza le patron de l'agence de l'Onu pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), Pierre Krahenbuhl.
Et si l'armée poursuit ostensiblement ses préparatifs pour une opération terrestre de grande envergure, les médias israéliens ont indiqué qu'une réunion du cabinet de sécurité s'était achevée tard dimanche sans que la question soit tranchée. « Les résistants (palestiniens) en rêvent, que l'ennemi décide d'une invasion terrestre ! Gaza sera leur cimetière si Dieu le veut », a promis le Hamas. À Washington, la Maison-Blanche a mis en garde contre une offensive terrestre « parce que cela mettrait en danger davantage de civils », tout en répétant qu'Israël avait le « droit » et la « responsabilité » de protéger ses citoyens contre les tirs de roquettes.
Hier, beaucoup de familles du nord de la bande de Gaza, parties dimanche à la hâte après un ordre d'évacuation lancé par l'armée israélienne, sont retournées chez elles, les unes pour chercher des effets personnels, les autres dans l'espoir que l'accalmie se prolonge.
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Selon le site d'information, Palestine al-Youm, le vice-ministre israélien de la guerre Dany Danon a avoué que l'opération de «Bordure de protection » contre Gaza a échoué. Après l'acceptation par le régime sioniste du plan du cessez-le-feu proposé par l'Egypte, le vice-Ministre israélien de la guerre a avoué que l'opération contre la bande de Gaza qui a duré 8 jours a échoué. Il a réclamé, par la suite, la démission immédiate du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Il a dit également que L'acceptation du cessez-le-feu est une gifle infligée aux Israéliens .Les morts israeliens vont parler dans cette guerre judéo/sunnite , on annonce 1 mort après 8 jours , mais on cache les autres sous le tapis . Ils vont parler très bientôt .
20 h 32, le 15 juillet 2014