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Liban - Sécurité

Attentat de Tayyouné : des similitudes avec l’explosion de vendredi ?

L'attentat perpétré par un kamikaze lundi à minuit a eu lieu à l'entrée de l'autoroute Hadi Nasrallah, faisant un mort et une douzaine de blessés.

L'attentat-suicide perpétré dans la nuit de lundi à mardi à l'entrée de la banlieue sud de Beyrouth a fait un mort, un inspecteur de la Sûreté générale qui tentait d'arrêter le kamikaze, et une douzaine de blessés, a annoncé l'armée dans un communiqué. La déflagration s'est produite à l'entrée du quartier de Tayyouné, sur le boulevard Hadi Nasrallah, près d'un barrage de l'armée et d'un café où les consommateurs assistaient à la télévision au match de la Coupe du monde de football.
« À 23h40, hier soir, un kamikaze conduisant une Mercedes 300 de couleur blanche, immatriculée 324784 G, s'est fait exploser près d'un barrage de l'armée au rond-point de Tayyouné, provoquant la mort d'un inspecteur de la Sûreté générale, blessant plusieurs civils à différents degrés et occasionnant des dégâts matériels considérables », indique l'armée.
Notons que Hussein Mohammad Haïdar, propriétaire de la Mercedes 180 rouge, modèle 1961, qu'on croyait avoir servi à l'explosion, a démenti hier l'information, assurant que sa voiture était simplement garée sur le côté.
Les services de renseignements et la police judiciaire poursuivaient hier leur enquête sur le terrain, sous la supervision du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, qui s'est rendu sur les lieux de l'attentat dans la banlieue sud de Beyrouth. L'enquête se focalise sur d'éventuelles similitudes entre les attentats de la nuit d'hier et celui de vendredi dernier à Dahr el-Baïdar, également perpétré par un kamikaze et qui avait tué un officier des Forces de sécurité intérieure (FSI) à un barrage.
Pour sa part, le juge Sakr a déclaré hier aux médias, après sa visite sur le lieu de l'attentat, que les dernières informations faisaient état d'une charge de 35 à 40 kilos d'explosifs qui auraient été répartis dans la voiture du kamikaze. « Nous en sommes à l'étape préliminaire de l'enquête, nous collectons les informations et les preuves, a-t-il dit. Tous les experts sont sur le terrain, nous annoncerons les résultats dès que nous les aurons. » Il a également déclaré que l'identité du kamikaze restait non déterminée en attendant l'enquête.
Lundi soir, l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) avait avancé un bilan d'une douzaine de blessés, alors que des sources médicales évoquaient un bilan d'une quinzaine de blessés, la plupart légers, ayant quitté l'hôpital le soir même. Selon la LBC, un inspecteur de la Sûreté générale, Ali Jaber, demeurait hier à l'hôpital du Mont-Liban : il était interrogé par les enquêteurs, puisqu'il se trouvait sur les lieux avec l'inspecteur Abdel Karim Hodroj, qui a été tué dans l'explosion. Selon un journaliste de la chaîne, la version des faits serait la suivante : la présence du kamikaze roulant à contresens sur le boulevard Hadi Nasrallah aurait éveillé les soupçons des deux inspecteurs de la SG. Après un premier interrogatoire rapide, l'inspecteur Hodroj aurait demandé à son collègue de prévenir l'armée, qui tient un barrage tout proche, afin qu'elle arrête le suspect. Ali Jaber s'est éloigné mais a quand même été blessé par l'explosion qui a tué son collègue.

Paris confirme l'arrestation d'un Français
Entre-temps, l'enquête sur les arrestations effectuées vendredi dernier à Hamra se poursuit. Lundi, une source judiciaire avait indiqué à l'AFP qu'un Français d'origine comorienne, soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat-suicide au Liban, était interrogé par la justice après avoir été interpellé vendredi dans un hôtel de Beyrouth. Hier, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l'arrestation, le 18 juin au Liban, d'un Français soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat. « Nous confirmons qu'un ressortissant français a été arrêté à Beyrouth le 18 juin », a déclaré le porte-parole du ministère Romain Nadal, sans fournir d'autres précisions.
La police et la Sûreté générale avaient annoncé vendredi avoir appréhendé dans un hôtel de Beyrouth 17 personnes, sur la base d'informations concernant « la planification, par un groupe terroriste, d'attentats à l'explosif à Beyrouth et dans d'autres régions libanaises ». Toutes ces personnes ont été relâchées à l'exception du Français, interrogé par la justice, avait indiqué lundi une source judiciaire libanaise.

L'attentat-suicide perpétré dans la nuit de lundi à mardi à l'entrée de la banlieue sud de Beyrouth a fait un mort, un inspecteur de la Sûreté générale qui tentait d'arrêter le kamikaze, et une douzaine de blessés, a annoncé l'armée dans un communiqué. La déflagration s'est produite à l'entrée du quartier de Tayyouné, sur le boulevard Hadi Nasrallah, près d'un barrage de...
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