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Lifestyle - Liban

La musique se fête à Beyrouth, envers et contre tout !

Quelque 70 artistes et bands se sont produits samedi soir au Liban, qui a été le théâtre, pour la première fois, de prestations offertes par des groupes musicaux indépendants venus de Syrie, du Maghreb, des Émirats et du Koweït.

Aux Souks de Beyrouth, les percussions du groupe Jebebara.

Si Solidere et l'Institut français ont décidé de ne pas reporter ou annuler la 14e édition du festival de la fête de la Musique qu'ils organisent annuellement, au lendemain de l'attentat-suicide qui a secoué Dahr el-Baïdar et l'ensemble du pays, les deux parties ont décidément bien fait. Samedi soir, alors que la place Sassine était toute triste du report du festival Live Achrafieh, les rues de la capitale étaient animées d'un souffle nouveau qui a réussi à faire oublier la psychose sécuritaire de la veille aux quelques dizaines de milliers de personnes venues célébrer cet événement musical assez unique.


Ouverts au public de manière gratuite, à l'instar des célébrations similaires dans les capitales du monde, 10 théâtres de fortune ont été érigés place des Martyrs, au jardin Samir Kassir, près des thermes romains, aux Souks de Beyrouths, à La Quarantaine, à l'église des capucins de Bab Idriss et à l'église Saint-Élie à Kantari. Sirotant un verre en se promenant parmi les différents théâtres séparés de quelques mètres les uns des autres ou choisissant de suivre le programme artistique de l'une des scènes, les plus jeunes ont redonné vie à la capitale, pendant que les plus âgés profitaient de l'ambiance pour dîner dans les restaurants du centre-ville revigorés pour l'occasion. Bondée plus que tout autre samedi, la rue d'Uruguay, près du jardin Samir Kassir, témoignait d'un programme musical varié alliant le blues, le rock, le jazz, le folk et l'indie, des groupes musicaux encore inconnus ou assez connus du public libanais se succédant sur scène. En tout, 70 artistes, troupes et bands se seront produits lors de cette édition réussie de la fête de la Musique, aux sonorités riches et diverses et présentant pour la première fois des groupes musicaux indépendants venus de Syrie, du Maghreb, des Émirats et du Koweït, et le quatuor féminin roumain Amadeus, avec ses quatre maîtresses du violon.


L'événement avait par ailleurs été amorcé, en fin d'après-midi, par l'ambassadeur de France Patrice Paoli, à Zaitunay Bay, alors que les festivités commençaient dans les rues de la capitale, mais aussi en province ! À Jounieh, Ajaltoun, Ballouné, Saïda, Tripoli, dans la Békaa, à Deir el-Qamar, Tyr et Nabatiyé, en effet, des fêtes plus localisées battaient leur plein, notamment à Saïda où les classes gagnantes du Festival de la chanson francophone se sont produites aux côtés de jeunes talents locaux. Le groupe de musique française Flouka a pour sa part animé le vieux khan tout en émotion, lors d'un concert franco-arabe réalisé en partenariat avec l'association Makassed, l'Unrwa et la Fondation Hariri. La saison estivale est bel et bien lancée, et elle ne sera rythmée, on l'espère, qu'au son de la musique !

 

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Ouverts au public de manière gratuite, à l'instar des célébrations similaires dans les capitales du monde, 10 théâtres de fortune ont été érigés place des Martyrs, au jardin Samir Kassir, près des thermes...
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