Fady Yarak (au centre) montrant au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur la pièce où les membres de la commission d’examens doivent passer la nuit en attendant le début des épreuves.
Les épreuves officielles du brevet commencent aujourd'hui, dans un climat heureusement pacifié, propice à la concentration. Toutes les directions du ministère de l'Éducation ont été mobilisées pour assurer la réussite de ces épreuves, que le populisme démagogique de certains syndicalistes a failli compromettre et dont la correction est toujours incertaine.
Se voulant rassurant pour les élèves autant que pour leurs parents, le directeur général du ministère, Fady Yarak, qui est aussi président des commissions d'examen, a annoncé hier que « les questions ne seront pas impossibles ». M. Yarak modère un peu l'impression que les questions seront « faciles », laissée la veille par une déclaration ambiguë du ministre de l'Éducation.
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« Les questions ne seront pas impossibles, a dit M. Yarak, mais elles ne seront ni plus faciles ni plus difficiles que d'habitude. La crédibilité des épreuves doit être préservée, et ce point ne peut faire l'objet d'aucun compromis. » En ce qui concerne les candidats étrangers, syriens en particulier, le directeur général de l'Éducation a précisé : « Le Conseil des ministres leur a accordé le droit de se présenter, mais les résultats de leurs épreuves resteront en suspens jusqu'à ce que leurs dossiers soient complétés. »
Le chantage des syndicats
Du côté des syndicats, on a continué à faire preuve hier de la même intransigeance, en affirmant que si la nouvelle grille des salaires n'est pas votée lors de la séance parlementaire du 19 juin, la correction des épreuves n'aura pas lieu et que la campagne revendicative reprendra. Les syndicats ont par ailleurs mis à nouveau en garde contre la possibilité de « privatiser la correction des examens » et ont affirmé être fiers « d'avoir fait échouer » cette possibilité.
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De son côté, Hanna Gharib ne cache pas qu'à travers sa bataille syndicale, c'est tout le système politique qu'il vise. « La question n'est plus celle de la grille des salaires, mais d'un système politique qui s'effondre », a-t-il affirmé. Et d'ajouter qu'à travers cette bataille, il cherche « à refonder l'État ».
On tient à préciser de source pédagogique que l'acceptation par les syndicats du principe de la surveillance des épreuves s'étend aussi aux épreuves des classes terminales, qui commencent le 16 juin, et qu'il ne sera pas compromis par le vote de la loi ou son rejet par la Chambre.
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Indignation
Dans les milieux pédagogiques, toutefois, l'indignation continue de dominer. « Il faut penser à l'intérêt des élèves », assure-t-on dans ces milieux, où l'on conteste que les enseignants aient fait « une concession » en décidant d'assurer la surveillance des épreuves. « C'est leur strict devoir », insiste-t-on dans ces milieux.
« Grisés par le vedettariat que leur assure la télévision, certains syndicalistes ont dépassé toute mesure, bafouant l'éthique professionnelle et n'hésitant pas à prendre en otage des dizaines de milliers d'élèves et à se jouer de leur avenir », a-t-on conclu de même source.
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