Hanna Gharib entouré par les manifestants lors de la manifestation le 14 mai 2014.
La Ligue des fonctionnaires de l'administration publique a organisé un sit-in hier devant le siège du ministère des Finances à la rue Béchara el-Khoury pour réclamer l'approbation de la grille des salaires dans le secteur public. Les manifestants ont appelé les députés et les responsables à assumer leurs responsabilités en estimant que l'approbation des nouveaux salaires dans le public est « une action nationale ».
Au plan politique, le député Ahmad Fatfat a fait état, dans une interview à l'agence al-Markaziya, d'une possibilité de s'entendre sur le dossier avant la réunion du jeudi 19 juin, « si les intentions sont bonnes et si la partie opposée (le 8 Mars) accepte de discuter de tout et d'adopter un texte qui tienne compte de l'équilibre entre les recettes et les dépenses ».
Abondant presque dans le même sens, le député Joseph Maalouf a indiqué qu'il n'est pas possible d'approuver le projet de loi sous étude, mais que cette approbation « nécessite une certaine souplesse ». « L'objectif du boycottage des réunions parlementaires est de s'assurer qu'une majoration des salaires des fonctionnaires ne portera pas préjudice aux finances publiques », a-t-il expliqué à la Voix du Liban 93.3.
Son collègue, Ghazi Youssef, a jugé nécessaire, dans une déclaration à la LBCI, de gérer le dossier des salaires dans le public « loin du populisme et des surenchères », en insistant sur le fait qu'il n'y avait pas d'entente avec le président de la Chambre, Nabih Berry, au sujet des chiffres. Il a souligné qu'une augmentation des taxes à l'heure actuelle est inappropriée parce qu'elle accentuera la récession économique et l'inflation. Selon lui, les réformes proposées dans le cadre de la nouvelle grille, sont « beaucoup plus importantes que les mesures fiscales qu'elle propose ».
Dans un communiqué, Ahmad Hariri, secrétaire général du courant du Futur, a également prôné un équilibre entre les recettes et les dépenses pour pouvoir donner aux fonctionnaires leurs droits, et s'est dit consterné parce que la nouvelle échelle des salaires n'a pas été approuvée.
Il s'en est pris au Hezbollah dans ce cadre, s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles ce parti n'était pas représenté aux réunions des commissions parlementaires chargées d'étudier le dossier et doutant de ses motivations. « Veut-il se dérober à ses responsabilités et fuir la réalité, laissant les autres blocs tomber dans le piège ? Cherche-t-il à exploiter les revendications légitimes du Comité de coordination syndicale pour obtenir un effondrement économique à la place du chaos sécuritaire qu'il n'a pas réussi imposer ? Essaie-t-il de provoquer la faillite de l'État pour pouvoir arriver à la Constituante qu'il préconise sous prétexte de l'échec du système politico-économique ? » s'est-il interrogé.
M. Hariri a fait assumer à « toutes les forces de facto » la responsabilité des lacunes immenses au niveau de la perception des taxes, notamment à l'aéroport et au port, ainsi qu'au niveau des empiètements sur les domaines publics.


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