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Économie - Finance

François Bassil : Les banques libanaises n’ont rien à craindre des mesures US contre le terrorisme

« Les banques libanaises respectent à la lettre les sanctions internationales et coopèrent entièrement avec les pays concernés dans leur lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent (...) Elles n'ont aucune raison d'être inquiétées », a réitéré hier le président de l'Association des banques au Liban (ABL), François Bassil, dans un entretien téléphonique avec L'Orient-Le Jour. « L'économie libanaise étant fortement dollarisée, elle a tout intérêt à maintenir de bonnes relations avec les États-Unis, et donc à coopérer », a-t-il encore affirmé.

Ces propos sont intervenus alors que les rumeurs s'amplifiaient après la visite éclair au Liban du secrétaire d'État américain, John Kerry, tandis qu'en parallèle un projet de loi américain est en cours de préparation, ciblant le Hezbollah, sa chaîne télévisée, et l'ensemble des banques commerciales et centrales « engagées volontairement » avec le parti libanais. Ce projet de loi devrait être bientôt soumis à la Chambre des représentants.

Hier, le journal as-Safir rapportait que le secteur bancaire libanais aurait formé, en coopération avec la Banque du Liban (BDL), un groupe de lobbying visant à présenter les mécanismes existants pour empêcher les activités de financement illicite. Selon le quotidien, le secteur bancaire local chercherait ainsi à rassurer les autorités américaines vis-à-vis des mesures prises pour lutter contre le blanchiment d'argent, les transactions terroristes et toute autre activité illégale.

« Une équipe se rend effectivement tous les six mois en Europe et aux États-Unis pour y rencontrer de hauts responsables du secteur et des responsables politiques (...) Elle leur explique en détail la manière dont sont strictement appliquées les sanctions », a confirmé M. Bassil, ajoutant qu'une équipe formée par l'ABL se réunit également de manière régulière pour étudier les infractions relatives à ce dossier.

Le « Hezbollah International Financing Prevention Act », soutenu par les représentants Mark Meadows, Brad Schneider et Ed Royce, président de la commission des Affaires étrangères pour le Moyen-Orient de la Chambre des représentants, comporte quatre volets : le premier vise à resserrer l'étau autour du réseau financier du parti chiite, au moyen d'une traque plus active des banques et des institutions ayant des liens avec le Hezbollah ; le deuxième porte sur un listing des câbles satellitaires qui continuent de diffuser la chaîne al-Manar, en vue de leur pénalisation ; les troisième et quatrième volets visent enfin à qualifier le Hezbollah d'organisation de narcotrafic ainsi que d'organisation criminelle transnationale.

Si elle est adoptée, cette loi « n'aura pas de répercussions sur le secteur bancaire libanais ou sur l'économie locale », estimait, en avril dernier, Makram Sader, secrétaire général de l'Association des banques, interrogé par Le Commerce du Levant. « Le système bancaire est prémuni contre toute éventuelle sanction, grâce aux mesures prises il y a deux ans par la Banque du Liban, notamment la circulaire n° 126 relative aux activités des banques avec leurs correspondants à l'étranger », avait-il ajouté.

 

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