Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Élections Européennes

Les Néerlandais créent la (grosse) surprise et giflent Geert Wilders

Le scrutin, qui se termine demain soir, semble marqué par une poussée des europhobes.

À la surprise générale, le populiste néerlandais Geert Wilders a subi un échec cuisant aux élections européennes. AFP

Incapable de mobiliser ses partisans, victime de sa propre campagne menée contre l'UE, le populiste néerlandais Geert Wilders a subi un cuisant échec jeudi aux élections européennes, et ce à la surprise générale.
La défaite de M. Wilders n'entravera pas la montée attendue des populistes et eurosceptiques ailleurs en Europe, estiment les analystes, mais elle cristallise bien le défi de ces partis : motiver un électorat généralement peu enclin à se rendre aux urnes. Selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote, le Parti pour la liberté (PVV) n'est crédité que de 12,2 % des voix, contre 17 % cinq ans plus tôt, qui se traduisent par trois sièges au Parlement, contre cinq précédemment. Le taux de participation, très bas, s'est élevé à 37 %, semblable à 2009. Le PVV ne terminerait que quatrième du scrutin aux Pays-Bas, derrière les centristes de D66 (15,6 %), les chrétiens-démocrates du CDA (15,2 %) et les libéraux du VVD (12,3 %). Les premiers résultats officiels sont attendus demain soir. Et pourtant... Les sondages prédisaient un bien meilleur résultat, allant parfois jusqu'à créditer le PVV de 6 sièges de députés. Les Pays-Bas peuvent élire 26 députés sur les 751 qui siègent au Parlement européen.
Également, les Tchèques et les Irlandais votaient hier aux élections européennes, un scrutin marqué par une poussée des europhobes, phénomène attendu aussi en France, du reste, où le Front national d'extrême droite reste en tête avec 23,5 % des intentions de vote. Les proeuropéens devraient néanmoins arriver en bonne place en République tchèque, longtemps perçue comme le pays le plus eurosceptique de la région.
En outre, le comportement de la Russie à l'égard de l'Ukraine inquiète dans une bonne partie de cette région aux frontières orientales de l'UE et dominée il y a encore un quart de siècle par l'ex-URSS. La Hongrie y est le seul pays à s'attendre à un succès des eurosceptiques. En revanche, en Pologne, poids lourd de la région où 51 sièges sont en jeu, la Plateforme civique (PO), parti centriste et proeuropéen du Premier ministre Donald Tusk, est au coude-à-coude avec la formation conservatrice Droit et Justice (PiS), alors que les mouvements résolument europhobes sont marginalisés. Dans les trois pays baltes, ex-républiques soviétiques, l'inquiétude à l'égard de la Russie domine. La participation pourrait y atteindre environ 40 %, voire 50 % en Lituanie où les européennes coïncident avec le 2e tour de l'élection présidentielle. À l'inverse, seuls 20 % des électeurs sont attendus aux urnes en Slovaquie.

(Source : AFP)

Incapable de mobiliser ses partisans, victime de sa propre campagne menée contre l'UE, le populiste néerlandais Geert Wilders a subi un cuisant échec jeudi aux élections européennes, et ce à la surprise générale.La défaite de M. Wilders n'entravera pas la montée attendue des populistes et eurosceptiques ailleurs en Europe, estiment les analystes, mais elle cristallise bien le défi de ces partis : motiver un électorat généralement peu enclin à se rendre aux urnes. Selon un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote, le Parti pour la liberté (PVV) n'est crédité que de 12,2 % des voix, contre 17 % cinq ans plus tôt, qui se traduisent par trois sièges au Parlement, contre cinq précédemment. Le taux de participation, très bas, s'est élevé à 37 %, semblable à 2009. Le PVV ne terminerait que quatrième du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut