Une fois n'est pas coutume, le quorum a été atteint, mercredi au parlement, pour que les députés libanais débattent de la lettre du président Michel Sleiman adressée à la Chambre et portant sur la présidentielle, Photo ANI
Le président du Parlement, Nabih Berry, a affirmé mercredi être prêt à convoquer à une séance parlementaire pour l'élection d'un nouveau chef de l’État "à tout moment" et ce dès le premier jour d'une vacance de la présidence de plus en plus probable.
Lors de la session parlementaire consacrée aux débats sur la lettre du président Michel Sleiman adressée à la Chambre et portant sur la présidentielle, M. Berry a déclaré : A partir du 25 mai, "à tout moment, une session parlementaire pourra se tenir, présidée par moi-même, le vice-président de la Chambre, ou le doyen du Parlement, et si le quorum est assuré, même à minuit, je convoquerai à une session". Le chef du législatif a également affirmé que la séance parlementaire de jeudi consacrée à l'élection d'un nouveau chef de l'État, la cinquième depuis le 23 avril, restera "ouverte" jusqu'à la fin du mandat de M. Sleiman le 25 mai.
Le président avait appelé vendredi, dans un message, la Chambre des députés à "œuvrer conformément à la Constitution et aux lois pour parachever le processus constitutionnel" de l'échéance présidentielle "afin d'éviter les dangers qui pourraient résulter d'un échec à élire un président de la République libanaise avant le 25 mai". M. Sleiman s'est fondé sur l'alinéa 10 de l'article 53 de la Constitution dans son message, qu'il a adressé au président de la Chambre.
Le bloc parlementaire de la Fidélité à la résistance du Hezbollah a boycotté la séance parlementaire de mercredi. Mais le quorum requis, soit la majorité absolue ou 65 députés sur 128, a quand même été atteint -contrairement au scénario des quatre dernières séances parlementaires pour l'élection d'un successeur à M. Sleiman. La session du Parlement visant à débattre de la lettre du président s'est ainsi déroulée à huis clos comme prévu. Les relations entre le parti chiite et le président sortant sont tendues depuis plusieurs mois, ce dernier ayant multiplié les appels à un retrait des combattants du Hezbollah de Syrie et à la mise en oeuvre d’une stratégie de défense impliquant une remise des armes du Hezbollah à l'armée.
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'Que Dieu nous protège de ce qui nous attend'
Plusieurs députés ont pris la parole mercredi durant la séance parlementaire.
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a salué le "courage" du président Sleiman. "M. Sleiman est un président courageux. Nous avons eu avec d'autres présidents des expériences amères. Que Dieu nous préserve de ce qui nous attend", a déclaré le leader druze.
Le député Samy Gemayel, membre du parti Kataëb, a lui mis en garde contre une paralysie totale des institutions après le 25 mai en cas de vacance de la présidence. "La Constitution n'oblige pas à choisir un candidat de consensus. Le quorum des deux-tiers vise à protéger les chrétiens et éviter qu'un candidat ne leur soit imposé", a-t-il indiqué.
Son collègue Samir Jisr, membre du Courant du Futur, a appelé ses pairs à respecter les délais constitutionnels dans l'élection d'un nouveau président. M. Jisr a aussi demandé la révision des textes consacrés à l'élection d'un président afin d'"éviter la réédition des blocages actuels".
M. Sleiman a salué les députés ayant débattu et émis l'espoir qu'ils continueront à se rendre au Parlement jusqu'à l'élection du nouveau président.
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Témoignant des craintes de plus en plus vives d'une vacance à la présidence, les instances maronites, réunies à Bjerké mercredi sous la houlette du patriarche Béchara Raï, ont de nouveau appelé à une élection présidentielle dans les délais, mettant en garde les députés contre toute tentative de saboter l'échéance. "Nous soulignons que les tentatives visant à saboter l'élection d'un président violent la Constitution et pourront porter atteinte à l'entité libanaise", ont affirmé les participants dans un communiqué à l'issue de la réunion.
Les instances maronites ont souligné la nécessité d'organiser l'élection présidentielle dans les délais afin de "protéger la composante chrétienne" du Liban, rappelant au passage aux députés "de tous bords et de toutes confessions" que leur devoir est d'élire un nouveau chef de l'État.
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Lors de la session parlementaire consacrée aux débats sur la lettre du président Michel Sleiman adressée à la Chambre et portant sur la présidentielle, M. Berry a déclaré : A partir du 25 mai, "à tout moment, une session parlementaire pourra se tenir, présidée par moi-même, le vice-président de la Chambre, ou le doyen du Parlement, et si le quorum est assuré, même à minuit, je convoquerai à une session". Le chef du législatif a également affirmé que la séance parlementaire de jeudi consacrée à l'élection d'un nouveau chef de l'État, la cinquième...


GOUPILEMENT EXÉCUTEUR D'ORDRE !
15 h 32, le 23 mai 2014