Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a mis en garde contre un affaiblissement de la présidence de la République, dont il a accusé le 8 Mars.
S'exprimant dans le cadre d'une vidéoconférence au dîner des Forces libanaises, à Sydney, en Australie, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, s'est longuement étendu sur le dossier de la présidentielle. Il a souligné son attachement à une République forte et expliqué en substance que c'est ce qui a motivé sa candidature sur base d'un programme bien détaillé. « Malheureusement, le camp opposé a réagi à notre comportement politique démocratique par le blocage », a déploré le chef des FL, en réaffirmant que « celui-ci aurait dû à son tour présenter la candidature d'un de ses partisans à la présidentielle et s'en remettre au Parlement, quelle que soit l'issue de l'élection » d'un nouveau chef de l'État.
Après avoir qualifié d'« antidémocratique » l'attitude du 8 Mars, il a jugé « inacceptable que celui-ci impose aux Libanais la formule suivante : soit le nouveau président sera issu de ses rangs, soit la présidentielle n'aura pas lieu ». « Ce qui est regrettable, c'est que cette attitude affaiblit la République dans son ensemble et la présidence en particulier qui est le principal poste chrétien », a-t-il dit.
Selon M. Geagea, ce processus d'affaiblissement est « au cœur du programme du camp opposé qui n'a jamais voulu d'une République effective au Liban mais d'un simulacre de République qui soutient ses projets ». Le chef des FL s'est ensuite dit « étonné parce que celui qui a été pendant des années le porte-étendard des droits des chrétiens et a essayé de tromper l'opinion publique avec ce slogan s'emploie aujourd'hui à porter un coup au principal poste chrétien dans ce pays », en allusion au chef du CPL, le général Michel Aoun.
Il a mis en garde contre ce comportement qui « risque à terme de provoquer des interventions étrangères et de déboucher sur l'élection d'un président de compromis, incolore, inodore, incapable de prendre des décisions et sans aucun programme ». « Nous refusons d'avoir ce genre de président en présence de qui la situation restera lamentable à tous les niveaux », a averti M. Geagea qui a appelé le 8 Mars à « avoir un minimum de sens des responsabilités et à s'engager dans la bataille présidentielle avec le candidat de son choix, sur base du programme auquel il croit ». « Nous reconnaîtrons alors tous le candidat élu », a-t-il assuré.
Les députés des Forces libanaises ont en outre reproché au 8 Mars de bloquer la présidentielle. Réunis à Zahlé hier, les deux blocs parlementaires de Zahlé et de la Békaa-Ouest et Rachaya ont accusé cette coalition d'œuvrer pour un vide constitutionnel et souligné, dans leur communiqué, l'impact négatif d'un tel vide, sur l'image du pays ainsi que sur la situation locale.
De son côté, le député Fadi Karam a assuré, dans une interview accordée au quotidien koweïtien as-Siyassa, que la candidature de M. Samir Geagea est maintenue « jusqu'à l'émergence de nouvelles données, qui pourraient amener à des modifications au niveau des positions mais sur base du même programme », dans une allusion à une éventuelle entente sur un autre candidat du 14 Mars. Il a indiqué que les FL n'accepteront de toute façon qu'un président qui sera issu des rangs de la coalition à laquelle elles appartiennent.
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S'exprimant dans le cadre d'une vidéoconférence au dîner des Forces libanaises, à Sydney, en Australie, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, s'est longuement étendu sur le dossier de la présidentielle. Il a souligné son attachement à une République forte et expliqué en substance que c'est ce qui a motivé sa candidature sur base d'un programme bien détaillé. « Malheureusement, le camp opposé a réagi à notre comportement politique démocratique par le blocage », a déploré le chef des FL, en réaffirmant que « celui-ci aurait dû à son tour présenter la candidature d'un de ses partisans à la présidentielle et s'en remettre au Parlement, quelle que soit...


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Il est temps de passer à autre chose de créer une autonomie et couper les liens avec le hezbollah...inutile d'élire un président ... Le hezbollah a décidé de dire non à tout tout qui ne vient pas de son initiative... Le HEZBOLLAH se prennent pour les sauveurs ou les créateurs du Liban...il faut attendre qu'ils fassent mûrir leur mentalité moyenne âgeuse Quand le hezbollah découvrira que son Aoun n'est fidèle qu'à ses ambitions il sera trop tard... L'idéal pour le Liban aurait été que le hezbollah et Geagea s'entendent et aillent de l'avant en tant qu'anciens résistant...mais cela semble difficile par le fait des influences étrangères que doit assumer le hezbollah...
03 h 19, le 13 mai 2014