Le patriarche maronite a célébré une messe solennelle en la basilique Notre-Dame de Harissa à l’occasion de la canonisation des papes Jean-Paul II et Jean XXIII. Photo ANI
À l'occasion de la canonisation du pape Jean-Paul II et du 17e anniversaire de sa visite au Liban et de la signature de l'Exhortation apostolique, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a célébré hier une messe solennelle en la basilique Notre-Dame à Harissa, en présence notamment du nonce apostolique, des patriarches syriaque-catholique, arménien-catholique et latin, et d'un représentant du patriarche melkite, ainsi que de l'ambassadeur de Pologne au Liban et de son épouse et d'une délégation de la communauté polonaise au Liban.
Dans son homélie, le patriarche a demandé l'intercession des papes Jean-Paul II et Jean XXIII « pour en finir avec la crise politique par l'élection d'un président de la République dans les délais constitutionnels dont la fin approche ». « L'élection d'un président et la continuité au niveau de la présidence confèrent aux institutions publiques leur légalité », a-t-il relevé en priant pour que « les blocs parlementaires et le Parlement assurent un bon déroulement de la présidentielle et qu'ils choisissent le chef de l'État le plus approprié pour le Liban et pour ses institutions en cette période ».
« L'élection d'un président est fondamentale pour que l'État ait une présence et pour que le pays puisse tendre vers l'avenir », a encore insisté le chef de l'Église maronite, en reprenant un passage du Mémoire national de Bkerké. « Aussi, a-t-il ajouté, la vacance présidentielle redoutée ou à laquelle certains, semble-t-il, œuvrent, est rejetée dans l'absolu, que ce soit par nous ou par le peuple, parce qu'elle enfreint le pacte national, du moment qu'elle élimine une principale composante du pays, à savoir les chrétiens, et parce qu'elle porte atteinte à la Constitution ». « Le vide, a expliqué Mgr Raï, est en contradiction avec la responsabilité constitutionnelle qui oblige les députés à élire un chef de l'État conformément aux articles 73 et 75 de la Loi fondamentale. Toute autre explication serait une manœuvre dont le but est d'aboutir au vide redouté. »
Il a conclu en mettant en garde contre les conséquences d'une telle aventure. « Nous ferons assumer la responsabilité historique, le cas échéant, à ceux qui œuvrent pour instituer ou pour provoquer un vide », a-t-il martelé.
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Il faut pas oublier les intérêts des religieux au Liban qui en cas de changement de régime vers un système laïc auront beaucoup à perdre... Tous les mêmes hommes politiques et hommes en uniformes... Concernant le vide présidentiel, il ne sera qu 'un petit vide face au vide moral actuel ... le vide présidentiel sera l arbre qui cache la foret
03 h 25, le 13 mai 2014