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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les rebelles pulvérisent le célèbre hôtel Carlton à Alep : 14 morts

Les derniers combattants devant quitter Homs bloqués ; nouvelles sanctions US.

Moment de l’explosion qui a pulvérisé l’hôtel Carlton à Alep. Photo Facebook

Les rebelles ont fait exploser hier le célèbre hôtel Carlton à Alep, faisant au moins 14 morts parmi les soldats et les miliciens prorégime qui occupent l'établissement depuis le début du conflit en Syrie, ont rapporté hier plusieurs sources, dont la télévision d'État.

« Les brigades rebelles islamistes ont pulvérisé l'hôtel historique Carlton dans la Vieille Ville d'Alep à l'aide d'une grande quantité d'explosifs placés dans un tunnel » creusé sous l'établissement, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Une vidéo diffusée par le Front islamique, principale coalition rebelle, qui a revendiqué l'attentat, montre un énorme champignon ocre à côté de la fameuse citadelle d'Alep puis des tirs. L'hôtel Carlton, situé en face de l'entrée de la citadelle, était jusqu'en juillet 2012 l'un des établissements les plus chics de la ville avant que cette dernière ne soit ravagée par les combats. Il était composé d'une partie ancienne, un hôpital du XIXe siècle réhabilité auquel a été adjointe une construction moderne, soit au total 90 chambres.




La Vieille Ville d'Alep, tout comme la métropole, est divisée entre rebelles et loyalistes, et la citadelle du XIIIe siècle se trouve dans la partie contrôlée par les forces gouvernementales au sud d'une sorte de ligne de démarcation alors que les rebelles se trouvent au nord de la citadelle. Les rebelles tentent d'avancer vers les positions loyalistes dans ce secteur en recourant entre autres à des explosifs pour faire sauter les bâtiments.

Retrait de rebelles et libérations
Ailleurs dans le pays, les derniers rebelles syriens qui devaient quitter hier Homs, troisième ville de Syrie et baptisée il y a trois ans « capitale de la révolution », ont été bloqués en soirée. Des bus devaient les conduire à Dar el-Kabira, une localité rebelle plus au nord. « Deux convois transportant plusieurs centaines de rebelles ont quitté la Vieille Ville à partir de midi (09h00 GMT), et le troisième et dernier devait partir avant 19h00 (16h00 GMT). Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de OSDH, l'évacuation a été stoppée car certains groupes rebelles islamistes, qui ne faisaient pas partie des négociations avec le régime, veulent limiter l'entrée de vivres à Zahra et Naboul, deux villes encerclées par les insurgés, à deux camions, alors que l'agrément en prévoyait douze.

(Pour mémoire : En plein conflit, le régime prédit une saison touristique "prospère" à Homs)


Il s'agit du premier retrait des rebelles d'une grande ville syrienne depuis le début du conflit il y a trois ans, à l'issue d'un accord inédit négocié par le régime et les insurgés, dont les islamistes radicaux du Front islamiste, sous les auspices de l'ambassadeur d'Iran. L'accord sur l'évacuation des rebelles de leur dernier carré de Homs s'est également traduit par la libération de » 40 alaouites – communauté à laquelle appartient le président syrien Bachar el-Assad –, une Iranienne et 30 soldats syriens « détenus par les insurgés, a affirmé à l'AFP un porte-parole du Front islamique. Après l'évacuation totale de la Vieille Ville, il ne restera plus de rebelles que dans le quartier de Waer où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes.


Homs est la ville où les rebelles ont subi leur plus long siège, une tactique utilisée par le régime pour les mettre à genoux et accompagnée de raids aériens intenses. Durant les deux ans de siège, près 2 200 personnes sont mortes, selon l'OSDH. Dans le centre historique, rebelles et civils assiégés n'avaient quasiment plus rien à manger, se nourrissant souvent d'herbes et d'aliments séchés.

Sur le plan diplomatique, le Trésor américain a annoncé hier dans un communiqué un nouveau train de sanctions à l'encontre de la Syrie. Six responsables du régime syrien, dont le conseiller du président Assad aux affaires stratégiques Bassam Hassan, ainsi que des raffineries contrôlées par le régime et une banque russe sont visés par ces nouvelles sanctions.

(Pour mémoire : Les militants assiégés à Homs font une satire de leur sort (vidéo))


Enfin, la Ligue arabe a annoncé hier que les ministres arabes des Affaires étrangères se réuniront lundi en Arabie saoudite pour évoquer le conflit syrien. Riyad, qui soutient la rébellion armée hostile au régime de Bachar el-Assad, a réclamé cette réunion pour discuter « des étapes à franchir pour faire face à la tragédie syrienne », a expliqué à la presse le numéro 2 de l'institution panarabe Ahmad Ben Helli.


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Les rebelles ont fait exploser hier le célèbre hôtel Carlton à Alep, faisant au moins 14 morts parmi les soldats et les miliciens prorégime qui occupent l'établissement depuis le début du conflit en Syrie, ont rapporté hier plusieurs sources, dont la télévision d'État.« Les brigades rebelles islamistes ont pulvérisé l'hôtel historique Carlton dans la Vieille Ville d'Alep à l'aide d'une grande quantité d'explosifs placés dans un tunnel » creusé sous l'établissement, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Une vidéo diffusée par le Front islamique, principale coalition rebelle, qui a revendiqué l'attentat, montre un énorme champignon ocre à côté de la fameuse citadelle d'Alep puis des tirs. L'hôtel Carlton, situé en face de l'entrée de la citadelle, était jusqu'en juillet 2012 l'un...
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