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Liban

Nasrallah : Les dernières positions de Sleiman ne lui permettent plus de diriger un dialogue national

Le régime Assad « ne risque plus de tomber », selon le chef du parti chiite.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Joseph Eid/AFP

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a estimé que les dernières positions du chef de l'État Michel Sleiman « ne lui permettent plus de diriger un dialogue national ». C'est ainsi qu'il a justifié son refus de répondre présent à la conférence nationale de dialogue convoquée par le président Sleiman.
Dans un entretien en deux parties que publie notre confrère as-Safir, le secrétaire général du Hezbollah a par ailleurs salué « le plan sécuritaire » adopté par le gouvernement pour rétablir le calme à Tripoli et dans la Békaa. Il a mis l'accent sur la nécessité d'accompagner les mesures de sécurité d'un plan plus général, de nature politique, économique et sociale. Il a également parlé de la nécessité d'une réconciliation. « La résistance a besoin d'une société forte et solidaire et d'un État fort, capable et juste », a indiqué le leader chiite.


Le secrétaire général du Hezbollah s'est voulu rassurant au sujet de la situation interne. Pour lui, grâce à sa présence aux côtés de l'armée syrienne, notamment dans la région de Qalamoun, « la menace des attentats terroristes à l'intérieur du territoire libanais a beaucoup baissé ».
« Certains de nos partisans hésitaient à appuyer notre intervention en Syrie, a-t-il dit, mais ils en sont pleinement convaincus aujourd'hui. Je peux même dire qu'une partie des partisans du 14 Mars soutient désormais notre action en Syrie visant à protéger le Liban des groupuscules takfiristes. »
Tout en se déclarant ouvert au dialogue, le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que « les circonstances actuelles ne se prêtent pas à l'examen des moyens de faire évoluer le système politique libanais ».

 

Attentat
Le secrétaire général du Hezbollah a revendiqué l'explosion d'un engin, au passage d'une patrouille israélienne, dans la zone des fermes de Chebaa, à la mi-mars.
« Il s'agit d'une partie de notre riposte au raid israélien du 24 février dernier contre une position de la résistance dans la région de Janta, dans la Békaa, a affirmé Hassan Nasrallah. L'Israélien a bien saisi le message : il ne s'agit pas ici de règles d'affrontements, il s'agit de dissuasion. »
Selon lui, « si la Résistance n'avait pas réagi au raid de Janta, l'ennemi aurait pu attaquer à l'avenir n'importe quelle cible ou maison sous prétexte de viser des armes sophistiquées ».
Le leader chiite a néanmoins exclu une nouvelle agression israélienne contre le Liban, assurant que ce sont plutôt les développements sur le terrain en Syrie qui préoccupent l'État hébreu. « Ils (les Israéliens, NDLR) se demandent aujourd'hui si l'implication du Hezbollah en Syrie serait une expérience qui lui permettrait, en cas de nouvelle guerre, de mener la bataille dans de nouvelles directions », selon Hassan Nasrallah.

 

Le régime Assad
Évoquant le conflit en Syrie, Nasrallah a assuré que le régime de Bachar el-Assad ne « risque plus de tomber » et que le pays a échappé au « danger de la division ». « Ils ne peuvent pas renverser le régime, mais ils peuvent mener une guerre d'usure », a-t-il ajouté à propos des combattants de l'opposition.
Selon lui, les partisans de la rébellion eux-mêmes ne croient plus en une défaite du régime.
« La communauté internationale cherche aujourd'hui à trouver une solution pacifique à la crise syrienne, a-t-il ajouté. La situation régionale et internationale a changé. À mon avis, la pression sur le régime syrien, dans la phase à venir, sera moindre que celle qui s'est exercée ces trois dernières années, qu'il s'agisse de pressions politiques, médiatiques ou militaires ». Il a par ailleurs prévu un durcissement de la position russe dans les prochains jours.

 

Pour mémoire
Seule une offensive terrestre permettrait de vaincre le Hezbollah, selon un responsable israélien

 

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a estimé que les dernières positions du chef de l'État Michel Sleiman « ne lui permettent plus de diriger un dialogue national ». C'est ainsi qu'il a justifié son refus de répondre présent à la conférence nationale de dialogue convoquée par le président Sleiman.Dans un entretien en deux parties que publie notre confrère as-Safir, le secrétaire général du Hezbollah a par ailleurs salué « le plan sécuritaire » adopté par le gouvernement pour rétablir le calme à Tripoli et dans la Békaa. Il a mis l'accent sur la nécessité d'accompagner les mesures de sécurité d'un plan plus général, de nature politique, économique et sociale. Il a également parlé de la nécessité d'une réconciliation. « La résistance a besoin d'une société forte et solidaire...
commentaires (8)

ET LES POSITIONS DU HEZB ? PERMETTENT-ELLES L'ÉCLOSION D'UN DIALOGUE NATIONAL ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 09, le 09 avril 2014

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Commentaires (8)

  • ET LES POSITIONS DU HEZB ? PERMETTENT-ELLES L'ÉCLOSION D'UN DIALOGUE NATIONAL ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 09, le 09 avril 2014

  • La voix juste de la logique politique a parle . Les faiblards defaitistes n'ont pus de place dans un Liban qui se reconstruit a la force du poignee . Maillon faible , out , la place sera occupee par un president fort .

    FRIK-A-FRAK

    16 h 58, le 08 avril 2014

  • Non mais on croit rever! Ainsi cet enturbanne, qui n a rien a voir avec le Liban se permet de critiquer le SEUL President qui a eu le courage de dire tout haut ce que la majorite des libanais (meme Chiites) murmure entre eux. Et il a le culot de dire vouloir un President Libanais! Ah bon, un President a la sauce Syro-Iranienne???? Quel clown!

    IMB a SPO

    14 h 52, le 08 avril 2014

  • Une fois de plus ce cher illuminé enturbanné nous prouve qu'il n'a rien a foutre du Liban, de sa constitution et de son existence. Discuter avec lui plus longtemps c'est perdre du temps et le temps c'est la vie! Nous n'en voulons pas de sa culture et encore moins de son idéologie merdique! Il connait apparemment très bien le chemin de Qom, Qu'il y aille avec ses ouailles et nous foute la paix. Cela s'applique aussi aux autres d'en face qui nous casse les tnuts avec leurs fanatismes de pacotilles.

    Pierre Hadjigeorgiou

    13 h 44, le 08 avril 2014

  • Le comportement anti-libanais de cet illuminé ne lui permet pas de rester au Liban, même sous terre. Que les mollahs le rapatrient.

    Robert Malek

    10 h 58, le 08 avril 2014

  • QUE DEMANDE ET QUE PROPOSE LE PRÉSIDENT MICHEL SLEIMANE SINON LE RETOUR À L'ETAT SEUL GARANT DE LA SÉCURITÉ ET DE L'ÉGALITÉ DE TOUTES LES COMPOSANTES DU PAYS ? S'IL EST DE NOTRE CÔTÉ... NOUS LE QUALIFIONS DE CONSENSUEL ! S'IL N'EST AVEC PERSONNE... NOUS LE QUALIFIONS DE PARTI PRIS ! LES LIBANAIS NE GOBENT PLUS DE PAREILLES INEPTIES ET SAVENT POURQUOI ELLES SONT PRONONCÉES ! TRÊVE D'INEPTIES !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 26, le 08 avril 2014

  • Le président de la République agit strictement selon le plus haut intérêt du Liban, ce qui lui vaut l'appui et le rassemblement autour de lui de la plus écrasante majorité des Libanais du Liban et de la diaspora. Les aventuriers, irresponsables et traîtres, eux, qui agissent strictement contre l'intérêt du Liban, se sentent dérangés et bousculés dans leurs aventures et leur trahison par la position ferme du président.

    Halim Abou Chacra

    04 h 32, le 08 avril 2014

  • C est ce qu on appelle du bavardage...pour cacher ses vrais intentions... Il n est plus.... Et s'il n'a plus envie de rester libanais...soit ! mais qu'il s'en aille...

    CBG

    02 h 35, le 08 avril 2014

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