Liban

Seule une offensive terrestre permettrait de vaincre le Hezbollah, selon un responsable israélien

OLJ
27/03/2014

Dans l'éventualité d'une nouvelle guerre contre le Liban, seule une offensive terrestre de grande envergure pourrait permettre de venir à bout du Hezbollah au Liban, indique un haut gradé israélien au Jerusalem Post.
« Il est clair pour l'état-major qu'une manœuvre terrestre serait nécessaire » pour neutraliser la menace d'une attaque massive au moyen de roquettes, note le responsable israélien, qui ajoute que le développement, ces dernières années, des capacités de l'armée de l'air ne change rien à ce constat.
Si « l'ennemi est de plus en plus puissant » en matière de tirs de roquettes et de missiles en territoire israélien, la capacité de l'armée israélienne à lancer une offensive terrestre reste un défi pour lui, souligne la source.
En matière d'offensive terrestre, le quotidien israélien fait état d'un processus de renforcement des systèmes militaires israéliens. Environ 40 pour cent des obus d'artillerie sont ainsi en cours de transformation pour parvenir à une précision de tir à 40 km. « Ces améliorations vont éviter aux forces d'artillerie israéliennes de s'enfoncer profondément en terrain ennemi puisque les nouveaux obus ont une portée accrue de 150 %. Cela nous donne plus de flexibilité opérationnelle », déclare la source au Jerusalem Post.
L'armée israélienne devrait par ailleurs acquérir prochainement du matériel pour remplacer ses vieux M109 Self Propelled Howitzer.
« Le Hezbollah a des missiles et des engins explosifs (qui peuvent atteindre les véhicules blindés israéliens, NDLR) », note encore la source militaire. En conséquence, les planificateurs de toute offensive terrestre doivent prévoir l'envoi d'unités en profondeur en territoire hezbollahi. « Ceci signifie que nous devons nous restructurer et nous préparer, et être prêts pour un affrontement qui peut avoir lieu demain, dans quelques mois ou quelques années », ajoute le haut gradé, précisant : « Il est clair que nous devons abréger tout conflit. Une offensive terrestre peut le permettre. »
Le haut gradé évoque également une amélioration des communications militaires en temps réel, le développement d'une doctrine de guerre adaptée au terrain hezbollahi – à savoir « des combats dans des espaces fermés, la destruction de tunnels, la prise de cibles fortifiées » – et un changement structurel des forces armées terrestres, sous la forme d'une plus grande autonomie octroyée aux différentes divisions.

Sur le terrain
Il convient de signaler que sur le terrain, l'armée israélienne a effectué hier des manœuvres le long de la frontière de Abassiyé à Kfarchouba, à l'ombre d'un survol intense de l'aviation. Une série d'explosions ont d'ailleurs été entendues dans la matinée dans la partie ouest des fermes de Chebaa. Par ailleurs, la réunion tripartite entre Israël, le Liban et la Finul, qui s'est déroulée hier à Naqoura, a porté sur les dernières violations israéliennes de la 1701, y compris le raid sur Janta et les obus qui se sont abattus sur les deux maisons à Kfarkila, selon la direction de l'orientation de l'armée.

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlet HADDAD

Un sommet avec trois présidents seulement et beaucoup de non-dits

Citoyen grognon de Anne-Marie El-HAGE

Écoles fermées... et le numérique alors ?

Un peu plus de Médéa AZOURI

Le Liban sépare ceux qui s’aiment

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué