Monsieur,
j'ai eu le plaisir de vous écouter en direct le 19 mars 2014, depuis la tribune de l'Assemblée nationale, lors du vote de confiance.
J'étais enfin heureux d'entendre un parlementaire s'inquiéter des émigrés libanais en demandant de leur réserver un accueil chaleureux pour qu'ils se sentent partie intégrante de la patrie.
Puis, soudain, comme si je ne comprenais pas, j'ai entendu deux choses qui m'ont fâché et à vrai dire révolté.
En effet, je notais que vous proposiez une loi spéciale pour que les émigrés puissent voter pour l'élection de 12 députés par les Libanais à l'étranger. Par rapport à un Libanais résidant au Liban, je ne vaudrais donc qu'un dixième du droit de vote ? Quelle belle motivation pour un retour au cher pays ? C'est vous dire si je ressens une discrimination qui ressemble bien à un « apartheid » !
Une deuxième erreur, grave pour un parlementaire qui est supposé vérifier les lois et les modes de vote avant de les évoquer depuis la tribune de l'Assemblée nationale : vous aviez dit que « les Français à l'étranger votaient pour un nombre limité de sénateurs et de députés ». Est-ce possible de n'avoir pas vérifié une telle désinformation ? Bien sûr que c'est archifaux et je vais vous dire ce qu'il en est exactement :
« Selon l'article L.11 du code électoral, un Français établi hors de France peut voter dans sa commune d'inscription en France. Il lui suffit de s'inscrire (comme l'ensemble des Français) soit sur la liste de la commune dans laquelle il a élu son domicile, soit sur la liste de la commune de naissance, soit dans la commune où il est né (ou a été inscrit un de ses ascendants, ou d'un parent du quatrième degré), soit dans la commune se son dernier domicile (article L.12). »
Comme vous pouvez le constater, il est malheureux de se référer à des modalités de vote inexactes pour justifier une proposition de loi qui privera les émigrés libanais de se sentir partie intégrante de la nation.
Nous souffrons déjà assez de l'éloignement pour ne pas avoir à subir de plein fouet une loi qui ne ferait que réduire le désir de notre retour au cher Liban.
Il suffirait, pour ceux d'entre nous qui sommes déjà inscrits sur les listes électorales, de nous permettre de voter, lors des prochaines élections, pour les candidats au Liban.
Dois-je vous dire que nous sommes nombreux, à l'étranger, à penser que nos parlementaires ne sont pas vraiment les plus représentatifs et les plus compétents ? Est-ce pour cela que vous souhaitez éviter que nous votions au Liban ?


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MON TRÈS CHER AMI NEEMATALLAH ABI NASR, DEPUIS DES DÉCENNIES, RÉCLAME ET VEUT, PAR CONVICTION, QUE LA NATIONALITÉ SOIT OCTROYÉE À TOUS LES LIBANAIS DE LA DIASPORA. JE LE CONNAIS BIEN. IL EST HONNÊTE ET UN VRAI LIBANAIS. MAIS... PEUT-IL DÉCIDER AUJOURD'HUI SEUL SUR LE COMMENT ET QUI DES LIBANAIS, ÉMIGRÉS DEPUIS LA GUERRE CIVILE, ET NON PLUS CEUX DE LA DIASPORA, POURRAIENT PARTICIPER AU DESTIN DU PAYS ? NON... IL NE LE PEUT PAS... IL Y A DES GOUPILS ET DES ENTURBANÉS QUI FREINENT...
13 h 44, le 03 avril 2014