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À La Une - Liban

A Tripoli, une réfugiée syrienne, au bout du désespoir, tente de s'immoler

"Cela fait trois jours que je viens ici pour recevoir de l'aide pour moi et mes quatre enfants et à chaque fois, on me renvoie et on me promet de l'aide si je reviens le lendemain"

La réfugiée syrienne, qui a tenté de s'immoler par le feu mardi sous les yeux de ses quatre enfants devant un centre de l'ONU à Tripoli, soignée dans un hôpital de la ville. REUTERS/Omar Ibrahim

Une réfugiée syrienne a tenté de s'immoler par le feu mardi sous les yeux de ses quatre enfants devant un centre de l'ONU à Tripoli, dans le nord du Liban, pour réclamer une aide alimentaire, selon des sources concordantes. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a confirmé ce drame en précisant que la femme âgée d'une cinquantaine d'années avait été hospitalisée et souffrait de graves brûlures.

Depuis le début de la guerre en Syrie il y a trois ans, près d'un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban et un grand nombre d'entre eux vivent dans la misère et dépendent de l'aide humanitaire pour survivre.

Mardi, alors que des centaines de réfugiés faisaient la queue pour recevoir de l'aide à un centre d'enregistrement du HCR à Tripoli, une femme vêtue de noir a commencé à crier, a raconté Abou Riad al-Amudi, un vendeur ambulant se trouvant près du centre.

"Elle a dit: 'Cela fait trois jours que je viens ici pour recevoir de l'aide pour moi et mes quatre enfants et à chaque fois, on me renvoie et on me promet de l'aide si je reviens le lendemain. Mais ces promesses sont vides'", a-t-il déclaré à l'AFP. "Puis, avec ses enfants debout à côté d'elle, elle a sorti de son sac une petite bouteille d'eau en plastique, en versant le contenu sur sa tête et ses habits. C'était du gazole. Elle a pris un briquet et s'est immolée", a-t-il ajouté, visiblement ému.

Aussitôt, plusieurs personnes ont enlevé leurs vestes pour couvrir la femme et l'ont aspergée d'eau. Les gardes de l'ONU ont ensuite éteint les flammes et l'ont emmenée à l'hôpital.

Le directeur de l'hôpital, Gabriel al-Sabeh, a affirmé à l'AFP que la femme souffrait de brûlures au visage et sur plusieurs parties du corps. Sur son lit, d'une voix presque inaudible, la femme a déclaré à l'AFP: "Ma poitrine me fait mal, on n'a pas de quoi manger". Des bandages couvraient son visage.

Son époux, Khaled al-Daher, était sous le choc. "Nous recevons normalement une aide tous les mois mais cette fois-ci ils ont tardé à nous la faire parvenir", a-t-il dit.

Joëlle Eid, porte-parole du HCR, a confirmé que la femme était dans un "état critique" et que l'organisation enquêtait sur les causes du drame.

 

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Une réfugiée syrienne a tenté de s'immoler par le feu mardi sous les yeux de ses quatre enfants devant un centre de l'ONU à Tripoli, dans le nord du Liban, pour réclamer une aide alimentaire, selon des sources concordantes. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a confirmé ce drame en précisant que la femme âgée d'une cinquantaine d'années avait été hospitalisée et...

commentaires (2)

La femme de ces Kottor-conTrées est exténuée depuis la domination qui n’en finit plus de ces bääSSyriennisés ! Mais c’est sa responsabilité ; elle ne se plaint pas, surtout quand on a le privilège comme elle d’avoir la confiance d’un grand nombre de Sains Syro-libanais. Pour elle, elle se dit que le poids de ce duo de pays repose sur sa propre survie. C’est à ce moment qu’on sent le poids des responsabilités et elle se dit qu’elle ne peut dire un mot de côté, qu’elle ne peut pas se tromper, pas même dans son comportement. C’est dans un moment comme cela qu’on sent tout le poids des responsabilités. Un poids physique, et quelle angoisse ! Puis se dit, là, Femme, c’est un moment important, tu dois assumer tes responsabilités. T’a pas droit à l’erreur, c’est la tolérance zéro de la responsabilité ! Un moment qu’elle ne va pas oublier. Mais, parce qu’elle porte et prend le risque de faire évoluer les mentalités face à ces roués retors ultra nusaïyrîs, sectaires et fanatiques, on peut dire que c’est une stratège hors pair. Car elle brisera le tabou de "la fin de l’émancipation" des femmes Saines dans ces contrées. Avec sa force et son courage de dire à ces aSSadiques qui font encore leur chantage et en sus menacent, et à ces énergumènes bääSSyria-Niques : "Même pas peur, tenez, j'me flambe !" ; malgré leur fatuité ; cette Saine syrienne rendra toute sa fierté à ces Libanaises malgré tous ces satanés.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

12 h 54, le 26 mars 2014

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Commentaires (2)

  • La femme de ces Kottor-conTrées est exténuée depuis la domination qui n’en finit plus de ces bääSSyriennisés ! Mais c’est sa responsabilité ; elle ne se plaint pas, surtout quand on a le privilège comme elle d’avoir la confiance d’un grand nombre de Sains Syro-libanais. Pour elle, elle se dit que le poids de ce duo de pays repose sur sa propre survie. C’est à ce moment qu’on sent le poids des responsabilités et elle se dit qu’elle ne peut dire un mot de côté, qu’elle ne peut pas se tromper, pas même dans son comportement. C’est dans un moment comme cela qu’on sent tout le poids des responsabilités. Un poids physique, et quelle angoisse ! Puis se dit, là, Femme, c’est un moment important, tu dois assumer tes responsabilités. T’a pas droit à l’erreur, c’est la tolérance zéro de la responsabilité ! Un moment qu’elle ne va pas oublier. Mais, parce qu’elle porte et prend le risque de faire évoluer les mentalités face à ces roués retors ultra nusaïyrîs, sectaires et fanatiques, on peut dire que c’est une stratège hors pair. Car elle brisera le tabou de "la fin de l’émancipation" des femmes Saines dans ces contrées. Avec sa force et son courage de dire à ces aSSadiques qui font encore leur chantage et en sus menacent, et à ces énergumènes bääSSyria-Niques : "Même pas peur, tenez, j'me flambe !" ; malgré leur fatuité ; cette Saine syrienne rendra toute sa fierté à ces Libanaises malgré tous ces satanés.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 54, le 26 mars 2014

  • Un vrai drame... Que l'Occident, qui a cree cette guerre, fasse quelque chose pour ces pauvres refugies...Le Liban, a lui seul, ne peut pas porter la responsabilite d'un million de refugies syriens sur son territoire.

    Michele Aoun

    08 h 59, le 26 mars 2014

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