Un Parlement sans mandat, un gouvernement sans pouvoirs... et bientôt une République sans président! Comme on le voit, les distractions ne manquent pas. Il n'y a que les cuistres qui n'ont pas encore pigé que les disputes et les insultes, entrecoupées de bouffées d'espoir imbécile sur fond de crime et de frime, constituent le sel de cette bananeraie de poche.
La crise, qui n'en finit pas de se dérouler, n'aura jusqu'à présent pondu que de mauvais présages, dont on rappelle rapidement la définition : plein de signes indiquant que quelque chose va se passer tant que rien ne se passe. Mais le monde entier peut crever. La semoule n'étant pas cotée en Bourse, nous pourrons donc continuer à pédaler dedans.
Et sur le théâtre des opérations, comme disent les militaires fanfarons, rien n'y fera non plus. Ni les gesticulations meurtrières des disjonctés de l'islam ni les feux d'artifice sanglants de l'armée syrienne aux frontières. L'équation est d'ailleurs simplissime : de la même manière qu'il n'y a pas de fumée sans feu, il n'y a pas de barbe sans islamiste. Et de la banlieue sud à Tripoli, des barbes, y a qu'à se baisser pour en ramasser. Bref, le train du feuilleton libanais trottine allègrement, à la grande joie des populations locales appelées à déguster. Et pour le plus grand bonheur de leurs dirigeants installés pour en faire commerce et se goinfrer.
Tout cela a fini par développer dans le pays un désordre mental quasi-incurable. Après chaque explosion, les niaiseux en sont encore à pinailler sur le point de savoir qui a commencé. C'est le cirque idiot qui reprend ses droits : qui a bombiné le premier ? Qui a riposté ? Questions cruciales que doivent certainement se poser les victimes civiles du fond de leur cimetière. Entre-temps, les touristes ont déguerpi vers des cieux moins débiles et nos hôteliers bâillent aux corneilles devant des chambres vides aux bidets inutiles.
Mais patience, les mesquins ! Plus on s'enfonce, plus il y a de l'espoir. De crise en effondrement... jusqu'à la résurrection finale !
gabynasr@lorientlejour.com
La crise, qui n'en finit pas de se dérouler, n'aura jusqu'à présent pondu que de mauvais présages, dont on rappelle rapidement la définition : plein de signes indiquant que quelque chose va se passer tant que rien ne se passe. Mais le monde entier peut crever. La semoule n'étant pas cotée en Bourse, nous pourrons donc continuer à pédaler dedans.Et sur le théâtre des opérations, comme disent les militaires fanfarons, rien n'y fera non plus. Ni les gesticulations...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Plus le pays s’enfonce dans la crise, plus il protège les débiles en politique dans un pays ou rien ne va plus.
11 h 46, le 07 février 2014