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Liban - Assassinat Hariri

Un pompier au TSL : Il était difficile d’éteindre le feu dans les voitures du convoi Hariri à cause du blindage

L'écoute des témoignages, qui a débuté mercredi dernier dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri, s'est poursuivie mardi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) qui juge depuis le 16 janvier les assassins présumés de l'ancien Premier ministre.

 

Appelé à nouveau à la barre par l'accusation, le lieutenant Khaled Toubayli, un officier des pompiers de Beyrouth qui était sur les lieux du crime le 14 février 2005, a poursuivi hier son témoignage. M. Toubayli, aujourd'hui à la retraite, a commenté une série de photos qui lui ont été soumises représentant les secouristes et pompiers à l'œuvre. « Nous avons pu éteindre facilement le feu dans les voitures des particuliers mais non dans celles du convoi du Premier ministre parce qu'elles étaient blindées, a déclaré M. Toubayli. Les réservoirs d'essence nous explosaient à la figure. Nous éteignions le feu à l'aide d'eau, mais à chaque fois qu'on circonscrivait un incendie, le foyer reprenait de plus belle. Nous avons finalement utilisé une énorme quantité de mousse pour arriver à bout du sinistre », a-t-il dit, soulignant que plus de 80 pompiers avaient été dépêchés sur les lieux de l'attentat et qu'il n'y avait pas eu de feu dans le cratère causé par l'explosion. M. Toubayli a en outre indiqué que le cratère était très proche de l'hôtel Saint-Georges. « Cependant, il était du ressort du bureau d'investigation criminelle et des réseaux militaires de déterminer la profondeur et la surface de cette fosse », a-t-il précisé, signalant que l'extinction totale du feu avait nécessité plus de deux heures et demie. « L'immeuble du Saint-Georges a subi des dégâts résultant de l'explosion. Cependant, le feu n'a pas atteint le bâtiment », a conclu M. Toubayli, qui a affirmé que son équipe a uniquement retiré quatre blessés de l'explosion, et qu'il n'était pas du ressort des pompiers d'éloigner les civils du lieu de l'attentat.


Un deuxième témoin, qui a requis l'anonymat, a pris la parole ensuite devant le TSL. Ce témoin, qui a perdu son frère alors âgé de 27 ans dans l'attentat, s'exprimait par vidéoconférence. « Je travaillais à Saïda durant cette période. J'ai appris par les médias qu'une explosion avait eu lieu à Beyrouth », a déclaré le témoin, sans préciser l'emploi de son frère qui « se déplaçait constamment dans Beyrouth », mais ne faisait pas partie du convoi de Rafic Hariri. « Je ne savais pas que mon frère se trouvait sur le lieu de l'attentat. On m'a appris qu'il avait été blessé dans l'explosion. Je me suis immédiatement dirigé vers Beyrouth, pour me rendre à l'Hôpital américain. Toute ma famille y était déjà », a-t-il ajouté. « Mon frère a subi deux interventions chirurgicales, mais il a succombé à ses blessures. Il subvenait aux besoins de la famille, sa mort a été une catastrophe pour tout le monde. La douleur que nous ressentons est toujours présente. Elle ne s'effacera jamais », a encore dit le témoin. Enfin, le juge David Re a également accepté une demande de témoignage par écrit, soumise par l'accusation.


Sur un autre plan, le Premier ministre désigné, Tammam Salam, a rencontré hier le chef du bureau de la défense du Tribunal spécial pour le Liban, François Roux.

 

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Appelé à nouveau à la barre par l'accusation, le lieutenant Khaled Toubayli, un officier des pompiers de Beyrouth qui était sur les lieux du crime le 14 février 2005, a poursuivi hier son témoignage. M. Toubayli, aujourd'hui à la retraite, a commenté une série de photos qui lui ont été soumises représentant les secouristes et pompiers à l'œuvre. « Nous avons pu éteindre facilement le feu dans les voitures des particuliers mais non dans celles du convoi du Premier ministre parce qu'elles étaient blindées, a déclaré M. Toubayli. Les réservoirs d'essence...
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