Les forces anti-émeute avant l'assaut, dans le centre de Kiev, le 22 janvier 2014. AFP / ANATOLII BOIKO
L'opposition ukrainienne a menacé le président Viktor Ianoukovitch d'une offensive jeudi faute de concessions, après plusieurs jours d'une flambée de violences qui a fait cinq morts dans le centre de Kiev.
Manifestants et forces anti-émeutes étaient tenus à distance jeudi matin par une barricade de pneus enflammée. Mais le face à face restait très tendu.
"Il y a deux solutions: faire cesser le bain de sang et maintenir en vie tous ceux qui sont sur Maïdan", l'autre nom de la place de l'Indépendance, a lancé mercredi soir Arséni Iatseniouk, chef de file du parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko. "Si cette voie n'est pas celle qui est choisie, je le dis pour moi: je ne vivrai pas dans la honte. Nous irons tous ensemble de l'avant, même si le résultat doit être une balle en plein front", a-t-il poursuivi, devant des dizaines de milliers de personnes.
Les représentants de l'opposition devaient rencontrer le chef de l'Etat dans la journée de jeudi, après de premières négociations qui n'ont rien donné la veille.
Le mouvement, lancé il y a deux mois par le refus du pouvoir de signer un accord avec l'Union européenne au profit d'un rapprochement avec la Russie, a repris de l'ampleur depuis l'adoption d'une loi renforçant nettement les sanctions contre les manifestants, entrée en vigueur mercredi.
Les images de la crise.
Manifestants et forces anti-émeutes étaient tenus à distance jeudi matin par une barricade de pneus enflammée. Mais le face à face restait très tendu.
"Il y a deux solutions: faire cesser le bain de sang et maintenir en vie tous ceux qui sont sur Maïdan", l'autre nom de la place de l'Indépendance, a lancé mercredi soir Arséni Iatseniouk, chef de file du parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko. "Si cette voie n'est pas celle qui est choisie, je le dis pour moi: je ne vivrai pas dans la honte. Nous irons tous ensemble de l'avant, même si le résultat doit être une balle en plein front", a-t-il poursuivi,...

Le président Viktor Ianoukovitch un nostalgique de de l’ère russe qui ne veut point démissionner au nom de la dictature .
14 h 33, le 23 janvier 2014